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Author(s): Szwarc, Sandrine
Date: 2016
Abstract: Longtemps, l’intellectuel juif d’expression française a fait figure d’enfant perdu en Israël. Mais un événement est significatif : l’État hébreu a accueilli un colloque d’intellectuels israéliens francophones les 21 et 22 mai dernier à l’initiative de Dialogia. De quoi cela est-il le nom ? Le contexte l’imposait alors que l’historique Colloque des intellectuels juifs de langue française (1957-2007) célébrait le soixantième anniversaire de sa création, étonnement sans tambour ni trompette du côté du Congrès juif mondial, son créateur. Ainsi, le premier Colloque des intellectuels francophones d’Israël s’est déroulé à Tel Aviv en mai dernier quelques mois après l’organisation de deux colloques en concurrence à Paris. Le premier, sous le nom de « Nouveau colloque des intellectuels juifs de langue française », était organisé en décembre 2016 à l’École normale supérieure à l’initiative du Collège des études juives et de philosophie contemporaine – Centre Emmanuel Levinas de l’université Paris-Sorbonne sur le thème de « Survivre », et le second par la Fondation du Judaïsme français en mars dernier sur « La montée des violences ». Cette multiplication d’initiatives interpelle. Que signifie cet engouement pour ces rencontres d’intellectuels juifs d’expression française ? Les intellectuels juifs ont-ils encore un rôle à jouer dans la pensée des nations et en Israël ? Pour tenter de le comprendre, un retour au passé semble nécessaire. Rappelons que la première rencontre d’intellectuels juifs était organisée dans une Maison de l’OSE à Versailles…
Author(s): Marcou, Loïc
Date: 2022
Abstract: En dépit de quelques zones d’ombre sur le rôle de certains acteurs grecs, l’histoire de la destruction du cimetière juif de Thessalonique est aujourd’hui bien documentée. À la suite des travaux menés par plusieurs historiens, il est en effet établi que la vaste nécropole juive de Thessalonique a été détruite à partir du 6 décembre 1942, sur ordre de l’occupant allemand, à l’instigation de certaines franges de la population chrétienne locale et des autorités municipales qui convoitaient depuis longtemps cet espace de quelque trente-cinq hectares, d’une grande richesse historique, archéologique et épigraphique, situé initialement hors les murs, de la via Egnatia à la colline des « Quarante-Églises », mais bloquant l’extension de la ville vers l’est depuis la démolition de la muraille orientale de la Selanik ottomane à la fin du xixe siècle. Durant les deux semaines qui suivirent l’ordre final de démolition donné par Max Merten, le conseiller civil du commandement militaire allemand de Thessalonique-Égée (Befehlshaber Saloniki-Ägäis), des centaines d’employés rasèrent le vieux cimetière juif dont les pierres tombales furent livrées au pillage puis utilisées comme matériaux de construction. C’est ainsi que nombre de dalles et de stèles funéraires furent disséminées dans toute la ville et qu’elles s’offrent encore aujourd’hui au regard, dispersées à divers endroits de l’ancienne « petite Jérusalem », voire dans les environs.

Au-delà de quelques rappels indispensables pour comprendre dans quelles circonstances le plus vaste cimetière juif sépharad…
Date: 2022
Abstract: Depuis les étoiles jaunes portées par des manifestants opposés au passe sanitaire jusqu’à l’usage par
certains du pronom « qui » utilisé pour dénoncer la supposée mainmise des Juifs sur les principaux médias,
sans oublier la notion de complot juif remis au goût du jour pour expliquer la pandémie du coronavirus,
l’année 2021 a été marquée par la multiplication d’incidents antisémites. Si de tels faits sont venus
rappeler la persistance des préjugés sur les Juifs au sein de la société française, l’histoire enseigne
que l’antisémitisme prospère dans les périodes de crise. Ainsi, près de deux ans après le début de la
crise sanitaire, il nous a semblé essentiel de réaliser une vaste étude pour dresser un diagnostic fin et
dépassionné de ce phénomène.
Quel est le poids des préjugés à l’égard des Juifs dans la société française en 2021 ? La crise sanitaire
s’accompagne-t-elle d’une poussée de l’antisémitisme dans l’opinion publique? Quel regard portent les
Français sur ce phénomène? Dans quelle mesure les Français juifs s’inquiètent-ils des violences les visant ?
Comment ces violences se déroulent-elles ? Pour tenter de répondre à ces interrogations, nous avons
construit un dispositif d’enquête exceptionnel. Exceptionnel par sa taille : nous avons conduit l’enquête
parallèlement auprès de deux échantillons spécifiques – personnes de confession juive, personnes de
confession musulmane – et auprès d’un échantillon global, représentatif de la population française
dans son ensemble, ce dernier permettant de se pencher également sur d’autres sous-catégories de
la population : les Français catholiques, les jeunes, des groupes de Français classés en fonction de leur
zone géographique, de critères socio-économiques, d’affinités politiques ou encore en fonction de leurs
sources privilégiées d’information. Exceptionnel également par la diversité des thématiques abordées :
exposition et observations d’actes violents, opinions à l’égard d’Israël, de la Shoah, préjugés à l’égard des
Juifs… autant de sujets clés à examiner pour tenter d’apporter de nouveaux éclairages sur l’antisémitisme1
.
Author(s): Michel, Karine
Date: 2009
Abstract: En cette fin de XXe, début de XXIe siècles, l'Europe a connu de multiples bouleversements sociaux, dont la chute du bloc soviétique. Une approche anthropologique des juifs d'ex-RDA aujourd'hui constituait dans ce cadre un sujet d'analyse fort intéressant. Considérées dans les pratiques effectives de ses acteurs, les Gemeinden juives de Saxe et de Berlin, communautés institutionnelles allemandes, nous ont permis d'appréhender le mécanisme spécifique de construction d'une identité. La judéité se meut actuellement au travers de la négociation de plusieurs variables différentes, telles que la religiosité, l'ethnicité ou la mémoire. Une analyse transversale, s'appuyant sur le mécanisme d'assignation interne et externe concomitants,permet de mettre en exergue, dans leurs formulations actuelles d'une part et dans leurs incohérences ou inadaptations d'autre part, les différents outils conceptuels à disposition dans ce mécanisme d'élaboraton. Ainsi, peut-on évoquer un retour à la religion pour les juifs immigrés de l'ex-Union soviétique aujourd'hui en ex-RDA ? La notion de communauté est-elle pertinente dans la désignation des juifs d'ex-RDA ? Comment comprendre la gestion du passé historique de l'Allemagne, après 50 ans de communisme, pour les juifs qui y résident actuellement ? Autant de questions trames de cette thèse, auxquelles nous tentons de répondre ici, par une analyse la plus fine possible de la réalité sociale juive existante aujourd'hui en ex-RDA.
Author(s): Nahon, Peter
Date: 2020
Abstract: This article deals with the varieties of French spoken down to our own day by the descendants of the two historic Jewish populations established in Southern France. The first of these two populations was located in Southeastern France and comprised Jews of the former Papal State of Avignon and the adjacent territories formerly known as Comtat Venaissin. The second, located in Southwestern France is of more recent vintage, having been founded in the sixteenth century by descendants of fugitives from the Iberian Inquisitions. Today neither of these two groups numbers more than a few dozen individuals. The unique varieties of French, which they use and which have replaced former varieties of Provencal and Gascon, are teetering on the verge of extinction. Hitherto there has been little systematic study of these dialects. But today, realizing their status as endangered languages, we claim that it is urgent to record and chronicle as much of them as possible. Here we provide a description based upon extant written documents and the results of an ongoing in loco investigation. This is followed by a linguistic analysis of the material, taking into account inter alia the phonetics, the phonology and the constructional morphology of the specific vocabulary. This study is then complemented by a sociolinguistic outline of the situations of use of this heretofore almost neglected linguistic material. The conclusions of our study are that, despite the apparent relationship between these two varieties, their patterns of linguistic divergence are deeply differentiated, hence our doubts about the legitimacy of a single and common denomination, i. e. of “Jewish varieties” or “Jewish languages”, for such unrelated linguistic mechanisms.
Author(s): Voignac, Joseph
Date: 2021
Abstract: Dans la brochure informative qu’elle fait publier lors de son ouverture en 1935, l’école Maïmonide affirme vouloir faire de ses élèves des adultes « conscients de leurs doubles devoirs envers le judaïsme dont ils sont les héritiers, envers la France dont ils seront les citoyens dévoués ». Le premier lycée juif français s’est donc donné pour objectif de former une élite communautaire qui puisse mener une vie citoyenne et professionnelle épanouie en France tout en assurant la relève de la vie juive dans le pays. De fait, parmi les valeurs juives transmises en son sein, le sionisme a toujours tenu une place de premier plan. Comment expliquer qu’un établissement scolaire se donnant pour mission principale d’assurer la pérennité d’une vie juive en France accorde une telle importance au sionisme ? En analysant les différentes manières dont le sionisme a été interprété et mis en pratique dans le cadre de l’école Maïmonide, cet article propose de montrer comment, au fil des générations, l’établissement n’a cessé de concilier son attachement au sionisme avec la volonté d’œuvrer pour l’essor du judaïsme en France. Cette analyse permettra de revenir sur l’histoire de ce premier lycée juif français qui, bien qu’évoqué dans de nombreux travaux portant sur l’histoire de l’éducation juive en France, n’a jusqu’ici fait l’objet d’aucune une étude spécifique. Plusieurs historiens ont signalé l’absence d’archives conservées par le lycée Maïmonide pour expliquer cet angle mort historiographique. Pour remédier à ce manque, cet article s’appuiera sur des sources provenant de divers fonds d’archives institutionnels et privés, sur la presse communautaire et sur une cinquantaine d’entretiens, menés entre 2016 et 2020 en région parisienne et en Israël, avec d’anciens élèves et professeurs de l’établissement scolair…
Author(s): Roten, Hervé
Date: 2000
Author(s): Denis, Sieffert
Date: 2020
Abstract: Depuis 1967, le conflit israélo-palestinien a souvent été un facteur de tension au sein de la société française. Racisme, antisémitisme, affrontements communautaires se nourrissent de l’interminable crise du Proche-Orient. Pour quelles raisons particulières la France est-elle plus sensible qu’aucun autre pays occidental aux échos d’un conflit lointain et localisé ? Dans ce livre informé, Denis Sieffert s’efforce de remettre en perspective les relations tumultueuses entre la France et Israël. Plus qu’une simple affaire de politique étrangère, le Proche-Orient agit comme un miroir pour la société française et les communautés qui l’habitent. C’est pourquoi toute prise de position prend un caractère passionnel. Depuis le parrainage d’Israël par la IVe République jusqu’au caillassage du Premier ministre Lionel Jospin à l’université de Bir Zeit, en passant par la fameuse déclaration du général de Gaulle en 1967 à propos du peuple juif « sûr de lui-même et dominateur », et le « sauvetage » de Yasser Arafat par François Mitterrand en 1982, les débats et polémiques ont souvent divisé l’opinion française et ses responsables politiques. Denis Sieffert explore ici le rôle du passé colonial français toujours douloureux, la relation difficile entre le sionisme et la République et, plus largement, le problème que soulèvent les doubles allégeances. Il rappelle les liens que les grandes familles politiques conservent, plus d’un demi-siècle après la naissance d’Israël, avec les protagonistes du conflit. Il montre en particulier que les socialistes, comme leurs ancêtres de la SFIO, restent souvent très liés à Israël, alors que les communistes, l’extrême gauche, les Verts et les altermondialistes sont, eux, engagés dans le soutien des Palestiniens.
Author(s): Vidal, Dominique
Date: 2003
Abstract: [Summary from: http://iesr.ephe.psl.eu/ressources-pedagogiques/comptes-rendus-ouvrages/vidal-dominique-mal-etre-juif-entre-repli]

L’A. part du constat que de nombreux Juifs français éprouvent aujourd’hui un malaise lié à la fois au conflit du Proche- Orient et à une véritable crise structurelle d’identité. Son livre est une étude sociologique qui tente de comprendre cette crise identitaire des Juifs français auxquels il reste selon lui à « forger une identité (juive) moderne et progressiste ». L’ouvrage s’appuie sur une enquête menée en janvier 2002 qui fournit des chiffres très précis sur les Juifs de France (p.63). La religion, la solidarité avec Israël et la mémoire de la Shoah sont pour les principales institutions officielles du judaïsme les trois éléments fondamentaux de l’identité juive mais cette conception fait aussi l’objet de critiques très vives à l’intérieur même de la communauté. Le judaïsme français apparaît donc comme polyphonique dans l’approche de son identité (p. 35).

L’A. dénonce le développement d’une « contre-Intifada idéologique » dont le but est de décrédibiliser toutes les voix discordantes face au « récit officiel » du conflit au Proche-Orient. Il estime qu’un tel acharnement n’est pas seulement condamnable en soi mais qu’il a aussi contribué à privilégier désormais la prudence sur la recherche de vérité, notamment dans les médias. Si d’autre part il reconnaît la recrudescence d’actes antijuifs en France, il dénonce à la fois une exagération numérique liée à l’amalgame dangereux qui est fait entre tous les actes recensés et le silence qui enveloppe la vague concomitante d’agressions anti-arabes qui a suivi le 11 septembre 2001.
Date: 2020
Abstract: Im Berichtsjahr 2019 blieb die Schweiz zum Glück von schweren physischen Angriffen auf Jüdinnen und Juden verschont – dies im Gegensatz zu anderen Ländern in Europa, wobei der traurige Höhepunkt sicherlich der Anschlag im deutschen Halle war. Dieser zeigte erneut mit grosser Deutlichkeit, dass Polizei und Nachrichtendienste die rechtsextreme Gefahr streng beobachten und mit aller Deutlichkeit bekämpfen müssen.

In der Schweiz kam es im Jahr 2019 zu zahlreichen Beschimpfungen und Schmierereien mit antisemitischem Hintergrund. Diese wurden dem Schweizerischen Israelitischen Gemeindebund SIG gemeldet oder konnten durch Medienberichterstattung oder eigene Recherchen erfasst werden. Weiterhin ist von einer markant hohen Dunkelziffer auszugehen, da viele Betroffene Vorfälle oftmals nicht melden, womit diese keinen Eingang in den Bericht finden können. Die Plattformen mit der höchsten Zahl antisemitischer Vorfälle bleiben weiterhin generell das Internet und spezifisch soziale Medien wie Facebook und Twitter. Weitverbreitet ist noch immer der klassische stereotypenbezogene Antisemitismus. Der israelbezogene Antisemitismus und abstruseste antisemitische Verschwörungstheorien sind aber auf dem Vormarsch. Beide bestätigen die Theorie des «Judenhasses als Chamäleon»: Antisemitismus und seine fortwährende Anpassung an aktuelle Bedingungen und Diskurse in Gesellschaft und Politik.

Gerade Verschwörungstheorien sind heute besonders populär und haben ihren Ursprung in den unterschiedlichsten Milieus. Die Gefahr, die von diesen Theorien ausgeht, darf unter keinen Umständen unterschätzt werden. Gerade die rechtsextremen Attentäter von Pittsburgh im Oktober 2018, von Christchurch im März 2019, von Poway im April 2019 und von Halle im Oktober 2019 waren alle Anhänger von antisemitischen Verschwörungstheorien. Alle begründeten ihre Attentate mit der sogenannten «Replacement Theory». Diese besagt, dass die alles beherrschenden Juden die europäische, weisse Bevölkerung durch arabische und afrikanische Einwanderer ersetzen wollten. Sie versuchten auch eine neue Mischrasse zu erschaffen, die von minderer Intelligenz sei und so besser kontrolliert werden könne.

Was uns allen immer wieder bewusst werden muss: Auf Worte können Taten folgen. Für gewisse Menschen erscheinen selbst die abwegigsten und wirrsten Verschwörungstheorien wahr. Dementsprechend irrational können daher auch ihre daraus abgeleiteten Handlungen sein. Durch die zunehmende Verbreitung von Verschwörungstheorien und ihr Mitschwingen in scheinbar harmlosen Diskursen wird diesen weiter Glaubwürdigkeit und Legitimität verschafft, was wiederum zu einer stärkeren Verbreitung führt. Das ist eine beunruhigende und auch gefährliche Entwicklung, der Einhalt geboten werden muss. Alle – Zivilpersonen, Politiker oder Lehrpersonen – sind dazu angehalten, solchen Theorien entschieden entgegenzutreten: sei es mittels Counterspeech (Widerspruch oder Gegenrede), Präventionsmassnahmen an Bildungseinrichtungen sowie durch politisches Engagement und schlichter Zivilcourage. Ganz gezielt muss zudem die Verbreitung solcher Theorien eingedämmt werden. Es ist deshalb sehr wichtig, dass Plattformen wie Facebook, Twitter oder YouTube sich aktiv daran beteiligen, Lösungen für einen Verbreitungsstopp in den sozialen Medien zu suchen.

Date: 2020
Abstract: Avec 114 actes enregistrés, le rapport de la CICAD pour l’année 2019 s’achève avec une augmentation des actes sérieux et préoccupants (14 actes en 2019 contre 6 en 2018). Les actes recensés en ligne diminuent (100 actes contre 168 en 2018), notamment sur les plateformes de commentaires des médias romands.

Insultes, menaces de mort contre des enfants juifs se rendant à l’école, profanation de la stèle en mémoire des victimes de la Shoah, propos discriminatoires dans le cadre d’un entretien d’embauche. Quelques exemples de cet antisémitisme décomplexé, qui s’exprime désormais au grand jour. Alors que l’immense majorité des actes antisémites recensés par la CICAD ces dernières années concernaient Internet et les réseaux sociaux, nous constatons en 2019 une augmentation des actes visant les personnes et les biens.

Face à ces phénomènes discriminatoires, la CICAD se mobilise quotidiennement en faveur des victimes tout en adoptant une approche proactive de sensibilisation, d’éducation. Les autorités doivent, quant à elles, prendre les mesures qui s’imposent et soutenir des programmes dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la protection juridique.

Enfin, il est important de relever l’inquiétude légitime des communautés juives face aux terribles événements qui se sont déroulés en 2019, notamment l’attaque contre la synagogue de Halle en Allemagne. Comme la CICAD l’a rappelé à plusieurs reprises, il appartient aux autorités municipales, cantonales et fédérales de soutenir les projets visant au renforcement de la sécurité. Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) mentionne dans son dernier rapport que

« des intérêts juifs pourraient également être touchés en cas d’attentats sur territoire Suisse ».

La CICAD publie pour la première fois dans son rapport une analyse nationale, élaborée par la CICAD et la FSCI (Fédération Suisse des Communautés Israélites) sur l’antisémitisme en Suisse.

Date: 2019
Abstract: Le nombre d’ACTES antisémites (ACTIONS + MENACES) ayant donné lieu à un dépôt de plainte est en hausse de 74% en 2018 comparativement à 2017. Il est passé de 311 à 541 = Plus d’un Acte antisémite commis par jour.

Le nombre d’ACTIONS antisémites (Attentat ou tentative, homicide ou tentative, violence, incendie ou tentative, dégradation ou vandalisme) ayant donné lieu à un dépôt de plainte est en hausse de 89%. Il est passé de 97 à 183 comparativement à 2017.

Parmi les ACTIONS, les Violences physiques antisémites ont augmenté de 170% en 2018, 81 contre 30 en 2017.
= Plus d’une Violence physique antisémite commise par semaine.

En mars 2018, 11 mois après le massacre de Sarah Halimi (zal), une grand-mère juive est sauvagement assassinée chez elle. Mireille Knoll (zal) avait échappé enfant à la rafle du Vel d’Hiv. En 2018, les Français juifs, qui représentent moins de 1% de la population, ont subi 55% des Violences physiques racistes commises en France. Les adultes et les enfants juifs affrontent un quotidien oppressant, agressif et une violence continue.

Le nombre de MENACES antisémites (Propos, geste menaçant ou démonstration injurieuse, tract et courrier, inscription) ayant donné lieu à un dépôt de plainte est en hausse de 67% en 2018 comparativement à 2017. Il est passé de 214 à 358.

Précisons que plusieurs facteurs viennent encore majorer ces chiffres déjà dramatiques. La mesure des Actes antisémites est bien inférieure à la réalité car :

‣ La majeure partie des discours et propagandes antisémites a migré vers Internet ces dernières années. Or, la comptabilisation des Menaces n’inclut que quelques faits relevés sur Internet mais pas la pleine activité antisémite qui s’y propage.
‣ Le curseur de l’antisémitisme en France est allé tellement loin, jusqu’au terrorisme, assassinant même des enfants, des vieilles dames, que les témoins ou victimes de « l’antisémitisme du quotidien » manifestent une sorte de résignation et d’habituation. Ils ne déposent plus plainte pour des faits considérés comme « mineurs » comparativement aux violences physiques antisémites. Or leur gravité et conséquences désastreuses restent entières.
‣ De nombreuses victimes d’Actes antisémites disent ne pas porter plainte par peur de représailles.
‣ De nombreuses victimes d’Actes antisémites sont peu confiantes sur l’aboutissement d’une enquête et sur l’issue d’une procédure pénale.
• L'antisionisme et la haine d'Israël prolifèrent de façon décomplexée voire admise. Ils oeuvrent comme des paravents masquant, voire légitimant l’antisémitisme.
• L’opération Sentinelle, engagée en France dès janvier 2015, avait contribué activement et rapidement à une baisse conséquente en 2016 des actes antisémites, passant de 808 en 2015 à 335 en 2016, soit une baisse de 58%.
Depuis la levée de son dispositif statique, les Actions antisémites n’ont cessé de croître dans des proportions inquiétantes. Ayant démontré leur efficacité, le retour à des mesures de prévention et de protection
dédiées à la communauté juive semble donc urgent et nécessaire.
Date: 2019
Abstract:
Antisemitisme.be recense, depuis l’année 2001, les actes antisémites commis sur l’ensemble du territoire belge et, chaque année, publie un rapport sur l’antisémitisme en Belgique.Dans ce document, vous découvrirez la liste de tous les incidents recensés, notre méthodologie de travail, ainsi qu’une analyse de l’année écoulée.
Les incidents recensés et analysés dans ce rapport sont ceux qui nous ont été communiqués ou qui ont fait l’objet d’une plainte pour racisme. Les chiffres repris dans cette analyse reflètent bien sûr une tendance et non une photographie exacte dans l’antisémitisme en Belgique.

Tant que les membres de la Communauté juive se sentiront, à juste titre, en insécurité, tant que les institutions juives auront besoin d’être protégées, tant qu’ils ne pourront pas circuler comme tout citoyen belge en toute sécurité lorsqu’il arbore un signe apparent de judaïté (kippa, étoile de David…), l’antisémitisme devra être combattu et les autorités politiques devront y mettre tous les moyens.


Sinds 2001, identificeert Antisemitisme.be antisemitische handelingen in het hele Belgische grondgebied, en publiceert jaarlijks een verslag over antisemitisme in België.

In dit document vind u onze werk methodologie en een analyse van het afgelopen jaar.

Incidenten geïdentificeerd en geanalyseerd in dit verslag zijn ofwel gecommuniceerd of dat het onderwerp van een klacht over racisme zijn geweest. De cijfers in deze analyse, zijn zeker als gevolg van een trend, maar geven niet een nauwkeurig beeld van antisemitisme in België.

Antisemitisme kan niet worden gekwantificeerd in aantallen, maar ook door de ernst van de incidenten, zoals de tragische ervaring die de Joodse gemeenschap zaterdag 24 mei, jl. heeft mee moeten maken.

Zolang de leden van de Joodse gemeenschap zich terecht onveilig voelen, de Joodse instellingen beschermd moeten worden, ze niet in staat zijn om veilig te bewegen net als elke andere Belg wanneer ze enig duidelijk teken van joodse identiteit (Kippa, Ster van David, …) dragen, moet antisemitisme bestreden worden en de politieke autoriteiten moeten alle middelen in deze strijd zetten.
Date: 2010
Abstract: Loin d’avoir disparu, la haine des Juifs est entrée dans un nouveau régime en se fixant sur Israël, cible d’une guerre médiatique de haute intensité. L’antisionisme radical, dont l’objectif est la destruction de l’État juif, représente en effet la dernière figure historique prise par la judéophobie. À ce titre, négatrice du droit à l’existence d’une nation, elle constitue l’une des principales formes contemporaines du racisme. Pour comprendre comment s’est accomplie la mondialisation de cette nouvelle configuration antijuive, l’auteur dissèque le nouveau discours de propagande des ennemis déclarés d’Israël tel qu’il s’est développé au cours des années 2000-2010. La nouvelle vision antijuive, qui consiste à « nazifier » les « sionistes » en tant qu’« agresseurs » et à « judaïser » corrélativement les Palestiniens en tant que « victimes », permet d’accuser les « sionistes » de « génocide » ou de « palestinocide ». Ce discours de propagande est replacé dans son contexte international, marqué par une menace islamiste centrée sur l’appel au jihad contre les Juifs.

Analysant divers matériaux symboliques exploités par la nouvelle propagande antijuive — images ou discours —, P.-A. Taguieff donne à comprendre comment et pourquoi la haine des Juifs, plus d’un demi-siècle après la Shoah, a pu renaître sous les habits neufs de l’« antiracisme » et de l’« anticolonialisme » et, grâce aux médias, se diffuser en recueillant l’assentiment d’individus parfois convaincus d’être étrangers à tout préjugé antijuif.
Date: 2012
Abstract: Cet ouvrage dirigé par Jacques et Ygal Fijalkow découle du colloque qui s'est tenu en 2011 à Lacaune sur le thème des voyages de mémoire de la Shoah (colloque soutenu par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah). Enseignants, personnels des musées mémoriaux, témoins de la Shoah, acteurs institutionnels, experts et universitaires y livrent leurs regards et leurs analyses sur les voyages d'étude sur la Shoah.

Enseigner la Shoah n’est pas chose facile. Tous les enseignants le savent. Dans le souci de développer des formes nouvelles d’enseignement, certains ont trouvé une solution : sortir de la classe et aller avec leurs élèves sur des lieux de mémoire. Cette façon de faire, dans un contexte de développement des voyages en général, est en plein développement.Du côté des pouvoirs publics, la formule a plu et les soutiens arrivent de sorte que le nombre de voyages augmente d’année en année. Le succès aidant, un débat est né : qu’apportent véritablement ces voyages de mémoire aux élèves qui y participent ?

C’est sur cette toile de fond que cet ouvrage a été rédigé. On y trouvera des éclairages sur ce qu’apportent les institutions spécialisées dans ce domaine. On pourra y voir également comment les choses se passent, aussi bien lors de la préparation que sur les lieux de mémoire eux-mêmes. Et ceci en France mais aussi chez nos voisins anglais, belges, espagnols, italiens, suisses, ainsi qu’en Israël. Le cas d’Auschwitz est privilégié, mais d’autres lieux sont également examinés.