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Author(s): Arkin, Kimberly A.
Date: 2018
Date: 2015
Abstract: À travers un retour sur nos terrains ethnologiques respectifs, nous nous proposons de comprendre comment se construisent les espaces du culte dans les rapports de genre. Ces terrains sont situés dans la périphérie parisienne, à Sarcelles, qui a connu une concentration importante de « populations juives », émigrées d’Afrique du Nord, depuis une ou deux générations; à Marseille et dans sa périphérie, première région où les « populations musulmanes » émigrées se sont installées en métropole, qui aujourd’hui sont majoritairement d’origine maghrébine et comorienne. Mais ils sont essentiellement circonscrits par des pratiques juives et musulmanes qui peuvent être multisituées et plurielles davantage que par des sites particuliers.

Nous souhaitons entrer dans les rapports de genre autrement qu’à partir des rapports constitués, ceux qui attribuent, en particulier dans l’univers religieux, des places différentes aux hommes et aux femmes contribuant à construire des positions et des identifications sexuées, conscientes ou non. Nous interrogeons donc les positions affichées, montrant la dynamique des relations, des jeux, des non-dits, prenant en compte les interactions entre les deux positions sexuées. De même, tenant compte de la façon dont les sujets construisent l’espace du culte, nos contributions respectives portent sur une ethnologie du quotidien, privilégiant l’étude des interstices et des entre-deux établissant ainsi une comparaison entre nos deux terrains par l’analyse d’axes transversaux.
Nous entendons « espace du culte » au sens d’un espace, qui sans être nécessairement construit à cet effet, est cependant institué et clairement défini spatialement et temporellement. Nous ne restreignons pas l’espace du culte à celui de la synagogue ou de la mosquée, d’une part parce que les édifices officiels sont trop étroits pour contenir la masse des fidèles qui investissent d’autres lieux ; d’autre part, parce que dans le judaïsme, comme en islam, les femmes ne sont pas obligées de fréquenter les lieux de culte au même titre que les hommes. Nous analysons donc plusieurs types d’espace – intermédiaire, interstitiel, privé mais sacralisé par des rituels – ainsi que les modalités de leur investissement. Ceux qui sont officiellement dédiés au culte doivent leur caractère religieux à la pratique collective permettant au groupe de faire communauté le temps d’un office. Mais ces lieux sont investis aussi par des relations sociales profanes et marqués par une alternance de temps religieux et de temps ordinaires. La multifonctionnalité des espaces du culte induit des spatialités mobiles liées aux diverses temporalités. Les temporalités, dans les espaces du culte, alternent temps ordinaires et temps religieux. Il arrive que des interactions sociales liées aux temps ordinaires interviennent dans les temps religieux et inversement. Les temporalités ne sont donc pas fixes mais aussi fluctuantes que les espaces sont poreux.

Au delà des règles dogmatiques légiférant l’accès des observantes juives ou musulmanes aux espaces du culte et qui contribuent à assigner un statut différencié aux femmes, nous verrons que la position et les identifications sexuées se construisent aussi dans l’interaction à l’autre.

Dans cette contribution, nous n’avons pas cherché à neutraliser le genre des chercheures pas plus que celui des sujets. Les situations vécues ont des effets sur l’ethnologue qui l’amènent à négocier et reconstruire constamment sa posture. Elles sont décrites ici comme des situations interstitielles, « d’entre-deux » ; comme des révélateurs de la construction sociale des genres, d’enjeux de statuts et de pouvoir qui nous informent sur le contexte « minoritaire » de l’islam et du judaïsme dans la société laïque française.
Date: 2015
Date: 2019
Date: 2018
Abstract: ON NE PEUT RAISONNABLEMENT PAS PARLER DE BAISSE DE L’ANTISEMITISME

Le nombre d’ACTES antisémites (ACTIONS + MENACES) ayant donné lieu à un dépôt de plainte est passé de 335 en 2016 à 311 en 2017. Soit une baisse de 7%.

‣ Mais ce chiffre est faussement encourageant. Relevons certaines réalités qui doivent être prises en compte dans l’analyse:

Le nombre des ACTIONS antisémites (attentat ou tentative, homicide ou tentative, violence, incendie ou tentative, dégradation ou vandalisme) ayant donné lieu à un dépôt de plainte est passé de 77 en 2016 à 97 en 2017. Soit une hausse de 26%.

Parmi ces violences, notons l’assassinat sauvage de Sarah Halimi (z’l), une femme de 65 ans, à son domicile dans le 11ème arrondissement de Paris.

Le nombre des MENACES antisémites (propos / geste menaçant ou démonstration injurieuse, tract / courrier, inscription) a diminué de 17% en 2017 comparativement à 2016 (214 contre 258).

Précisons que plusieurs facteurs viennent relativiser cette baisse :

✓ La comptabilisation des MENACES n’inclut que quelques faits relevés sur Internet mais pas la pleine activité antisémite sur Internet. Or, la majeure partie des discours et propagandes antisémites a migré vers Internet ces
dernières années.
✓ Le curseur de l’antisémitisme en France est allé tellement loin, jusqu’au terrorisme, assassinant même des enfants, des vieilles dames, que les témoins ou victimes de « l’antisémitisme du quotidien » manifestent une
sorte de résignation et d’habituation. Ils ne déposent plus plainte pour des faits considérés comme « mineurs » comparativement aux violences physiques antisémites. Or ces mêmes actes du quotidien donnaient lieu à
des plaintes il y encore quelques années. Une partie de ces « signaux plus faibles » ne sont plus dénoncés alors que leur gravité et leurs conséquences désastreuses restent entières

De nombreuses victimes d’actes antisémites disent ne pas porter plainte par peur de représailles.
✓ De nombreuses victimes d’actes antisémites sont peu confiantes sur l’aboutissement d’une enquête et sur l’issue d’une procédure pénale.
Le nombre des MENACES antisémites ayant donné lieu à une plainte représente donc un volume très inférieur à la réalité.
En 2017, une augmentation très forte des ACTIONS antisémites (+26%) et une baisse « artificielle » des MENACES (-17%) conduisent à une vraie inquiétude et à la nécessité de plans d’action forts et immédiats en matière d’éducation, de prévention et de sanction.
‣ 1 acte raciste sur 3 commis en France en 2017 est dirigé contre un Juif. Rappelons que les Français juifs représentent moins de 1% de la population et subissent 33% des actes racistes.
‣ L'antisionisme et la haine d'Israël prolifèrent de façon décomplexée, voire admise. Ils oeuvrent comme des paravents masquant, voire légitimant l’antisémitisme. Comment mesurer et étudier un phénomène pour le combattre si on lui permet de se dissimuler ? Comment cautionner un délit par un autre délit ?
Author(s): Hochberg, Gil Z.
Date: 2016
Author(s): Staetsky, L. Daniel
Date: 2019
Abstract: Is criticism of Israel antisemitic? Do anti-Israel views and attitudes constitute a “new antisemitism”? These questions have occupied the minds of many academics and pubic intellectuals – both Jewish and non-Jewish – since the beginning of the twenty-first century. So far, no consensus has emerged. The definitions of antisemitism are many but all have been contested to varying degrees. This paper offers a brief survey of the definitions of antisemitism and the way in which these definitions accommodate anti-Israel and/or anti-Zionist views and attitudes. This is done, however, by way of introduction and without any assessment of the quality of the definitions in scientific terms, or their acceptability in political terms. The overview simply provides the background and the motivation for the main subject of the paper. The Jewish public’s perception of the link between antisemitism and anti-Israel/anti-Zionist attitudes forms the main focus of this paper. This is, to my knowledge, the first time that this subject has been treated in a strictly empirical, quantitative manner using large datasets.

What does the Jewish public, as opposed to the intellectual elite, think about the link between antisemitism and anti-Zionism? This question has so far remained unexplored, and in this paper I attempt to answer it utilising a newly created dataset. In summer 2012, a survey of experiences and perceptions of antisemitism among Jews took place in selected European countries.

Using advanced statistical techniques, it is possible to explore the extent to which the Jewish public makes a distinction between classic antisemitic and anti-Israel/anti-Zionist statements. Are anti-Israel/anti-Zionist statements perceived as antisemitic by Jews? Are they perceived to be antisemitic to the same extent as other, more classic, antisemitic statements? The paper addresses these questions focusing on the British and French samples of Jews, and comparing and contrasting insights produced by these two contexts.
Translated Title: The New Judeophobia
Date: 2007
Abstract: Il serait dramatique, et éminemment regrettable, qu'aucune voix ne s'élève aujourd'hui pour dénoncer « l'antisémitisme », dont les manifestations spectaculaires se sont multipliées au cours des deux dernières années - sans que les médias ne leur accordent la moindre place, à quelques exceptions près, - au moment même où se produit une très forte résurgence. Pierre-André Taguieff nous alerte sur cette seconde vague, post-nazie, ayant pris une forme tout à fait nouvelle : héritière des arguments traditionnels de l'antisémitisme, elle allie antisionisme et processus d'islamisation. Il la nomme nouvelle judéophobie. Ses expressions les plus récentes : en France, la multiplication des actes déliquants contre des synagogues, mais aussi les insultes et menaces adressées à des familles juives installées en banlieue, et tout récemment, un certain match de football France-Algérie ; au niveau international, la conférence de Durban, à la fin du mois d'août 2001, au cours de laquelle se jouèrent des pressions énormes pour stigmatiser et exclure les organisations israéliennes et juives ; et puis, les déclarations d'Oussama ben Laden depuis le 11 septembre. Dans le nouveau contexte géopolitique qui s'est brutalement dessiné, les intellectuels et la presse français restent curieusement muets, comme pétrifiés. Ils sont pris entre les thématiques de la victimisation sociologique des jeunes de banlieue et la dénonciation du fanatisme islamique. Pourtant, il est urgent de refuser intolérance et fanatisme, de décrire une évolution inquiétante très précisément, et de dénoncer toute pensée « amalgamante ». Le livre est né d'une communication donnée par l'auteur au Sénat lors du colloque « Les nouveaux visages de l'antisémitisme », le 14 octobre 2001.
Author(s): Hazan, Katy
Date: 2002
Abstract: This paper shows how from the start of the modern era to today, Jewish education always depended on the successive identity types to which the Jewish minority in France chose to belong. Following the heder of Jewish groups under the Ancien Régime, the consistorial schools followed Emancipation in the face of a concomitant and difficult challenge, namely promoting Jewish individuals in the community while acknowledging each individual’s religious specificity. Primarily a favorite means of regeneration for the poor and immigrants, this means of improvement reached the end of the 1930s in an unhappily weakened state as a result of the success of assimilation and the social secularization of society in general. Between the two world wars but mainly on the eve of World War Two, weaknesses began to appear in French Judaism as a whole along with yearnings for a more religious dimension of Jewish identity as well as a more favorable perspective on Zionism, even if many remained convinced Israelites. These yearnings were manifested in the emerging youth movements, mostly the French Israelite Boy Scouts, and the creation of the Maimonides College in Paris, which during the Occupation, experienced favorable conditions for their growth and the birth of new structures. However, this renewal was transient. Not until the 1960s and even more so in the 1970s did the development of Jewish educational opportunities flourish. The collapse of the French Israelite model was the fundamental cause of this new growth.
Author(s): Lapeyronnie, Didier
Date: 2012
Abstract: Ces dernières années, on croyait ne jamais plus voir ces images de synagogues brûlées. On pensait qu'un Juif pratiquant, portant kippa, ne pourrait pas être insulté dans une rue ou dans le métro, pas plus qu'un enfant dans une école ne pourrait être inquiété.

On se disait que les morts dormiraient en paix, sans que des tombes ne soient profanées. Mais voilà, les injures et les agressions se sont multipliées. Et ces derniers temps, les Juifs de France ont éprouvé comme un malaise, un sentiment d'abandon. Le texte que nous publions pour ce neuvième numéro des Études du CRIF est d'une grande richesse et d'une grande érudition.

Didier Lapeyronnie connaît bien le sujet et les questions qu'il pose nous interpellent gravement. Y a-t-il généralisation d'un sentiment antisémite dans les quartiers populaires ? Pourquoi certains jeunes, premiers touchés par une discrimination dirigée vers les populations arabes ou d'origine immigrée, sont-ils à l'origine d'incidents et de violences antisémites ? Comment l'antisémitisme s'explique-t-il alors et est-il une revendication d'ordre social et d'intégration ? Se donne-t-il à voir sous plusieurs formes ? Est-il présent dans le vocabulaire et les expressions quotidiennes ? S'exprime-t-il hors de toute idéologie constituée, comme s'il s'inscrivait régulièrement dans le vocabulaire et les expressions quotidiennes ?

Le sociologue pense que l'antisémitisme finit par structurer une représentation du monde dans laquelle il va chercher confirmation et renforcement.

Il ajoute ensuite cette réflexion saisissante : « Les Juifs sont tout, si je suis exclu, les Juifs sont intégrés, si je suis pauvre, ils sont riches, si je suis méconnu, ils sont reconnus, si je suis méchant, ils sont gentils, si je suis dépourvu de communauté, ils en ont une, si je suis impuissant, ils sont puissants... Au fond ils concentrent tout le sens et assèchent toutes les possibilités de donner une signification à la situation vécue. Si « je ne suis nulle part », «les Juifs, il y en a partout et c'est bien le problème !» Il devient donc inutile de chercher à se transformer ou à changer la société, il devient inutile de revendiquer ou d'agir. Il devient inutile de penser.

L'antisémitisme résout tous les problèmes : il suffit d'inverser les polarités. S'ils n'étaient pas « partout », je ne serais pas nulle part.»

Tout comme le racisme, il est évident que l'antisémitisme secoue notre société. Il met bien à mal les valeurs de la République et il est une tâche indélébile et crasse. Mais il est surtout l'affaire de tous. Ce ne sont pas aux seuls Juifs de France de combattre l'antisémitisme, mais à la société entière de combattre les racines du mal.

Marc Knobel
Author(s): Fellous, Gérard
Date: 2014
Abstract: En 2005, la France célébra le centenaire de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, un an après le vote de la loi sur les signes religieux à l’école et le débat passionné qu’elle a suscité en France. Depuis plusieurs années, la laïcité est devenue un terrain d’affrontements et de vives tensions. Par exemple, Marine Le Pen se réclame du principe de laïcité pour se donner une respectabilité républicaine. Or, les valeurs que défend le Front national sont à l’opposé du principe de laïcité.

Il faut donc rappeler qu’en France, la laïcité c’est d’abord une liberté de croyance, une liberté de conscience qui permet aux hommes et aux femmes qui composent une société d’y vivre comme ils le souhaitent. Elle permet donc de concilier la diversité des croyances et des patrimoines culturels avec l’égalité des droits. L’État républicain doit se faire accueillant à tous, sans discrimination. Pour cela, il se refuse à tout privilège des particularismes : ni religion reconnue, ni athéisme consacré. Les religions et les humanismes athée ou agnostique peuvent se vivre librement, dans la sphère privée de l’intimité personnelle. La laïcité est donc porteuse d’un idéal, celui de l’individu-citoyen, elle est donc faite pour tout le peuple. La laïcité c’est également un ensemble de lois qui permettent à tous les citoyens de vivre ensemble sans qu’ils aient à renoncer à leurs particularités. Il n’y a pas de contradiction entre l’identité et la citoyenneté.

Face à une laïcité très souvent mal connue ou ignorée par une majorité des citoyens, les juifs de France, qu’ils soient croyants, pratiquants ou non, attachés à leurs origines religieuses ou athées, ont tissé des liens historique, sociologique et philosophique avec cette laïcité consubstantielle à leur citoyenneté et à leur adhésion à la Nation, résume Gérard Fellous, dans ce texte que nous publions pour ce vingt-huitième numéro des Etudes du CRIF: « La laïcité française. L’attachement du judaïsme. » Le judaïsme français s’est toujours montré fortement attaché aux principes fondamentaux de la laïcité, résume-t-il encore, avec justesse.

Certes.

Mais, si les atteintes à la laïcité ne sont pas acceptables, il ne saurait pourtant être question d’abdiquer devant les éventuelles atteintes aux fondamentaux, tant en France qu’en Europe.

La montée d’une sorte d’antijudaïsme institutionnel et « légal » inquiète les juifs d’Europe, lequel antijudaïsme a commencé à se traduire dans plusieurs grands pays de l’Union européenne par une remise en cause directe du droit et de la possibilité d’exercer librement la religion juive. Lorsque l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe vote en plénière, une résolution contre la circoncision assimilée à une mutilation sexuelle, cela nous éclaire sur sa face sombre. Le CRIF a mis un point d’honneur à dénoncer ce projet de loi-cadre. Nous pensons également à la remise en cause de la cacherout alimentaire - et surtout des autorisations jusque-là consenties à l’abattage rituel juif, dans quelques pays, ce qui serait une atteinte à une tradition millénaire.

Roger Cukierman,

Président du CRIF

Author(s): Szwarc, Sandrine
Date: 2016
Abstract: Introduction de Jean-Pierre Allai

Les événements tragiques qui ont traumatisé notre pays ces dernières années : Toulouse, Charlie Hebdo, Hyper Cacher, Bataclan et, plus récemment, le camion fou de la promenade des Anglais à Nice, nous amènent, légitimement, à nous poser la question : l’offensive islamique contre le monde occidental finira-t-elle par avoir raison d’une civilisation millénaire ou parviendra-t-on un jour à dominer et à terrasser ce fléau impitoyable ? En d’autre termes, et pour ce qui concerne la France : la culture en général et sa composante juive en particulier, pourront-elles survivre à cette offensive des tenants d’un obscurantisme dévoyé qu’on pensait à jamais disparu ?

Pour répondre à cette question essentielle, Sandrine Szwarc, historienne, enseignante à l’Institut Universitaire d’Etudes Juives Elie Wiesel et membre du Comité de Rédaction d’ Actualité Juive, commence par brosser un tableau de la situation culturelle de la communauté juive de France au lendemain de la Shoah. Cette communauté, qui a perdu 76 000 de ses membres, se resserre autour de la « yiddishkeit française ». Les titres de la presse yiddish, d’Unzer Wort à Die Naïe Presse en passant par Unzer Kiyoum et bien d’autres, traduisent le besoin impératif de maintenir une culture qui était le quotidien d’un monde englouti par la folie meurtrière du nazisme. C’est le temps du Cabaret Yiddish et du Centre Medem. C’est le temps aussi des controverses infinies entre sionistes, communistes et bundistes. L’arrivée massive, dans les années soixante, de Juifs d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, renforcera numériquement la communauté tout en apportant une touche de jasmin et de piment que porteront haut les Albert Memmi, Marco Koskas, Chochana Boukhobza et tant d’autres.
Date: 2016
Abstract: Le dispositif d’enquête dont les principaux enseignements sont présentés ci-après a été conduit par l’Institut Ipsos à la demande de la Fondation du Judaïsme Français. Ce dispositif d’études s’articule autour de trois volets.

Le premier volet concerne l’ensemble de la population française : nous avons interrogé 1005 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). L’enquête a été réalisée par internet du 15 au 24 juillet 2014.

Le second concerne les personnes se considérant comme juives : après avoir réalisé 45 entretiens qualitatifs d’environ 2h auprès de juifs (45) dont des responsables communautaires (15) en région parisienne, à Toulouse et Strasbourg, Ipsos a réalisé une étude quantitative auprès de 313 personnes.
Il n’existe pas de définition satisfaisante de qui est juif et qui ne l’est pas. Il n’existe pas non plus de statistiques permettant d’appliquer des quotas. La méthode utilisée a été celle de l’autodéfinition par les personnes elles-mêmes. Est juif celui ou celle qui se considère comme tel. A partir de plusieurs dizaines de milliers de panélistes interrogés, on a ainsi pu extraire un échantillon de 313 personnes se déclarant comme juif ou juive, auquel le questionnaire a été administré du 24 février au 8 juin 2015. Cette méthode a l’avantage de limiter les biais que l’on rencontre lors de recrutement « dans la rue » ou à proximité de lieux de culte

Le troisième concerne les personnes se considérant comme musulmanes. Pour les mêmes raisons, il a été procédé exactement de la même façon que pour les répondants juifs. Un échantillon de 500 personnes se déclarant musulman/musulmane extrait de notre Acces Panel a ainsi été interrogé du 24 février au 9 mars 2015.
Author(s): Madigan, Kevin
Date: 2001