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Author(s): Zawadzki, Paul
Editor(s): Birnbaum, Pierre
Date: 1997
Abstract: Les manifestations de nationalisme et d’antisémitisme qui accompagnèrent la transition furent souvent interprétées en termes de retour du même. En témoignent des expressions chargées en connotations primordialistes telles que « retour des nations et du nationalisme », « réveil des nationalismes », « retour des vieux démons ». Effet « réfrigérant » de la domination du Parti-État, « vide idéologique » postcommuniste, telles furent, dans un premier temps, les explications communément invoquées pour en expliquer la réactivation.
C’est oublier que l’effondrement idéologique du communisme en Europe du Centre-Est a largement précédé celui du Mur de Berlin, et que les passions nationalistes n’avaient jamais été mises au frigidaire sous le régime communiste. Instrumentalisées par certaines élites du Parti comme par des fractions de l’opposition, elles n’ont pas attendu l’effondrement du Mur de Berlin pour se déployer. Reste que leurs manifestations récentes sont d’autant plus difficiles à interpréter en bloc que l’hétérogénéité sociologique de l’Europe du Centre-Est s’approfondit depuis la désintégration de l’Empire soviétique et que le concept même de nationalisme désigne parfois des réalités sociales et politiques diamétralement opposées.
En partant de l’idée que « le renouveau du nationalisme en Europe de l’Est est moins la cause de la situation actuelle que sa conséquence », nous montrerons à partir de l’exemple polonais, que celui-ci participe en réalité d’un phénomène classique de réinvention d’une tradition…
Date: 2022
Date: 2024
Abstract: Les différentes réalités de l’antisémitisme sont enfin objectivées.

L’Institut Jonathas présente les résultats du premier sondage réalisé en Belgique sur la perception des Juifs, de l’antisémitisme, des autres minorités et de la guerre en cours à Gaza et en Israël.

Créé en mars 2024, l’Institut Jonathas est un centre d’études et d’action contre l’antisémitisme et contre tout ce qui le favorise en Belgique. Il a demandé à IPSOS d’objectiver et de mesurer, à la veille des élections du 9 juin, les opinions des Belges sur des sujets qui sont au cœur de sa raison d’être.

IPSOS a interrogé, du 8 au 12 mai, un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population belge de 18 ans et plus, avec le même panel et la même méthodologie que pour les sondages politiques.

En l’absence de sondages pouvant tenir lieu de points de comparaison en Belgique, plusieurs questions ont été reprises de sondages récents menés en France par IPSOS ou par IFOP. Les résultats français sont indiqués ci-après, lorsque la comparaison avec les résultats belges est pertinente.

Le sondage réalisé par IPSOS pour l’Institut Jonathas met en lumière et objective les différentes facettes de l’image des Juifs et de l’antisémitisme dans la société belge :

Une image très moyenne des Juifs, 80 ans après la Shoah.
Des marqueurs d’antisémitisme primaire prégnants dans toutes les composantes de la société belge et sur-représentés à l’extrême-gauche, à l’extrême-droite et chez les musulmans
En plus de ces préjugés « traditionnels » (argent, pouvoir, religion…), des marqueurs d’antisémitisme dit « secondaire », aboutissant à banaliser la Shoah et à nazifier Israël
Une méconnaissance générale des Juifs, du judaïsme et de la réalité de l’antisémitisme en Belgique
Trois premières sources d’antisémitisme en Belgique, selon les Belges : l’hostilité à Israël, l’islamisme radical et les préjugés sur les Juifs
Un écho limité chez les Belges des sujets relatifs à Israël, à la Palestine et à la guerre, à l’exception d’une minorité dont certains éléments souhaitent la destruction de l’Etat d’Israël
Distance ou indifférence d’environ 50% des Belges vis-à-vis de la guerre entre Israël et le Hamas, mais aussi polarisation sur ce conflit de segments précis de la population belge.
La guerre, source d’inquiétude pour les Juifs en Belgique selon la majorité des Belges, mais aussi matière à hostilité contre les Juifs en Belgique pour une minorité de Belges
Un antisémitisme s’inscrivant dans une société belge plutôt tendue et inquiète concernant ses relations avec les différents groupes minoritaires et, en particulier, les musulmans et les Maghrébins.
Author(s): Ledoux, Sébastien
Date: 2016
Abstract: Depuis 2012, l’histoire de la mémoire du génocide des Juifs est étudiée en terminale (série L, ES) dans le cadre du chapitre portant sur « L’historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale ». Si les enseignants sont sollicités chaque année à l’occasion de journées commémoratives pour transmettre à leurs élèves la mémoire de la Shoah, porteuse d’un enjeu civique, l’introduction dans les programmes de ce sujet d’histoire relève d’une ambition pédagogique qui doit nécessairement s’articuler à la recherche scientifique. Dans cette perspective, cet article fait le point sur les récentes avancées historiographiques concernant l’histoire de la mémoire du génocide des Juifs en France qui permettent d’affiner un découpage chronologique que plusieurs manuels scolaires présentent de façon caricaturale. Il convient ainsi de remplacer le schéma narratif classique polarisé autour de « oubli/mémoire/temps du devoir de mémoire » par une périodisation qui prend en compte les traces -éparses mais significatives- de la mémoire du génocide dans la société française dès les années 1950, ce qui relativise fortement la thèse de son oubli. Les années 1970 et surtout 1980 sont marquées par des mises en récit publiques du génocide qui le situent dans un horizon commun de plus en plus partagé en le référant à des enjeux contemporains (lutte contre le négationnisme et l’antisémitisme, lutte contre l’extrême droite, reconnaissance et réparations dues aux victimes, reconnaissance officielle de la participation active de Vichy, exercice de la justice pour les crimes contre l’humanité). La prise en compte de cette mémoire dans les années 1990 par un État qui reconnait sa responsabilité historique dans le crime génocidaire entraîne de nombreuses actions publiques qui se déclinent sous différentes formes (commémorations, mémoriaux, voyages scolaires). L’Ecole est alors mobilisée comme un acteur privilégié de la transmission de cette mémoire qui est investie d’enjeux éducatifs fondés sur la promotion des valeurs des droits de l’homme et du vivre ensemble.
Date: 2024
Abstract: Unia publie un rapport consacré à l’antisémitisme en Belgique (2024) et formule 10 recommandations. Ce travail d’analyse, basé sur les dossiers de 2018 à 2022, est structuré en deux volets. Le second volet est dédié à l’impact des évènements tragique du 7 octobre 2023 sur les signalements reçus par ses services.

I. L’antisémitisme en Belgique. Analyse et recommandations au départ des dossiers traités par Unia entre 2018 et 2022
En 2021, Unia a publié une note relative à l’antisémitisme et à la définition de l’IHRA. Le temps ne s’est pas arrêté dans l’intervalle. Les rapports de recherche ainsi que les signalements adressés à Unia et à d’autres acteurs, aux organisations juives et à la police indiquent que toutes sortes de messages de haine et délits de haine antisémites, notamment sur les réseaux sociaux, demeurent une triste réalité et que la lutte contre l’antisémitisme doit s’intensifier.

Dans le présent rapport, nous revenons d’abord succinctement sur l’analyse de 2021, puis nous passons en revue les différentes définitions des faits antisémites (qu’il s’agisse de définitions juridiques ou de définitions de travail alternatives) et leur utilisation dans la pratique.

II. L’impact du conflit israélo-palestinien : discours et délits de haine en Belgique – focus sur les signalements entre 7 octobre et le 7 décembre 2023
En raison de la tragique actualité, Unia a rédigé un document annexe au rapport, qui examine l’impact du conflit sur son activité.

En deux mois, entre le 7 octobre 2023 et le 7 décembre 2023, 91 signalements ont été enregistrés, dont 66 font explicitement référence à l’ascendance juive. Il s’agit essentiellement de messages de haine, pour plus de la moitié en ligne, mais aussi de propos tenus dans l’espace public. Unia est par ailleurs en contact avec le parquet et la police dans 9 dossiers relatifs à des agressions et dégradations.

A titre de comparaison, l’an passé, Unia a enregistré en moyenne entre 4 et 5 signalements par mois.

Le conflit ne change pas la nature des actes, mais il accroît leur intensité en raison d’un effet de loupe. Le même phénomène a été observé en 2008-2009.


Het rapport antisemitisme in België (2024) van Unia bestaat uit 2 delen: de analyse van de dossiers van 2018 tot 2022 en de impact van de tragische gebeurtenissen sinds 7 oktober 2023 op de nieuwe meldingen. We doen ook 10 aanbevelingen.

I. Antisemitisme in België. Analyse en aanbevelingen op basis van dossiers behandeld door Unia tussen 2018 en 2022
In 2021 publiceerde Unia een nota over antisemitisme en de definitie van de IHRA. De tijd is ondertussen niet stil blijven staan. Onderzoeksrapporten en meldingen bij Unia en bij onder meer Joodse organisaties en politie geven aan dat verschillende vormen van haatspraak (vooral op sociale media) en antisemitische misdrijven een jammerlijke realiteit blijven. De strijd tegen antisemitisme moet duidelijk worden opgevoerd.

In het rapport antisemitisme (2024) kijken we eerst kort terug op de analyse van 2021 en gaan we vervolgens in op verschillende definities van antisemitische feiten (zowel juridische definities als alternatieve werkdefinities) en hun praktische toepassing.

II. Impact van het Israëlisch-Palestijns conflict: haatspraak en -misdrijven in België – focus op de meldingen van 7 oktober tot 7 december 2023
Na de tragische gebeurtenissen sinds 7 oktober stelde Unia een bijlage op die de impact van het conflict op de meldingen analyseert.

In de 2 maanden tussen 7 oktober 2023 en 7 december 2023 werden 91 meldingen geregistreerd, waarvan er 66 expliciet verwijzen naar Joodse afstamming. Het gaat vooral om haatberichten, waarvan meer dan de helft online, maar ook uitlatingen in de openbare ruimte. Unia had in 9 gevallen contact met het parket en de politie voor dossiers over agressies en beschadigingen.

Ter vergelijking: vorig jaar registreerde Unia gemiddeld 4 à 5 meldingen per maand.

Het conflict heeft geen impact op de aard van de daden, maar verhoogt wel de intensiteit ervan. Hetzelfde fenomeen werd overigens waargenomen in 2008-2009
Date: 2024
Abstract: En 2023, la CICAD a recensé 944 actes antisémites en Suisse romande. Ceci représente une hausse de 68% comparé aux 562 actes enregistrés en 2022.

Cette augmentation considérable est en grande partie due à l’importation du conflit Israël-Hamas, qui a servi et continue de servir de prétexte au déferlement de l’antisémitisme. Alors que la moyenne mensuelle était de 42.5 actes par mois jusqu’en septembre, plus de 150 actes antisémites par mois ont été recensés dès octobre.

L’extrême droite continue d’être un vecteur d’expression et de propagation d’une idéologie antisémite.

En outre, l’antisémitisme dit « traditionnel » demeure la forme la plus courante de l’antisémitisme.

Le nombre de cas signalés dans les écoles depuis le 7 octobre est particulièrement inquiétant. Tous les élèves romands sont concernés par le phénomène antisémite. Victimes, témoins ou auteurs, les élèves de Suisse romande méritent que des dispositions pédagogiques soient prises pour sensibiliser et combattre toutes les formes d’expression de racisme et d’antisémitisme.

L’interdiction des symboles nazis dans l’espace public doit s’imposer dans les législations fédérales et cantonales. Les initiatives salutaires de parlementaires genevois, vaudois, fribourgeois et neuchâtelois permettront, à terme, de renforcer les dispositifs légaux déjà existants.

Constatant que l’année 2024 débute, déjà, par de très nombreux signalements, il est impératif que les autorités réagissent vigoureusement en prenant des mesures politiques, judiciaires et éducatives.
Date: 2023
Abstract: En 2022, la CICAD a recensé 562 actes antisémites en Suisse romande. Cette quantité considérable d’incidents enregistrés est due à plusieurs facteurs : élargissement des sources observées, activité très prolifique à Genève d’un négationniste et un accroissement des cas d’antisémitisme. Toutefois, si nos statistiques ne se concentraient que sur les mêmes sources que l’année précédente, la CICAD comptabiliserait 283 actes contre 165 en 2021, soit une hausse de 70%.

Le constat est sans appel : en Suisse romande, l’antisémitisme persiste et continue de croître.

En outre, 3 actes graves et 23 actes sérieux ont été enregistrés en 2022 (contre 5 actes graves et 7 actes sérieux l’année passée).

Les principaux vecteurs d’antisémitisme :

L’extrême-droite : l’extrême-droite est toujours présente en Suisse romande. Sa haine des juifs et des diverses minorités s’exprime quotidiennement.
Les théories du complot : le complotisme s’adapte rapidement à l’actualité et Internet favorise son étendue jusque dans des manifestations et conférences. L’antisémitisme demeure très présent au sein des anciennes comme des nouvelles théories du complot. Cette année, le conflit en Ukraine a été une source importante de théories du complot juif.
Le négationnisme reste marginal en Suisse romande. Toutefois les négationnistes présents dans notre région sont très actifs et comptent pour une grande partie des cas recensés en 2022,
L’actualité au Proche-Orient est généralement une source permanente de commentaires antisémites sur les réseaux sociaux. Cependant, l’antisémitisme lié à Israël a été moins important cette année. Toutefois, deux pics ont été observés en mai, après la mort de Shireen Abu Akleh et en août, lors des affrontements entre le Jihad islamique et l’armée israélienne à Gaza.
L’actualité locale influence également l’antisémitisme. En 2022, un dossier sur l’antisémitisme publié par la Commission fédérale contre le racisme et une vidéo du média Tataki abordant les stéréotypes sur la communauté juive ont engendré une vague de commentaires antisémites sur les réseaux.
Le rapport sur l’antisémitisme en Suisse romande intègre également une synthèse nationale, fruit d’une collaboration entre la FSCI et la CICAD.

Des initiatives doivent être prises dans les domaines éducatifs, politiques et judiciaires, afin de contenir ce fléau.

L’antisémitisme est une atteinte à nos libertés qui doit être combattue avec la plus grande fermeté. Le rapport détaille les recommandations de la CICAD en ce sens. Ce rapport sera pour la première fois disponible aussi en anglais dès le 3 mars 2023.
Date: 2022
Abstract: La CICAD observe une hausse des actes antisémites recensés en Suisse romande, soit 165 au total. Toutes les catégories, actes graves, sérieux et préoccupants, sont en augmentation.

L’année 2021 s’achève sur des chiffres qui interpellent.

En 2021, la CICAD enregistre :

153 actes préoccupants (contre 141 en 2020), principalement recensés sur Internet et les réseaux sociaux. Cette catégorie est progression constante (+23%) et confirme la tendance à la hausse que nous observions déjà l’année dernière.
5 actes graves et 7 actes sérieux (contre 3 actes graves et 3 actes sérieux en 2020).

Les principaux vecteurs d’antisémitisme :

L’extrême-droite : l’extrême-droite en Suisse romande reste active. Les restrictions liées à la pandémie ont permis d’adapter un discours afin de fédérer au-delà des cercles traditionnels.
Les théories du complot : la désinformation liée au COVID-19 demeure une source d’antisémitisme inquiétante. Les théories du bouc émissaire imaginant les « Juifs » à la manœuvre se sont accrues.
Le conflit israélo-palestinien : la crise israélo-palestinienne de mai 2021 a eu pour conséquence une recrudescence des cas d’antisémitisme. Pour le seul mois de mai, trois actes sérieux ont été recensés.
Le négationnisme est toujours une réalité en Suisse. 45% des actes antisémites recensés concernent le négationnisme de la Shoah.
Des initiatives doivent être prises dans les domaines éducatifs, politiques et judiciaires, afin de contenir ce fléau. L’antisémitisme est une atteinte à nos libertés qui doit être combattue avec la plus grande fermeté. Le rapport détaille les recommandations de la CICAD en ce sens.
Date: 2021
Abstract: A l’heure où ce début d’année a déjà été marqué par plusieurs actes antisémites contre les synagogues de Lausanne, Genève et Bienne, la CICAD a observé une hausse significative des actes antisémites recensés en 2020.

147 au total, dont 141 actes préoccupants (100 actes préoccupants en 2019), en forte progression (+41%).

36% des actes recensés en 2020 concernent les théories du complot juif. Une vision complotiste du monde qui sert d’alibi pour déverser de l’antisémitisme, principalement à l’extrême-droite et au sein des mouvements de « dissidence », anti-vaccins ou anarchistes.



L’extrême droite est la première source d’antisémitisme en Suisse romande. Des groupuscules participent grandement à la diffusion de propos antisémites et autres théories du complot visant les juifs.

Parallèlement, des acteurs de la mouvance complotiste ont également fait leur apparition en marge de la crise du COVID-19.

Le rapport de la situation en Suisse alémanique, publié par la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI ) en collaboration avec la Fondation contre le racisme et l’antisémitisme GRA, établit le même constat. La CICAD et la FSCI proposent une analyse commune de la situation sur tout le territoire helvétique dans leurs rapports respectifs.

« La situation liée au Covid a provoqué l’émergence de propos antisémites sur les réseaux sociaux et la question de l’extrême droite est en effervescence depuis l’année passée » a déclaré Johanne Gurfinkiel, Secrétaire général de la CICAD lors de la conférence de presse qui s’est tenu ce matin.

L’inquiétude est de mise. Au regard de cas plus récents qui nous ont mobilisés, des initiatives sont à prendre, en particulier sur les volets éducatif, politique et judiciaire, que la CICAD détaille dans ses recommandations.
Date: 2023
Abstract: Quelques jours après l’attaque du Hamas en Israël, l’IFOP a réalisé pour le Journal du Dimanche, un sondage destiné à comprendre quelles étaient les représentations des Français à l’égard du conflit et de son impact sur une éventuelle importation de violences antisémites en France.

Premier enseignement de cette étude, le conflit au Proche-Orient apparaît comme particulièrement anxiogène. 86% des Français indiquent être inquiets (36% « tout à fait inquiets »), soit un niveau d’inquiétude proche de celui mesuré au début du conflit russo-ukrainien. Le sentiment d’inquiétude atteint son acmé dans certains segments de la population traditionnellement plus favorables à l’Etat Hébreu : les plus de 65 ans (44% de tout à fait inquiets parmi les plus de 65 ans contre 25% parmi les 18-24 ans) ou encore les électeurs de Valérie Pécresse (50% de « tout à fait inquiets »).

Deuxième enseignement de cette étude : les Français établissent clairement un lien entre les évènements au Proche-Orient et l’importation de violences antisémites en France. 48% des sondés estiment ainsi que les Français de confession juive sont plus en danger et 79% se déclarent inquiets que le conflit se traduise par une augmentation des actes antisémites.

Plus globalement, les Français identifient bien les « nouvelles formes d’antisémitisme » comme étant des causes à ce phénomène : 77% citent le rejet et la haine d’Israël, 76% les idées islamistes, soit des niveaux supérieurs à ceux mesurés pour les idées d’extrême droite (66%).

Dernier point, les pouvoirs publics bénéficient d’une certaine mansuétude dans l’opinion : 60% des Français estiment leur faire confiance pour assurer la sécurité des Français de confession juive. Jean-Luc Mélenchon suscite en revanche la défiance sur ce sujet : il apparait comme la personnalité politique qui suscite le moins de confiance pour lutter contre l’antisémitisme (17%), loin derrière Edouard Philippe (46%), Gerald Darmanin (42%), Marine Le Pen (42%) ou encore Emmanuel Macron (41%).
Date: 2022
Abstract: 589 actes antisémites ont été recensés en 2021, soit une augmentation de près
de 75% par rapport à l'année précédente.
Les violences physiques ont augmenté de 36% comparativement à 2020.
‣ Les actes portant atteinte aux personnes représentent 45% des actes
antisémites, dont 10% sont des agressions physiques.
Selon les chiffres du Ministère de l'Intérieur, 73% des actes racistes portant atteinte aux
personnes sont dirigés contre des Juifs.
‣ Deux phénomènes inquiétants méritent une attention particulière :
๏ le nombre élevé d'actes antisémites commis dans la sphère privée (25% des actes
antisémites). Il s'agit essentiellement d'actes commis à proximité du domicile de la
victime, par un voisin d'immeuble ou par des personnes vivant dans le quartier.
๏ la proportion d'utilisation d'armes dans les agressions physiques (20%) et
menaces (10%) à caractère antisémite. Les armes les plus utilisées sont les couteaux
(9 cas) et les pistolets (5 cas). Les autres actes sont commis au moyen de carabines,
mortier de feu d’artifice, marteau, machette, pistolet à plomb, ciseaux.
‣ En 2021, deux pics d'augmentation des actes antisémites ont été relevés :
๏ en mai, pendant le déroulement de l'opération "Gardien des murailles" lancée par
Israël contre le Hamas. 5 actes antisémites ont été recensés en moyenne par
jour au cours de cette période. Il s'agit essentiellement d'insultes et de gestes
menaçants. Dans près de 1/3 de ces actes, le thème de la Palestine est évoqué.
๏ en août, pendant les premières mobilisations contre les restrictions sanitaires. Il
s'agit essentiellement d'inscriptions antisémites désignant les Juifs comme les profiteurs,
voire les instigateurs de la crise sanitaire.
Date: 2022
Abstract: L’année 2021 est une année record avec 119 signalements. Le nombre le plus important depuis le
début du recensement en 2001.
• Cette augmentation pourrait être liée à l’opération « Gardiens des Murailles » opposant Israël au
Hamas. Le conflit au Moyen-Orient sert régulièrement de prétexte à l’expression de l’antisémitisme
sous couvert d’antisionisme.
• L’année 2021 a également été marquée par la pandémie du COVID-19 qui a exacerbé les frustrations et
peurs en tout genre. Les Juifs sont régulièrement pris pour cible étant tenus à tour de rôle responsables
de la maladie, ou, en tirant profit.
• Les signalements sur internet ont nettement augmenté. +62,75% en 2021
• Les signalements pour des actes antisémites commis dans l’espace public ont diminué.
• La majorité des incidents relevés, hors internet, a eu lieu à Anvers et Bruxelles.
• En mai, pendant le déroulement de l’opération « Gardien des Murailles » opposant Israël au Hamas, une
moyenne de 6 actes antisémites par jour a été enregistrée.
• 3 agressions physiques ont eu lieu à Anvers

Het jaar 2021 is een recordjaar met 119 meldingen. Het grootste aantal sinds de volkstelling in 2001
begon.
• Deze toename kan worden verklaard door het feit dat in mei 2021 de operatie «Guardian of the Walls»
tussen Israël en Hamas plaatsvond. Het conflict in het Midden-Oosten wordt regelmatig gecoöpteerd
om antisemitisme uit te drukken onder het mom van antizionisme.
• Het jaar 2021 is ook gekenmerkt door de COVID-19-pandemie die frustraties en angsten van allerlei
aard heeft verergerd. Joden worden regelmatig geviseerd en verantwoordelijk gehouden voor de ziekte
of ervan te profiteren.
• De berichten op internet zijn aanzienlijk toegenomen. +62,75% in 2021
• Het merendeel van de geregistreerde incidenten, buiten het internet, vond plaats in Antwerpen en
Brussel.
• In mei, tijdens Operatie Guardian of the Walls tussen Israël en Hamas, werden gemiddeld 6
antisemitische daden per dag geregistreerd.
• 3 aanslagen vonden plaats in Antwerpen
Date: 2021
Abstract: 2020 zag een vermeerdering van signalementen ten belope van 36,5% tov 2019.
• Deze vermindering kan worden uitgelegd door het feit dat de Covid-19 pandemie in 2020 is begonnen
en de mensen heeft verplicht binnen te blijven gedurende meerdere maanden, zonder externe
contacten, hetgeen als gevolg heeft gehad de angst te versterken bij de geïsoleerde personen en de
meest zwakke geesten, alsook het gevoel van persecutie en de samenzweringstheorieën.
• De joden zijn ten alle tijden de zondebok geweest tijdens pandemieën en onzekere periodes. Het jaar
2020 heeft deze steretypen niet mogen tegenspreken.
• De signalementen op het Internet zijn in 2020 vermeerderd met 54,5%.
• Het merendeel van de vastgestelde incidenten, buiten het Internet, heeft plaatsgevonden te Antwerpen
en Brussel.


En 2020, on observe une augmentation de signalements de 36,5% par rapport à 2019.
• Cette augmentation peut s’expliquer par le fait qu’en 2020 a débuté la pandémie du COVID-19 qui
a contraint la population à rester confinée, sans contact extérieur pendant des mois. Cela a eu pour
conséquence d’augmenter les angoisses, sentiments de persécution et théories du complot chez les
plus fragiles et isolés.
• Les juifs ont de tout temps servi de bouc émissaire lors d’épidémies et périodes d’incertitudes. L’année
2020 n’aura pas échappé à ces stéréotypes.
• Les signalement sur internet ont nettement augmenté. +54,5% en 2020
• La majorité des incidents relevés, hors internet, a eu lieu à Anvers et Bruxelles.
Author(s): Trom, Danny
Date: 2018
Abstract: Lorsqu’un tribunal allemand à Cologne décida que l’ablation du prépuce pour motif religieux relève de coups et blessures volontaires, il ne pensait pas faire de politique. Lorsque les porte-parole des Juifs en Allemagne s’indignèrent que cette décision revienne en somme à bannir les juifs du pays, éclata un scandale politique national aux proportions mondiales. La chancelière Angela Merkel, rapporte-t-on, réagit en disant « Je ne veux pas que l’Allemagne soit le seul pays au monde dans lequel les Juifs ne peuvent pratiquer leurs rites. Sinon on passerait pour une nation de guignols ». En réalité ce n’est pas le ridicule que l’Allemagne craignait, c’était qu’après avoir tenté d’éradiquer les Juifs d’Europe, avec un certain succès, elle affiche une inhospitalité foncière à l’égard des Juifs. Mais il n’est pas fortuit que ce soit précisément en Allemagne que les droits de l’homme, les droits les plus individuels, soient scrupuleusement approfondis jusqu’à une conclusion politiquement intenable.
Le tribunal de Cologne, en pénalisant la berit milah, ne fait pas de politique, il protège l’intégrité physique de la personne et déclenche pourtant un scandale politique et des réactions en chaîne qui poussèrent le législateur allemand à amender dans l’urgence cette embarrassante décision. Et les juifs, lorsqu’ils circoncisent, que font-ils exactement ? Les anthropologues ont échafaudés un ensemble d’hypothèses sur la fonction de la circoncision. Les réponses varient selon le groupe étudié, mais souvent se chevauchent…
Author(s): Bodenheimer, Alfred
Date: 2018
Abstract: Si l’on considère à deux ans de distance le débat sur la circoncision qui a secoué l’Allemagne en 2012, et du point de vue d’un combattant juif alors focalisé uniquement sur la circoncision juive de garçons, ma conclusion est que la circoncision a perdu son innocence. Certes, il y a toujours eu des livres de Juifs et des articles de non-Juifs pour s’en prendre à la circoncision ; et certes, il y eut de nombreuses discussions sur certaines pratiques, comme la Metzitza bePeh, la succion du sang par le mohel qui exécute la circoncision, par exemple quant à savoir si l’usage d’une paille en verre devait être rendu obligatoire – et malgré tout, la circoncision était un acte qui semblait aller de soi. Et quiconque souhaitait y renoncer pour son fils y renonçait.
Or, avec le débat sur la circoncision, qui a eu lieu dans une Europe centrale qui considère la religion avec méfiance dès qu’elle poursuit des buts autres que thérapeutiques, les choses ont changé d’un coup. Au prétexte des complications qui survinrent lors de la circoncision d’un garçon musulman, circoncision qui n’avait pour ainsi dire rien à avoir avec une berit milah (considérant l’âge du garçon, le lieu, les participants et les conditions de l’acte) – la circoncision a été prise dans une spirale de légitimations, qui n’avait pour ainsi dire rien à voir avec le rapport que la majorité des juifs entretiennent à l’égard de cette tradition, ou, pour employer ici le terme religieux, de cette mitsvah.
Date: 2018
Abstract: Partons d’un constat, qui est à l’origine de notre volonté – avec Danielle Cohen-Levinas – d’organiser ce colloque pour le penser collectivement : en juin 2012, un jugement de la cour d’appel de Cologne déclarait la circoncision d’un enfant pour des raisons religieuses constitutive d’atteinte à l’intégrité corporelle. Cette pratique très ancienne et commune au judaïsme et à l’islam était dès lors interdite dans toute l’Allemagne. Quelques semaines plus tard, l’Autriche et les hôpitaux universitaires de certains cantons suisses décidaient à leur tour d’un moratoire sur les circoncisions rituelles. Dans cette Allemagne repentante depuis des décennies, les Juifs se sont retrouvés de manière inattendue et soudaine au cœur d’une polémique puissante qui les renvoyait, aux côtés des musulmans, à une pratique décrétée mutilatrice, archaïque, voire barbare. Ce rituel, fondamental au point que son interdiction rendait impossible la présence juive en Allemagne, selon le Zentralrat der Juden, semblait contredire et bafouer des valeurs essentielles de la République fédérale. Ce débat s’est élargi, puisqu’en octobre 2013 c’est le Conseil de l’Europe qui publiait un avis préconisant de légiférer dans le sens d’une limitation, voire d’une interdiction de la circoncision rituelle à l’échelle du continent. L’affaire est sérieuse, une incompatibilité entre l’Europe et ses minorités juive et musulmane est explicitement énoncée, ce fait est sans précédent depuis la fin du nazisme.
Date: 2023
Date: 2022
Abstract: Cette recherche envisage la tension entre une conception englobante de la religion portée par les juifs orthodoxes et une conception privatisée et plurielle en vigueur dans la société française, une société laïque et sécularisée, des années 1980 à nos jours. Cette tension est explorée depuis ces deux points de vue. D’une part, elle interroge comment les juifs orthodoxes s’organisent pour ménager l’espace jugé nécessaire à leur pratique religieuse. Pour ce faire, elle explore leurs besoins, leurs demandes, ainsi que les stratégies qu’ils mettent en œuvre pour les porter. D’autre part, elle soulève la question de la gouvernance publique du religieux. Pour ce faire, elle étudie la manière dont l’État laïc appréhende une minorité religieuse, qui semble aller à contre-courant du mouvement de fond de la sécularisation. A partir d’un protocole de recherche mixte, et en mobilisant la sociologie électorale, la sociologie de l’action collective, l’analyse des politiques publiques, et des outils de sociologie de la religion, elle teste la consistance de l’intégralisme des juifs orthodoxes dans la société française. Elle réfléchit ainsi à la gouvernance de minorités religieuses intégralistes, à partir d’un autre cas que l’islam, et distingue ce qui relève d’une religion en particulier ou de l’orthodoxie. Elle montre une érosion de l’intégralisme religieux, du fait de réponses défavorables des institutions publiques et de la sécularisation qu’il ne parvient pas à enrayer.
Author(s): Cohen, Martine
Date: 2022
Abstract: Le franco-judaïsme est fini, bel et bien mort ! affirment bien des observateurs de la scène juive française. Pourtant d’autres parlent encore de rêve français. Vision naïve ou ambition renouvelée ? L’israélitisme du XIXe siècle, tout entier contenu dans le slogan consistorial « Patrie et religion », ne fut en fait que la première forme du franco-judaïsme. Deux institutions créées au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, le CRIF et le FSJU, ont accompagné la pluralisation du judaïsme français et sa sécularisation. Dans les années 1980, un nouveau franco-judaïsme s’est affirmé en célébrant publiquement « la communauté » réunie autour d’une double fidélité à la France et à Israël, confirmant ce que le philosophe Levinas avait pressenti dès 1950 : la « fin du judaïsme confidentiel ». Cette synthèse harmonieuse serait-elle mise à mal aujourd’hui par le communautarisme des milieux ultraorthodoxes, présents au sein des écoles juives et même du Consistoire, et la politisation du CRIF ? Mais un pluralisme religieux inédit est apparu avec le succès croissant des courants libéraux et l’émergence d’une orthodoxie moderne au sein desquels des femmes jouent un rôle majeur. Et si l’adhésion enchantée à la France n’est certes plus de mise, le développement des relations interreligieuses et interculturelles apparaît comme une des réponses au nouvel antisémitisme. Aurait-on là aussi les ferments de recomposition d’un autre franco-judaïsme, celui des solidarités à construire ?
Date: 2023
Author(s): Tóth, Katalin
Date: 2019
Abstract: Selon la tradition, ce n’étaient pas les Juifs qui gardaient le Shabbat, mais c’était le Shabbat, qui gardait les Juifs pendant des milliers des années. Malgré le fait que le contenu et le sens de l’institution du Shabbat est caractérisé par de changements continus, il représente, en effet, un élément de la tradition multicolore et complexe du peuple Juif, contribuant à la construction et à la maintenance de l’identité même au 21ième siècle. Dans mon étude, j’examine l’importance du Shabbat dans les vies des individus, et dans celles des communautés de deux synagogues budapestoises de nos jours. Je m’appuierai sur mes deux études sur le terrain réalisées dans deux synagogues des courants neo-orthodoxe et néologue. En comparant les résultats de ces recherches, je démontrerai comment les interdictions du Shabbat puis les conditions, et les défis du monde moderne – par exemple le renoncement aux outils de la télécommunication ou bien aux moyens du transport public – résultent de stratégies d’harmonisation différentes. Les communautés Juives modernes et postmodernes doivent faire face aux problèmes inconnus auparavant: chaques communautés disposent de réponses officielles aux questions de la circulation, ou du réchauffement du repas pendant Shabbat, de l’usage du smartphone ou l’ordinateur, etc., et entre les murs de la synagogue, les membres de la communauté sont obligés de se comporter selon ces règles. D’après mes expériences les réponses individuelles diffèrent souvent de la résolution officielle, et la communauté peut prendre des sanctions contre les offenseurs d’un comportement impropre – en général ce sont plutôt des avertissements oraux. L’examen de la vie privée est hors contrôle de la communauté, puisque c’est l’individu soi-même qui construit son identité, et qui décide s’il préfère adhérer aux régulations de Shabbat ou acheter une paire de jeans. Toujours est-il, que dans la majorité des cas il y a une contradiction entre la pratique réelle et l’image idéalisé du comportement individuelle. Par de réponses et de réflexions individuelles, je montrerai un aperçu de la vie Juive de Budapest de nos jours. Une des forces organisatrices de cette vie est l’effort fait pour s’identifier dans une société du 21ième siècle déterminée par de règles religieuses, la tradition, mais également par la science et la technique.
Date: 2017
Date: 2015
Author(s): Gross, Martine
Date: 2016
Abstract: Les travaux sélectionnés pour cette thèse de sociologie (4 ouvrages et 14 articles ou chapitres de livre) explorent deux thématiques différentes : les familles homoparentales et le vécu de croyants homosexuels. En dépit de leur éloignement du modèle exclusif de la parenté, un père, une mère pas un de plus, les familles homoparentales inscrivent leurs enfants dans une chaîne de transmission parentale, tant culturelle que généalogique. De même, les croyants homosexuels adhèrent aux valeurs de leur appartenance religieuse même s'ils contestent la légitimité de l'autorité institutionnelle de l'Eglise ou des rabbins. Dans les deux cas, il y a à la fois ébranlement de la norme et adhésion à un modèle légèrement différent, plus inclusif. Les homosexuels deviennent parents en élargissant les représentations de la parenté. Les homosexuels croyants parviennent à intégrer leurs dimensions identitaires antagonistes en se tournant vers des églises ou des communautés plus accueillantes ou en réinterprétant les textes problématiques. Dans l'un et l'autre cas, ils contribuent à construire des modèles compatibles avec les formes nouvelles de la famille et de la socialité religieuse. Les travaux sélectionnés pour cette thèse montrent que la réunion de dimensions a priori inconciliables -homosexualité et famille, homosexualité et religion - conduit à des innovations sociales non seulement à l'échelle individuelle, mais aussi à l'échelle sociale. Les institutions, qu'il s'agisse du droit de la famille ou des autorités religieuses ne peuvent rester complètement imperméables aux évolutions sociologiques auxquelles les expériences individuelles les confrontent.
Author(s): Trigano, Shmuel
Date: 2015
Abstract: Consists of thematically organized texts by Trigano, previously published in various French on-line newsletters, broadcast on the French Jewish Radio J, and at various conferences. They analyze the phenomenon of the new antisemitism, including accusations in the French press against the Jews and Israel, boycotts against Israel, a typology of anti-Zionists, alter-Juifs (Jews who identify as Jews but define Jews through the hostile view of others), and the deconstruction of Judaism. Exposes the specificities of French antisemitism since 2000, especially in the context of postmodernist thought, which encourages the creation of parallel and diverging interpretations of the past, including World War II. Argues that Holocaust revisionism and denial have enabled Faurisson, inter alia, to attain huge media coverage. Emphasizes the role of the Internet in the politicization of history, and shows how the usurpation of Jewish history and heritage by the Left on behalf of the Palestinians has roots in Christian supersessionist theology. Notes that rejection of the Jews and Israel are also based on the claim that monotheism is the source of phallocracy. Characterizes the European Union as a new imperialist power, which destroys nation states and national identities, and rejects Jewish autonomy. Concludes that present-day antisemitism is a massive phenomenon, which threatens the foundations of modernity and European civilization. The very survival of the Jewish people is at stake.
Author(s): Szwarc, Sandrine
Date: 2016
Abstract: Longtemps, l’intellectuel juif d’expression française a fait figure d’enfant perdu en Israël. Mais un événement est significatif : l’État hébreu a accueilli un colloque d’intellectuels israéliens francophones les 21 et 22 mai dernier à l’initiative de Dialogia. De quoi cela est-il le nom ?
Le contexte l’imposait alors que l’historique Colloque des intellectuels juifs de langue française (1957-2007) célébrait le soixantième anniversaire de sa création, étonnement sans tambour ni trompette du côté du Congrès juif mondial, son créateur. Ainsi, le premier Colloque des intellectuels francophones d’Israël s’est déroulé à Tel Aviv en mai dernier quelques mois après l’organisation de deux colloques en concurrence à Paris. Le premier, sous le nom de « Nouveau colloque des intellectuels juifs de langue française », était organisé en décembre 2016 à l’École normale supérieure à l’initiative du Collège des études juives et de philosophie contemporaine – Centre Emmanuel Levinas de l’université Paris-Sorbonne sur le thème de « Survivre », et le second par la Fondation du Judaïsme français en mars dernier sur « La montée des violences ».
Cette multiplication d’initiatives interpelle. Que signifie cet engouement pour ces rencontres d’intellectuels juifs d’expression française ? Les intellectuels juifs ont-ils encore un rôle à jouer dans la pensée des nations et en Israël ?
Pour tenter de le comprendre, un retour au passé semble nécessaire. Rappelons que la première rencontre d’intellectuels juifs était organisée dans une Maison de l’OSE à Versailles…
Author(s): Marcou, Loïc
Date: 2022
Abstract: En dépit de quelques zones d’ombre sur le rôle de certains acteurs grecs, l’histoire de la destruction du cimetière juif de Thessalonique est aujourd’hui bien documentée. À la suite des travaux menés par plusieurs historiens, il est en effet établi que la vaste nécropole juive de Thessalonique a été détruite à partir du 6 décembre 1942, sur ordre de l’occupant allemand, à l’instigation de certaines franges de la population chrétienne locale et des autorités municipales qui convoitaient depuis longtemps cet espace de quelque trente-cinq hectares, d’une grande richesse historique, archéologique et épigraphique, situé initialement hors les murs, de la via Egnatia à la colline des « Quarante-Églises », mais bloquant l’extension de la ville vers l’est depuis la démolition de la muraille orientale de la Selanik ottomane à la fin du xixe siècle. Durant les deux semaines qui suivirent l’ordre final de démolition donné par Max Merten, le conseiller civil du commandement militaire allemand de Thessalonique-Égée (Befehlshaber Saloniki-Ägäis), des centaines d’employés rasèrent le vieux cimetière juif dont les pierres tombales furent livrées au pillage puis utilisées comme matériaux de construction. C’est ainsi que nombre de dalles et de stèles funéraires furent disséminées dans toute la ville et qu’elles s’offrent encore aujourd’hui au regard, dispersées à divers endroits de l’ancienne « petite Jérusalem », voire dans les environs.

Au-delà de quelques rappels indispensables pour comprendre dans quelles circonstances le plus vaste cimetière juif sépharad…