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Date: 2018
Abstract: ON NE PEUT RAISONNABLEMENT PAS PARLER DE BAISSE DE L’ANTISEMITISME Le nombre d’ACTES antisémites (ACTIONS + MENACES) ayant donné lieu à un dépôt de plainte est passé de 335 en 2016 à 311 en 2017. Soit une baisse de 7%. ‣ Mais ce chiffre est faussement encourageant. Relevons certaines réalités qui doivent être prises en compte dans l’analyse: Le nombre des ACTIONS antisémites (attentat ou tentative, homicide ou tentative, violence, incendie ou tentative, dégradation ou vandalisme) ayant donné lieu à un dépôt de plainte est passé de 77 en 2016 à 97 en 2017. Soit une hausse de 26%. Parmi ces violences, notons l’assassinat sauvage de Sarah Halimi (z’l), une femme de 65 ans, à son domicile dans le 11ème arrondissement de Paris. Le nombre des MENACES antisémites (propos / geste menaçant ou démonstration injurieuse, tract / courrier, inscription) a diminué de 17% en 2017 comparativement à 2016 (214 contre 258). Précisons que plusieurs facteurs viennent relativiser cette baisse : ✓ La comptabilisation des MENACES n’inclut que quelques faits relevés sur Internet mais pas la pleine activité antisémite sur Internet. Or, la majeure partie des discours et propagandes antisémites a migré vers Internet ces dernières années. ✓ Le curseur de l’antisémitisme en France est allé tellement loin, jusqu’au terrorisme, assassinant même des enfants, des vieilles dames, que les témoins ou victimes de « l’antisémitisme du quotidien » manifestent une sorte de résignation et d’habituation. Ils ne déposent plus plainte pour des faits considérés comme « mineurs » comparativement aux violences physiques antisémites. Or ces mêmes actes du quotidien donnaient lieu à des plaintes il y encore quelques années. Une partie de ces « signaux plus faibles » ne sont plus dénoncés alors que leur gravité et leurs conséquences désastreuses restent entières De nombreuses victimes d’actes antisémites disent ne pas porter plainte par peur de représailles. ✓ De nombreuses victimes d’actes antisémites sont peu confiantes sur l’aboutissement d’une enquête et sur l’issue d’une procédure pénale. Le nombre des MENACES antisémites ayant donné lieu à une plainte représente donc un volume très inférieur à la réalité. En 2017, une augmentation très forte des ACTIONS antisémites (+26%) et une baisse « artificielle » des MENACES (-17%) conduisent à une vraie inquiétude et à la nécessité de plans d’action forts et immédiats en matière d’éducation, de prévention et de sanction. ‣ 1 acte raciste sur 3 commis en France en 2017 est dirigé contre un Juif. Rappelons que les Français juifs représentent moins de 1% de la population et subissent 33% des actes racistes. ‣ L'antisionisme et la haine d'Israël prolifèrent de façon décomplexée, voire admise. Ils oeuvrent comme des paravents masquant, voire légitimant l’antisémitisme. Comment mesurer et étudier un phénomène pour le combattre si on lui permet de se dissimuler ? Comment cautionner un délit par un autre délit ?
Author(s): Vapné, Lisa
Date: 2013
Abstract: Cette thèse étudie la politique migratoire vis-à-vis d’un groupe ethnicisé accueilli en raison de son identité putative, tout comme analyse la relation à une identité assignée de ces migrants. Dans une première partie, la recherche porte sur la construction par l’Allemagne entre 1990 et 2010 d’une politique d’accueil destinée à des personnes identifiées comme juives par leurs papiers d’identité et résidant sur le territoire de l’ex-Union soviétique, dans le but de renforcer démographiquement la Communauté juive allemande : dans ce cadre, en vingt ans, plus de 200 000 personnes catégorisées comme « réfugiés du contingent » puis comme « migrants juifs » ont immigré en Allemagne. Nous y montrons qu’il est attendu de ces migrants qu’ils remplacent symboliquement les Juifs d’Allemagne émigrés avant 1933 ou exterminés sous le IIIe Reich. Mais, en raison de l’inadéquation entre les Juifs espérés et les migrants juifs postsoviétiques, déjudaisés et rencontrant des problèmes d’intégration professionnelle en Allemagne, l’accueil de ces migrants va progressivement se restreindre. À travers la mise en doute de l’authenticité de leurs papiers d’identité, la véracité de leur identité juive va être questionnée. Dans une seconde partie, s’appuyant sur des entretiens biographiques, ce travail analyse la mise en récit de l’identification comme Juif de ces migrants, avant l’immigration, pendant le processus migratoire et après l’immigration, interrogeant le passage d’une identification comme Juif stigmatisante à une identification valorisante puisque clef d’entrée pour l’immigration en Allemagne.
Author(s): Vedenyapina, Dasha
Date: 2018
Abstract: My thesis is about new identities experienced by Russian Jews and the construction of the Jewish community. Jewish identity in the Soviet Union was based solely on ethnicity. Soviet passports contained the graph of ethnicity and Jews were considered to be a nationality. It is important to stress on the fact that Jewish identity in the Soviet Union can be characterised as a negative one. It was through the State antisemitism that Jews were defined, being suppressed and discriminated in the social field. With the collapse of The Soviet Union, the situation changed dramatically: those who had been discriminated obtained a rare opportunity to reconstruct their Jewish identity through religion, the rebirth of Jewish tradition and equal rights with the rest of the population. With all that, the auto-definition through ethnicity still persist, among the young generation as well as among the older ones. The quantitative part of my research shows that around 50% of respondents suppose that it is one’s parentage that defines one’s jewishness. In this work I also pay attention to family transmission and collective memory and their contribution to the construction of new types of identities.

I show that the identity the young generation obtained from their parents needed to be developed in the new post-soviet reality. So, they have transformed the “passive”, negative Soviet-time identity into new ones, religious or secular, - the principal point is that they are “active”. The construction of active identity demands the construction of the environment, the community. In the second part of the thesis I demonstrate the way this community functions in social, cultural and political spheres. I take the president elections of 2018 in Russia as an example of community act, following the possible trajectories of vote as well as problematizing the existence of community vote among Jews on contemporary Russia.

Within the framework of my thesis I took 15 interviews with Jews from different types of communities: the orthodox communities, the reformist one, as well as from so called “secular Jews” attending events in various Jewish clubs and organisations. I also distributed a questionnaire (84 answers) containing questions on the two basic topics of the research: the construction of Jewish identities and the political identity of the respondents.
Translated Title: The New Judeophobia
Date: 2007
Abstract: Il serait dramatique, et éminemment regrettable, qu'aucune voix ne s'élève aujourd'hui pour dénoncer « l'antisémitisme », dont les manifestations spectaculaires se sont multipliées au cours des deux dernières années - sans que les médias ne leur accordent la moindre place, à quelques exceptions près, - au moment même où se produit une très forte résurgence. Pierre-André Taguieff nous alerte sur cette seconde vague, post-nazie, ayant pris une forme tout à fait nouvelle : héritière des arguments traditionnels de l'antisémitisme, elle allie antisionisme et processus d'islamisation. Il la nomme nouvelle judéophobie. Ses expressions les plus récentes : en France, la multiplication des actes déliquants contre des synagogues, mais aussi les insultes et menaces adressées à des familles juives installées en banlieue, et tout récemment, un certain match de football France-Algérie ; au niveau international, la conférence de Durban, à la fin du mois d'août 2001, au cours de laquelle se jouèrent des pressions énormes pour stigmatiser et exclure les organisations israéliennes et juives ; et puis, les déclarations d'Oussama ben Laden depuis le 11 septembre. Dans le nouveau contexte géopolitique qui s'est brutalement dessiné, les intellectuels et la presse français restent curieusement muets, comme pétrifiés. Ils sont pris entre les thématiques de la victimisation sociologique des jeunes de banlieue et la dénonciation du fanatisme islamique. Pourtant, il est urgent de refuser intolérance et fanatisme, de décrire une évolution inquiétante très précisément, et de dénoncer toute pensée « amalgamante ». Le livre est né d'une communication donnée par l'auteur au Sénat lors du colloque « Les nouveaux visages de l'antisémitisme », le 14 octobre 2001.
Author(s): Lapeyronnie, Didier
Date: 2012
Abstract: Ces dernières années, on croyait ne jamais plus voir ces images de synagogues brûlées. On pensait qu'un Juif pratiquant, portant kippa, ne pourrait pas être insulté dans une rue ou dans le métro, pas plus qu'un enfant dans une école ne pourrait être inquiété.

On se disait que les morts dormiraient en paix, sans que des tombes ne soient profanées. Mais voilà, les injures et les agressions se sont multipliées. Et ces derniers temps, les Juifs de France ont éprouvé comme un malaise, un sentiment d'abandon. Le texte que nous publions pour ce neuvième numéro des Études du CRIF est d'une grande richesse et d'une grande érudition.

Didier Lapeyronnie connaît bien le sujet et les questions qu'il pose nous interpellent gravement. Y a-t-il généralisation d'un sentiment antisémite dans les quartiers populaires ? Pourquoi certains jeunes, premiers touchés par une discrimination dirigée vers les populations arabes ou d'origine immigrée, sont-ils à l'origine d'incidents et de violences antisémites ? Comment l'antisémitisme s'explique-t-il alors et est-il une revendication d'ordre social et d'intégration ? Se donne-t-il à voir sous plusieurs formes ? Est-il présent dans le vocabulaire et les expressions quotidiennes ? S'exprime-t-il hors de toute idéologie constituée, comme s'il s'inscrivait régulièrement dans le vocabulaire et les expressions quotidiennes ?

Le sociologue pense que l'antisémitisme finit par structurer une représentation du monde dans laquelle il va chercher confirmation et renforcement.

Il ajoute ensuite cette réflexion saisissante : « Les Juifs sont tout, si je suis exclu, les Juifs sont intégrés, si je suis pauvre, ils sont riches, si je suis méconnu, ils sont reconnus, si je suis méchant, ils sont gentils, si je suis dépourvu de communauté, ils en ont une, si je suis impuissant, ils sont puissants... Au fond ils concentrent tout le sens et assèchent toutes les possibilités de donner une signification à la situation vécue. Si « je ne suis nulle part », «les Juifs, il y en a partout et c'est bien le problème !» Il devient donc inutile de chercher à se transformer ou à changer la société, il devient inutile de revendiquer ou d'agir. Il devient inutile de penser.

L'antisémitisme résout tous les problèmes : il suffit d'inverser les polarités. S'ils n'étaient pas « partout », je ne serais pas nulle part.»

Tout comme le racisme, il est évident que l'antisémitisme secoue notre société. Il met bien à mal les valeurs de la République et il est une tâche indélébile et crasse. Mais il est surtout l'affaire de tous. Ce ne sont pas aux seuls Juifs de France de combattre l'antisémitisme, mais à la société entière de combattre les racines du mal.

Marc Knobel
Author(s): Fellous, Gérard
Date: 2014
Abstract: En 2005, la France célébra le centenaire de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, un an après le vote de la loi sur les signes religieux à l’école et le débat passionné qu’elle a suscité en France. Depuis plusieurs années, la laïcité est devenue un terrain d’affrontements et de vives tensions. Par exemple, Marine Le Pen se réclame du principe de laïcité pour se donner une respectabilité républicaine. Or, les valeurs que défend le Front national sont à l’opposé du principe de laïcité.

Il faut donc rappeler qu’en France, la laïcité c’est d’abord une liberté de croyance, une liberté de conscience qui permet aux hommes et aux femmes qui composent une société d’y vivre comme ils le souhaitent. Elle permet donc de concilier la diversité des croyances et des patrimoines culturels avec l’égalité des droits. L’État républicain doit se faire accueillant à tous, sans discrimination. Pour cela, il se refuse à tout privilège des particularismes : ni religion reconnue, ni athéisme consacré. Les religions et les humanismes athée ou agnostique peuvent se vivre librement, dans la sphère privée de l’intimité personnelle. La laïcité est donc porteuse d’un idéal, celui de l’individu-citoyen, elle est donc faite pour tout le peuple. La laïcité c’est également un ensemble de lois qui permettent à tous les citoyens de vivre ensemble sans qu’ils aient à renoncer à leurs particularités. Il n’y a pas de contradiction entre l’identité et la citoyenneté.

Face à une laïcité très souvent mal connue ou ignorée par une majorité des citoyens, les juifs de France, qu’ils soient croyants, pratiquants ou non, attachés à leurs origines religieuses ou athées, ont tissé des liens historique, sociologique et philosophique avec cette laïcité consubstantielle à leur citoyenneté et à leur adhésion à la Nation, résume Gérard Fellous, dans ce texte que nous publions pour ce vingt-huitième numéro des Etudes du CRIF: « La laïcité française. L’attachement du judaïsme. » Le judaïsme français s’est toujours montré fortement attaché aux principes fondamentaux de la laïcité, résume-t-il encore, avec justesse.

Certes.

Mais, si les atteintes à la laïcité ne sont pas acceptables, il ne saurait pourtant être question d’abdiquer devant les éventuelles atteintes aux fondamentaux, tant en France qu’en Europe.

La montée d’une sorte d’antijudaïsme institutionnel et « légal » inquiète les juifs d’Europe, lequel antijudaïsme a commencé à se traduire dans plusieurs grands pays de l’Union européenne par une remise en cause directe du droit et de la possibilité d’exercer librement la religion juive. Lorsque l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe vote en plénière, une résolution contre la circoncision assimilée à une mutilation sexuelle, cela nous éclaire sur sa face sombre. Le CRIF a mis un point d’honneur à dénoncer ce projet de loi-cadre. Nous pensons également à la remise en cause de la cacherout alimentaire - et surtout des autorisations jusque-là consenties à l’abattage rituel juif, dans quelques pays, ce qui serait une atteinte à une tradition millénaire.

Roger Cukierman,

Président du CRIF

Author(s): Szwarc, Sandrine
Date: 2016
Abstract: Introduction de Jean-Pierre Allai

Les événements tragiques qui ont traumatisé notre pays ces dernières années : Toulouse, Charlie Hebdo, Hyper Cacher, Bataclan et, plus récemment, le camion fou de la promenade des Anglais à Nice, nous amènent, légitimement, à nous poser la question : l’offensive islamique contre le monde occidental finira-t-elle par avoir raison d’une civilisation millénaire ou parviendra-t-on un jour à dominer et à terrasser ce fléau impitoyable ? En d’autre termes, et pour ce qui concerne la France : la culture en général et sa composante juive en particulier, pourront-elles survivre à cette offensive des tenants d’un obscurantisme dévoyé qu’on pensait à jamais disparu ?

Pour répondre à cette question essentielle, Sandrine Szwarc, historienne, enseignante à l’Institut Universitaire d’Etudes Juives Elie Wiesel et membre du Comité de Rédaction d’ Actualité Juive, commence par brosser un tableau de la situation culturelle de la communauté juive de France au lendemain de la Shoah. Cette communauté, qui a perdu 76 000 de ses membres, se resserre autour de la « yiddishkeit française ». Les titres de la presse yiddish, d’Unzer Wort à Die Naïe Presse en passant par Unzer Kiyoum et bien d’autres, traduisent le besoin impératif de maintenir une culture qui était le quotidien d’un monde englouti par la folie meurtrière du nazisme. C’est le temps du Cabaret Yiddish et du Centre Medem. C’est le temps aussi des controverses infinies entre sionistes, communistes et bundistes. L’arrivée massive, dans les années soixante, de Juifs d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, renforcera numériquement la communauté tout en apportant une touche de jasmin et de piment que porteront haut les Albert Memmi, Marco Koskas, Chochana Boukhobza et tant d’autres.
Date: 2016
Abstract: Le dispositif d’enquête dont les principaux enseignements sont présentés ci-après a été conduit par l’Institut Ipsos à la demande de la Fondation du Judaïsme Français. Ce dispositif d’études s’articule autour de trois volets.

Le premier volet concerne l’ensemble de la population française : nous avons interrogé 1005 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). L’enquête a été réalisée par internet du 15 au 24 juillet 2014.

Le second concerne les personnes se considérant comme juives : après avoir réalisé 45 entretiens qualitatifs d’environ 2h auprès de juifs (45) dont des responsables communautaires (15) en région parisienne, à Toulouse et Strasbourg, Ipsos a réalisé une étude quantitative auprès de 313 personnes.
Il n’existe pas de définition satisfaisante de qui est juif et qui ne l’est pas. Il n’existe pas non plus de statistiques permettant d’appliquer des quotas. La méthode utilisée a été celle de l’autodéfinition par les personnes elles-mêmes. Est juif celui ou celle qui se considère comme tel. A partir de plusieurs dizaines de milliers de panélistes interrogés, on a ainsi pu extraire un échantillon de 313 personnes se déclarant comme juif ou juive, auquel le questionnaire a été administré du 24 février au 8 juin 2015. Cette méthode a l’avantage de limiter les biais que l’on rencontre lors de recrutement « dans la rue » ou à proximité de lieux de culte

Le troisième concerne les personnes se considérant comme musulmanes. Pour les mêmes raisons, il a été procédé exactement de la même façon que pour les répondants juifs. Un échantillon de 500 personnes se déclarant musulman/musulmane extrait de notre Acces Panel a ainsi été interrogé du 24 février au 9 mars 2015.
Date: 2011
Abstract: Au carrefour des études de genre, de la sociologie des religions, et de la sociologie politique, cette recherche explore la dimension locale des conflits religieux sur le genre à partir du cas du judaïsme français des années 2000 et la fabrique organisationnelle du genre et de l'identité juive dans les synagogues non orthodoxes en France, qui se caractérisent notamment par l'ouverture du rituel aux femmes. L'approche ethnographique permet d'analyser les dispositifs de socialisation (comme l'organisation de l'espace, du rituel, de la prise de parole, de la formation religieuse, de la mobilisation pour le développement de la synagogue) qui contribuent à la production locale du genre. En particulier, cette thèse montre comment la perception de la division sexuée du travail dans l'organisation, l'appropriation des débats religieux sur le genre, la légitimité de mobilisations locales pour la participation des femmes au rituel, dépendent de la position de chaque organisation dans les concurrences religieuses. Dans une configuration où la place des femmes dans l'espace religieux est utilisée comme marqueur symbolique entre courants religieux en concurrence pour la définition de l'identité juive (configuration que l'on propose d'appeler plus généralement politisation religieuse du genre) la participation répétée au rituel et aux activités de la synagogue engendre un intérêt pratique pour le genre, qui se traduit notamment par une fierté égalitaire masculine et par une injonction féminine à la justification. Si les travaux sur genre et religion ont surtout abordé les contextes religieux conservateurs, cette recherche explore la normativité des contextes religieux égalitaires
Author(s): Nizard, Sophie
Date: 2012
Abstract: À partir des processus d’adoption par des parents juifs, Sophie Nizard révèle comment se disent l’histoire, la mémoire, la transmission, le rapport entre l’identité religieuse et familiale d’une part et le biologique ou l’hérédité d’autre part.
L’adoption est au croisement des problématiques de la transmission familiale, de la mémoire, et de la religion. Que devient dans ce contexte la transmission matrilinéaire de la judéité ? Par quelles voies les parents adoptants introduisent des enfants non biologiques dans les canaux de la filiation et de la transmission mémorielle ou religieuse du judaïsme ? À partir de cas d’adoption dans des familles juives pratiquantes et non pratiquantes, en France et en Israël, l’auteur met en évidence les enjeux et les complexités autour de ce qu’est être ou devenir juif aujourd’hui, , rend compte du parcours de l’adoption et des questions qu’elle soulève aux divers acteurs : institutions religieuses, organismes d’adoption, travailleurs sociaux, enfants adoptés et parents adoptifs. Elle livre une analyse fine et sensible de la parenté en monde juif, décrit les différences des contextes juridique et légal des deux pays. Cette comparaison permet de comprendre comment dans deux contextes extrêmement différents du point de vue des rapports entre le politique et le religieux, travaille la définition de l’appartenance : qu’est-ce qu’être français, qu’est-ce qu’être israélien, qu’est-ce qu’être juif dans les deux configurations ?

SOMMAIRE
Introduction : Entre parenté et judaïsme - L’adoption un objet partagé
Chapitre I. Filiation dans les textes et positions halakhiques contemporaines
L’impératif de la procréation et les récits de filiation dans les textes de la tradition juive, dans les mythes et les contes populaires
Faire famille : transmission, continuité et ruptures
Chapitre II. L’enquête : Entre la France et Israël
L’adoption, un éléphant dans le salon ?
Les terrains de la recherche
Les acteurs et les procédures de l’adoption en France et à l’international
L’adoption en Israël – Les enjeux politico-religieux
La situation israélienne
Chapitre III. Les étapes d’un « parcours du combattant »
Du désir de procréation à la décision d’adopter
Obtenir l’agrément
Adopter en France : ethnicité, reconnaissance et « look différentiel »
L’adoption internationale
Chapitre IV – La rencontre
L’accélération du temps – l’accélération du récit
L’enfant imaginé, l’enfant photographié, l’enfant rencontré, l’enfant adopté
L’origine de l’enfant, ce que l’on sait de lui, ce que l’on ne veut pas savoir, ce que l’on raconte
La rencontre : un destin ?
Le temps du retour
Devenir parents
Chapitre V. Nommer, inscrire, convertir
Nommer c’est inscrire
La judéité des enfants adoptés : une identité de fait
Convertir
Chapitre VI - Entre hérédité et identification – Le récit des « origines »
Des représentations paradoxales de la filiation : liens du sang / liens du cœur
Le poids de l’hérédité
L’arbre généalogique : une mise en image de la famille dans le temps
La construction des identités individuelles et familiales
Trois récits singuliers : la parole des adoptés et la recherche des origines
Camille : une mère qui se met à la place de ses mères
Sabrina : un entre-deux identitaire
Anna : la construction d’une nouvelle identité familiale
Une mise en perspective
Conclusion – Transmettre
Bibliographie
Date: 2017
Abstract: Le nombre d’actes antisémites ayant donné lieu à un dépôt de plainte est passé de 808 en 2015 à 335 en 2016. Soit une baisse de 58%.

Le déploiement du plan de protection statique par l’opération Sentinelle à travers la France a, selon toute vraisemblance, contribué activement et dans des délais courts à cette baisse. Les effets à moyen et long termes des plans gouvernementaux luttant contre le racisme et l’antisémitisme sont très attendus pour continuer à réduire le nombre d’actes racistes et antisémites encore trop nombreux.

Relevons derrière ces chiffres encourageants certaines réalités qui doivent être intégrées à
l’analyse :

-L’ultra violence et le terrorisme, qui ciblent les Juifs en France, éclipsent souvent l’antisémitisme « du quotidien ». De très nombreuses victimes d’agressions verbales ou de violences légères antisémites ne déposent plus plainte. Elles cèdent à une
habituation ou à une banalisation. Le curseur de l’antisémitisme est allé si loin dans la terreur que les « signaux plus faibles » ne sont plus dénoncés ; alors que leur gravité et conséquences désastreuses restent entières.

-1 acte raciste sur 3 commis en France en 2016 est dirigé contre un Juif alors que les Juifs représentent moins de 1% de la population.

-Depuis de nombreuses années, il existe un glissement fort des propagandes et discours antisémites des anciens supports vers Internet. Or, à ce jour, le recensement exhaustif des incitations à la haine ou à la violence antisémites sur le Net n’existe pas.

-L'antisionisme et la haine d'Israël grandissants œuvrent comme des paravents masquant, décomplexant, voire légitimant l’antisémitisme. Comment mesurer et étudier un phénomène pour le combattre si on lui permet de se dissimuler ? Comment
cautionner un délit par un autre délit ?
Date: 2017
Abstract: Quelle est la fréquence des actes antisémites violents dans l’Europe d’aujourd’hui et quelles sont les tendances observables ? Dans quelle mesure les membres de la communauté juive sont-ils exposés dans les différents pays ? Qui sont les auteurs de ces crimes ?
Il est évidemment impératif de pouvoir répondre à ces questions aussi précisément que possible si l’on veut combattre efficacement l’antisémitisme, et en particulier l’antisémitisme violent.
Le travail présenté dans cette note tente d’établir une première comparaison des niveaux de violence antisémite dans différents pays en combinant les données relatives aux incidents fondées sur les rapports de police avec les résultats d’une enquête sur l’antisémitisme réalisée en 2012 par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA). Un échantillon de sept pays (Allemagne, Danemark, France, Royaume-Uni, Norvège, Suède et Russie) permet d’esquisser des analyses mais c’est surtout sur la base des données de quatre pays du panel (France, Royaume-Uni, Allemagne et Suède) que l’étude comparative a été rendue possible. C’est en France que l’exposition des Juifs à la violence antisémite semble la plus forte.
Concernant les auteurs d’actes antisémites violents, les données disponibles montrent, en Europe de l’Ouest, la prédominance de personnes de culture musulmane, alors qu’en Russie le profil qui prévaut est celui de militants d’extrême droite.
Les résultats présentés ici constituent une première contribution à une évaluation rigoureuse de l’antisémitisme violent dans les pays européens. Ce travail appelle à la construction d’indicateurs communs. La définition d’une mesure précise de l’antisémitisme est l’outil indispensable d’une lutte efficace contre ce redoutable préjugé, capable d’engendrer des comportements violents, y compris meurtriers.
Date: 2016
Abstract: ה-SPCJ) שירות להגנת הקהילה היהודית) מפרסם דו"ח סטטיסטי על האנטישמיות בצרפת בשנת
2015
איסוף המידע בנושא המעשים האנטישמיים בצרפת מתבצע על-ידי ה-SPCJ בשיתוף פעולה הדוק עם
משרד הפנים הצרפתי
האנטישמיות בצרפת בשנת 2015 הייתה גבוהה באופן קיצוני, אלימה ביותרו ,נבעה ממקורות
צרפתיים פנימיים:
ב-2015 בוצעו בצרפת 808 מעשים אנטישמייםמ .ספר זה כולל אך ורק את המעשים שבעקבותיהם •
הוגשה בפועל תלונה למשטרה. מדובר במספר גבוה ביותר.
בשנת 2015 נלקחו 29 בני ערובה (גברים, נשים, ילדים ותינוקות) בסופרמרקט "היפר כשר". האירוע •
התרחש ב-9 בינואר 2015 .במהלך האירוע הוצאו להורג 4 בני אדם.
לראשונה הגיעה האנטישמיות בצרפת לרמה גבוהה באופן קיצוני, ללא כל קשר לסכסוך מזוין • כזה
או אחר במזרח התיכון.
בשנת 2015 שוב ספגו היהודים, המהווים פחות מ-%1 מאוכלוסיית צרפת, %40 מן המעשים •
הגזעניים שבוצעו בצרפת בכלל, ו-%49 מן התקיפות האלימות על רקע גזעני.
בשנת 2015 קיבלה משטרת צרפת בממוצע 2 דיווחים על מעשים אנטישמיים מדי יום. •
בשנת 2015 נרשם מספר גדול של עדויות מפי כאלה שנפלו קורבן למעשים אנטישמיים אולם בחרו •
שלא להגיש תלונה במשטרה על העלבונות האנטישמיים שהוטחו בהם, על האיומים שספגו או על
התקיפות ה"קלות" שבוצע נגדם, וזאת חרף העובדה שחודשים ספורים קודם לכן הוצאו יהודים
להורג רק בשל היותם יהודים.
עולה בהתמדה מספרם של יהודי צרפת הבוחרים להגר למדינות אחרות או המתכננים לעשות זאת. •
חלק ניכר מיהודי צרפת שוב אינו מצליח להבין איזה מקום תופסים היהודים באומה הצרפתית,
וחש שבנוסף לאי-הביטחון הפיזי שבו הם שרויים, המדינה כבר איננה מבינה אותם
Date: 2016
Abstract: Le SPCJ publie les statistiques et analyses de l’antisémitisme en France en 2015
Le recensement des actes antisémites commis sur le territoire français
réalisé par le SPCJ se fait en étroite coopération avec le Ministère de l’Intérieur.
L’antisémitisme en France en 2015 est extrêmement élevé, hyper-violent et endogène :
‣ 808 actes antisémites commis en France en 2015 ayant donné lieu à un dépôt de plainte.
Un nombre extrêmement élevé.
‣ En 2015, 29 personnes (hommes, femmes, enfants, bébés) sont prises en otage dans un
supermarché cacher le 9 janvier 2015. 4 personnes y sont exécutées.
‣ Pour la première fois, l’antisémitisme en France atteint un niveau extrêmement élevé
indépendamment de tout conflit armé au Proche Orient.
‣ En 2015, une fois de plus, les Juifs, qui représentent moins de 1% de la population totale,
sont la cible à eux seuls de 40% des actes racistes commis en France et de 49% des
violences racistes aux personnes.
‣ En France, en 2015, en moyenne, 2 actes antisémites sont recensés par la police chaque
jour.
‣ En 2015, de très nombreux témoignages de victimes d’actes antisémites évoquent leur
réticence à déposer plainte pour des insultes antisémites, des menaces ou des violences
légères alors que certains, quelques mois plus tôt, se sont fait exécuter, car Juifs.
‣ Le nombre de Juifs qui quittent ou envisagent de quitter la France pour rejoindre d’autres
pays ne fait qu’augmenter. Une grande partie des Juifs en France ne comprend plus sa
place dans la Nation, se sent incomprise au-delà même de son insécurité physique.
Date: 2013
Abstract: 2012 : Une année de violences sans précédent contre les Juifs de France
• La Communauté juive a été la cible de 2 attentats en moins de 6 mois.
4 personnes - dont 3 enfants - ont été tuées et 2 personnes ont été blessées.
• 614 actes antisémites ont été recensés en 2012 contre 389 en 2011, soit
une augmentation de 58%
• Les agressions physiques et verbales (violences + propos, gestes
menaçants et démonstrations injurieuses) ont augmenté de 84% par
rapport à 2011 (315 en 2012 contre 171 en 2011)
• Les agressions physiques (violences) ont augmenté de 69% en 2012
comparativement à 2011 (96 en 2012 contre 57 en 2011)
• Un quart des agressions physiques est commis au moyen d’une arme
Les 2 principaux pics d’augmentation des actes antisémites ne sont pas liés au
contexte international
• Loin de susciter une prise de conscience, les attentats de Toulouse et de
Sarcelles ont été suivis d’une augmentation très marquée des actes
antisémites
• Après l’attentat de Toulouse, de nombreux actes antisémites ont été
commis en faisant référence à un soutien ou à une identification à Merah
et à son action
55% des violences racistes en France en 2012 sont dirigées contre des Juifs*
• Selon les services du Ministère de l’Intérieur, 175 faits de violence physique
à caractère raciste ont été enregistrés : 96 faits à caractère antisémite, 70
faits à caractère raciste et xénophobe et 9 faits à caractère antimusulman.
• L’augmentation des actes antisémites en France en 2012 est plus de 8 fois
supérieure à l’augmentation des autres actes racistes et xénophobes : 58%
contre 6.8%
* Ce chiffre est à mettre en perspective avec la réalité démographique estimée de la communauté juive en France
Où ont lieu les agressions antisémites contre les personnes ?
• La majorité des agressions antisémites ont lieu sur la voie publique
• Certaines villes et certains quartiers sont le théâtre d’agressions
antisémites chroniques
Date: 2014
Abstract: Le SPCJ publie les statistiques et analyses de l’antisémitisme en France en
2013.
Le recensement des actes antisémites commis sur le territoire français
réalisé par le SPCJ se fait en étroite coopération avec le Ministère de
l’Intérieur.
‣ La diminution attendue du nombre d’actes antisémites après l’année
2012 – année hors norme en matière d’antisémitisme – n’a pas eu lieu
dans les proportions légitimement escomptées.
‣ Le niveau élevé de menaces antisémites crée un climat hostile où la
parole haineuse anti-juive se libère et favorise à court ou moyen terme
les passages à l’acte.
On peut aisément se figurer combien ce climat va au-delà du présent
recensement chiffré. En effet, le nombre de sites internet, blogs, forum,
mails de nature antisémite se développe de façon exponentielle sur la
toile et ces nouvelles manifestations médiatiques d'antisémitisme ne
sont toujours pas, à ce jour, comptabilisées.
‣ Depuis l’an 2000, soit depuis 14 années consécutives, le nombre d’actes
antisémites en France est très élevé.
Depuis l’année 2000, le nombre d’actes antisémites recensés est en
moyenne 7 fois plus élevé que le nombre d’actes antisémites des années
90. Sur la période, 6 personnes ont été assassinées parce que juives dont
trois enfants en bas âge.
L’antisémitisme en France ne peut plus être considéré comme un
phénomène conjoncturel lié aux évènements et conflits du ProcheOrient
; il s’agit d’un mal structurel qui n’étant pas combattu comme
tel n’a pu être enrayé à ce jour.
‣ Racisme et antisémitisme : « 40% pour moins de 1% »
40% des violences racistes commises en France en 2013 sont dirigées
contre des Juifs. Or, les Juifs en France représentent un peu moins de
1% de la population. Cela signifie que moins de 1% des citoyens du
pays a concentré 40% des violences physiques racistes commis en
France.
‣ Cette année encore les villes de Paris, Marseille, Lyon, Toulouse,
Sarcelles, Strasbourg et Nice sont les villes les plus touchées par le
nombre d’actes antisémites recensés en France.
La rétrospective des faits et tendances antisémites de ces 14 dernières
années démontre que la violence antisémite s’est installée, ancrée dans la
société. Mais élément aggravant, pour les Juifs de France c’est leur
sentiment d’isolement dans le combat contre l’antisémitisme. Or les
valeurs attaquées par ce fléau ne sont-elles pas celles de tout une Nation ?
La lutte contre l’antisémitisme se joue dans les terrains judiciaires et c’est
tout naturel puisqu’il s’agit d’abord de délits. Mais cela ne peut suffire
lorsqu’on lutte pour guérir la société d’un mal.
Il est indispensable de mettre en place un plan interministériel concret,
doté de moyens importants, notamment pour la création et le soutien de
programmes de prévention et d’éducation.
Nous appelons de nos voeux une mobilisation individuelle et collective, de
chacun, chaque jour, face à chaque acte dont il est témoin, face à toute
dérive qu’il constate autour de lui.
Si l’antisémitisme est le problème de tous, il appartient à chacun de le
combattre.
Date: 2016
Date: 2010
Date: 2008
Abstract: Depuis sa création, l’école juive n’a cessé d’évoluer. En multipliant ses structures, en augmentant
ses effectifs, en professionnalisant ses équipes d’encadrement, elle a su répondre aux
besoins communautaires de l’après guerre puis de la vague d’immigration des juifs d’Afrique
du Nord.
Aujourd’hui, un nouveau défi s’impose. L’école pour tous, s’adresse-t-elle vraiment
à chacun?
Tous les élèves n’ont pas les mêmes acquis socioculturels, ni les mêmes rythmes d’apprentissage,
pour certains les bases sont fragiles, le vocabulaire est succinct, d’autres ont des
difficultés de socialisation. La liste est longue et la gestion de l’hétérogénéité est complexe.
Cela fait une trentaine d’années que le retard scolaire est une des préoccupations
majeures des professionnels de l’éducation. Qu’en est-il dans l’école juive ?
Au cours de leur scolarité, à peu prés tous les élèves sont à un moment ou un autre en
difficulté d’apprentissage. Quelles sont les définitions et les réponses institutionnelles à
la difficulté, à l’échec scolaire et au handicap ?
Parallèlement à la communauté éducative nationale, la communauté juive a construit des structures
d’accueils et d’aides aux enfants et aux familles. Différents acteurs interviennent auprès
des enfants en difficulté : des éducateurs, des psychologues, des bénévoles. Il s’agit pour nous
maintenant de clarifier la mission de chacun pour renforcer leur complémentarité.
Où se situe l’école dans le vaste champ de l’éducation spécialisée, à quel moment
l’enseignant a-t-il la responsabilité d’une prise en charge de l’élève en difficulté et où
se situe les limites de cette intervention ?