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Date: 2019
Abstract: 174 actes antisémites recensés en 2018 dont 2 agressions physiques. Les réseaux sociaux concentrent la grande majorité des actes recensés dans ce rapport soit 64%. Une tendance observée depuis plusieurs années. Les médias en général concentrent 24% des chiffres. Principaux vecteurs d’antisémitisme L’extrême-droite : recrudescence de leurs activités en 2018 et intensification des liens entretenu par ces groupes entre les différents cantons romands, la France et l’Italie. A l’ère des fake news et des sites de « ré information», un nombre considérable de commentaires antisémites sur internet trouvent leur source dans le complotisme, particulièrement en ce qui concerne les milieux d’extrême-droite, d’extrême-gauche, islamistes ainsi que les mouvements dits de «dissidence ». 21% des actes recensés ont trait à la théorie du complot juif. Le conflit israélo-palestinien reste une des sources permanentes d’antisémitisme. La nazification d’Israël et l’antisionisme concentrent 29% des actes. Le négationnisme est toujours une réalité en Suisse. 26% des actes antisémites recensés concernent le négationnisme de la Shoah. La banalisation de plus en plus fréquente du discours antisémite sous couvert de « blague potache » et dans le discours public. L’année 2019 n’a pas démarré sous de meilleurs auspices. Le pseudo-humoriste Français Dieudonné M’Bala M’Bala, dans son dernier « spectacle » au Théâtre de Marens en janvier, a franchi une ligne rouge que la CICAD n’entend pas accepter sans agir. Par conséquent, la CICAD a dénoncé pénalement Dieudonné M’Bala M’Bala le 7 février 2019 suite à ses récents propos négationnistes. Recommandations La lutte contre le racisme et l’antisémitisme doit se concevoir dans une approche d’éducation, de prévention tout en favorisant une mobilisation des plus actives. La CICAD émet plusieurs recommandations détaillées dans le présent rapport. L’introduction d’une reconnaissance de la qualité de partie pour les organisations afin qu’elles puissent agir face aux contrevenants à la norme pénale contre le racisme (article 261bis CP) est l’une d’entre elles. Il est indispensable qu’une définition précise de l’antisémitisme soit adoptée en Suisse. La working definition de l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance) sur l’antisémitisme est devenue la référence dans plusieurs états d’Europe. Chaque acte antisémite est une atteinte à nos libertés et notre conscience collective qui mérite des prises de position publiques claires. La Suisse n’est pas un « îlot » épargné par la hausse de l’antisémitisme observée en Europe même si ce dernier s’exprime moins violemment que dans d’autres pays.
Date: 2019
Abstract: Der Schweizerische Israelitische Gemeindebund SIG hat im Jahr 2018 42 antisemitische Vorfälle (exklusive Online) registriert. Darunter waren 1 Tätlichkeit, 11 Beschimpfungen und 5 Schmierereien und keine Sachbeschädigungen. Online, also in den sozialen Medien und den Kommentarspalten von Zeitungen, wurden 535 Vorfälle registriert. Überdies kommt noch eine Dunkelziffer an nicht gemeldeten Vorfällen hinzu.

Inhaltlich wurden vier verschiedene Kategorien unterschieden: Antisemitismus allgemein (148 Vorfälle), Schoahleugnung/-banalisierung (37), israelbezogener Antisemitismus (170) und zeitgenössische antisemitische Verschwörungstheorien (222). Gerade antisemitische Verschwörungstheorien haben in der heutigen Zeit
weiterhin enorm Konjunktur. Dabei werden die verschiedensten und absurdesten Theorien verknüpft, diese
weisen letztlich aber alle auf eine angebliche «jüdische Weltverschwörung» hin (vgl. Kapitel 2.1).

Über 90 Prozent der erfassten Online-Vorfälle stammen von den Social-Media-Plattformen Facebook und
Twitter. Diese Tendenz deckt sich auch mit den allgemeinen Feststellungen zu «Hate Speech» auf den
sozialen Medien. Weit weniger antisemitische Beiträge gibt es in den Kommentarspalten auf den Webseiten der
Schweizer Zeitungen. Dies liegt sicherlich auch daran, dass diese Kommentare vor der Veröffentlichung meist
kontrolliert werden (vgl. Kapitel 2.2).

Sogenannte «Trigger», Anlässe oder Ereignisse, die für einen begrenzten Zeitraum eine massiv höhere Anzahl an antisemitischen Vorfällen zur Folge haben, spielen bei der Verteilung der antisemitischen Vorfälle eine zentrale Rolle. Insbesondere im Internet werden viele der antisemitischen Kommentare durch ein bestimmtes Ereignis bzw. die Berichterstattung darüber ausgelöst. International sind dies vor allem Ereignisse im Nahen Osten. In der Schweiz waren besonders die Berichterstattungen über den Prozess gegen den Rechtsextremisten Kevin G., ein Blick-Artikel über muslimischen Antisemitismus, der Angriff eines mit einem Messer bewaffneten Mannes auf eine Gruppe Juden sowie die Diskussion um jüdisch-orthodoxe Feriengäste Auslöser für überdurchschnittlich viele antisemitische Kommentare und Posts (vgl. Kapitel 2.4)


La Fédération suisse des communautés israélites FSCI a recensé un total de 42 incidents antisémites (occurrences en ligne non comprises), dont 1 cas de voie de fait, 11 cas d’insultes et 5 de graffitis, mais pas de déprédations. En ligne, c’est-à-dire dans les médias sociaux et les colonnes de commentaires des journaux en ligne, 535 incidents ont été enregistrés. Ceci sans compter les cas n’ayant fait l’objet ni d’un signalement ni d’un recensement.

Quatre catégories d’incidents différentes ont été déterminées en fonction de leur teneur : antisémitisme général (148 incidents), négation et banalisation de la Shoah (37), antisémitisme en rapport avec Israël (170) et
théories du complot antisémites contemporaines (222). Cette dernière catégorie des théories complotistes antisémites connaît une croissance importante à l’heure actuelle. Les théories les plus diverses et les plus
absurdes se combinent pour, en fin de compte, toutes aboutir à une prétendue « conspiration mondiale juive »
(voir chapitre 2.1).
Plus de 90 pour cent des incidents en ligne ont pour
origine les plateformes de médias sociaux Facebook et
Twitter. Cette tendance est corroborée par ce que l’on
sait d’une manière générale des propos haineux circulant sur les réseaux sociaux. Beaucoup moins nombreuses sont les entrées antisémites que l’on trouve
dans les colonnes de commentaires des sites des
journaux suisses, ce qui s’explique certainement par le
fait qu’elles sont généralement contrôlées avant d’être
publiées (voir chapitre 2.2).
On appelle « déclencheurs » des circonstances ou des
événements ayant pour effet, durant une période limitée, une augmentation massive du nombre d’incidents
antisémites : ils ont un impact considérable sur l’occurrence et le nombre d’incidents antisémites. Sur Internet
en particulier, nombreux sont les commentaires suscités
par un certain événement ou un reportage. Sur le plan
international, ils ont surtout pour cause des événements
au Proche-Orient. En Suisse, les articles de journaux
portant sur le procès intenté à l’extrémiste de droite Kevin G., un article du Blick sur l’antisémitisme musulman
et l’attaque au couteau d’un homme contre un groupe
de vacanciers juifs orthodoxes ont provoqué un nombre
particulièrement élevé de commentaires et de posts antisémites (voir chapitre 2.4).
Date: 2011
Date: 2011
Abstract: Democratic polities continue to be faced with politics of resentment. Along with resurgent counter-cosmopolitanism and anti-immigrant prejudice, various political agents have mobilized old and modernized antisemitism in European democracies. The first comparative study of its kind, this book rigorously examines the contemporary relevance of antisemitism and other politicized resentments in the context of the European Union and beyond. Presenting new approaches and state-of-the-art research by leading authorities in the field, the volume combines comparative work and political theorizing with ten single country studies using qualitative and quantitative data from Eastern and Western Europe. The result is a new and sober set of arguments and findings, demonstrating that antisemitism and counter-cosmopolitan resentment are still all too present human rights challenges in today’s cosmopolitan Europe.

Contents:

I. Foundations
Politics and Resentment: Examining Antisemitism and Counter-Cosmopolitanism in the European Union and Beyond
Lars Rensmann & Julius H. Schoeps
II. European Comparisons
Is There a New “European Antisemitism”? Public Opinion and Comparative Empirical Research in Europe
Werner Bergmann
“Against Globalism”: Counter-Cosmopolitan Discontent and Antisemitism in Mobilizations of European Extreme Right Parties
Lars Rensmann
Antisemitism and Anti-Americanism: Comparative European Perspectives
Andrei S. Markovits
Playing the Nazi-Card: Israel, Jews, and Antisemitism
Paul Iganski & Abe Sweiry
III. Eastern Europe
The Empire Strikes Back: Antisemitism in Russia
Stella Rock & Alexander Verkhovsky
Hatred Towards Jews as a Political Code? Antisemitism in Hungary
András Kovács
The Resilience of Legacies: Antisemitism in Poland and the Ukraine
Ireneusz Krzemiński
IV. Western Europe
Beyond the Republican Model: Antisemitism in France
Jean-Yves Camus
The Liberal Tradition and Unholy Alliances of the Present: Antisemitism in the United Kingdom
Michael Whine
Political Cultures of Denial? Antisemitism in Sweden and Scandinavia
Henrik Bachner
Erosion of a Taboo: Antisemitism in Switzerland
Christina Späti
Anti-Jewish Guilt Deflection and National Self-Victimization: Antisemitism in Germany
Samuel Salzborn
V. Epilogue
Theorizing Antisemitism and Counter-Cosmopolitanism in the Global Age: A Political Crisis of Postmodernity?
Lars Rensmann
Author(s): Kosmin, Barry A.
Date: 2018
Abstract: The Fourth Survey of European Jewish Community Leaders and Professionals, 2018 presents the results of an online survey offered in 10 languages and administered to 893 respondents in 29 countries. Conducted every three years using the same format, the survey seeks to identify trends and their evolution in time.

The survey asked Jewish lay leaders and community professionals questions regarding future community priorities, identifying the main threats to Jewish life, views on the safety and security situation in their cities, including emergency preparedness, and opinions on an array of internal community issues. Examples include conversions, membership criteria policies on intermarriage, and their vision of Europe and Israel.

The respondents were comprised of presidents and chairpersons of nationwide “umbrella organizations” or Federations; presidents and executive directors of private Jewish foundations, charities, and other privately funded initiatives; presidents and main representatives of Jewish communities that are organized at a city level; executive directors and programme coordinators, as well as current and former board members of Jewish organizations; among others.

The JDC International Centre for Community Development established the survey as a means to identify the priorities, sensibilities and concerns of Europe’s top Jewish leaders and professionals working in Jewish institutions, taking into account the changes that European Jewry has gone through since 1989, and the current political challenges and uncertainties in the continent. In a landscape with few mechanisms that can truly gauge these phenomena, the European Jewish Community Leaders Survey is an essential tool for analysis and applied research in the field of community development.

The Survey team was directed by Dr. Barry Kosmin (Trinity College), who has conducted several large national social surveys and opinion polls in Europe, Africa and the U.S., including the CJF 1990 US National Jewish Population Survey.
Date: 2007
Abstract: The robbery and restitution of Jewish property are two inextricably linked social processes. It is not possible to understand the lawsuits and international agreements on the restoration of Jewish property of the late 1990s without examining what was robbed and by whom. In this volume distinguished historians first outline the mechanisms and scope of the European-wide program of plunder and then assess the effectiveness and historical implications of post-war restitution efforts. Everywhere the solution of legal and material problems was intertwined with changing national myths about the war and conflicting interpretations of justice. Even those countries that pursued extensive restitution programs using rigorous legal means were unable to compensate or fully comprehend the scale of Jewish loss. Especially in Eastern Europe, it was not until the collapse of communism that the concept of restoring some Jewish property rights even became a viable option. Integrating the abundance of new research on the material effects of the Holocaust and its aftermath, this comparative perspective examines the developments in Germany, Poland, Italy, France, Belgium, Hungary and the Czech Republic.

CONTENTS
List of Abbreviations
Preface

Part I: Introduction

Introduction: A History without Boundaries: The Robbery and Restitution of Jewish Property in Europe
Constantin Goschler and Philipp Ther

Part II: The Robbery of Jewish Property in Comparative Perspective

Chapter 1. The Seizure of Jewish Property in Europe: Comparative Aspects of Nazi Methods and Local Responses
Martin Dean

Chapter 2. Aryanization and Restitution in Germany
Frank Bajohr

Chapter 3. The Looting of Jewish Property in Occupied Western Europe: A Comparative Study of Belgium, France, and the Netherlands
Jean-Marc Dreyfus

Chapter 4. The Robbery of Jewish Property in Eastern Europe under German Occupation, 1939–1942
Dieter Pohl

Chapter 5. The Robbery of Jewish Property in Eastern European States Allied with Nazi Germany
Tatjana Tönsmeyer

Part III: The Restitution of Jewish Property in Comparative Perspective

Chapter 6. West Germany and the Restitution of Jewish Property in Europe
Jürgen Lillteicher

Chapter 7. Jewish Property and the Politics of Restitution in Germany after 1945
Constantin Goschler

Chapter 8. Two Approaches to Compensation in France: Restitution and Reparation
Claire Andrieu

Chapter 9. The Expropriation of Jewish Property and Restitution in Belgium
Rudi van Doorslaer

Chapter 10. Indifference and Forgetting: Italy and its Jewish Community, 1938–1970
Ilaria Pavan

Chapter 11. “Why Switzerland?” – Remarks on a Neutral’s Role in the Nazi Program of Robbery and Allied Postwar Restitution Policy
Regula Ludi

Chapter 12. The Hungarian Gold Train: Fantasies of Wealth and the Madness of Genocide
Ronald W. Zweig

Chapter 13. Reluctant Restitution: The Restitution of Jewish Property in the Bohemian Lands after the Second World War
Eduard Kubu and Jan Kuklík Jr.

Chapter 14. The Polish Debate on the Holocaust and the Restitution of Property
Dariusz Stola

Part IV: Concluding Remarks

Conclusion: Reflections on the Restitution and Compensation of Holocaust Theft: Past, Present, and Future
Gerald D. Feldman

Notes on Contributors
Select Bibliography
Index
Date: 2018
Abstract: 150 actes antisémites recensés en 2017 dont 2 agressions physiques : deux jeunes enfants insultés et victimes de crachats. Un homme tabassé et insulté en pleine rue.

30% des actes recensés ont trait au négationnisme de la Shoah, 24% à la théorie du complot juif et 23% aux théories antisémites «classiques». Par ailleurs, la répartition des actes antisémites confirme que les réseaux sociaux concentrent la grande majorité des actes recensés dans ce rapport soit 46%. Une tendance observée depuis plusieurs années.

Au-delà du recensement des actes, la CICAD propose une analyse fine de la situation et des statistiques, tout en articulant des recommandations précises pour répondre à cette problématique.

Principaux vecteurs d’antisémitisme

L’extrême-droite : recrudescence de leurs activités en 2017 et intensification des liens entretenus par ces groupes dans tous les cantons romands et en France voisine.

A l’ère des fake news et des sites de « ré information», un nombre considérable de commentaires antisémites sur internet trouvent leur source dans le complotisme, particulièrement en ce qui concerne les milieux d’extrême-droite, d’extrême-gauche, islamistes ainsi que les mouvements dits de «dissidence ».

L’affaire Jonas Fricker, qui a défrayé la chronique en 2017, a mis en lumière un phénomène de plus en plus récurrent en Suisse : la banalisation de la Shoah, notamment dans les milieux dits antispécistes.

Ainsi, l’année 2017 est marquée par un antisémitisme qui prend racine dans des idéologies antisémites profondes et des concepts éculés.

Recommandations

La lutte contre le racisme et l’antisémitisme doit se concevoir dans une approche d’éducation et de prévention. Face à ces problématiques, la CICAD émet des recommandations - extraits :

- Introduction d’une reconnaissance de la qualité de partie pour les organisations afin qu’elles puissent agir face aux contrevenants à la norme pénale contre le racisme (article 261bis CP),

- Mise en place d’une étude afin de déceler une potentielle présence de préjugés racistes et antisémites dans les établissements scolaires.

La CICAD attend des Autorités qu’elles fassent preuve d’un engagement plus conséquent à lutter contre ce fléau qu’est l’antisémitism
Translated Title: Antisemitism Report 2016
Date: 2017
Abstract: Depending on the study, anti-Semitic attitudes are to be encountered in 10 to 25 percent of the
population. The Swiss Federation of Jewish Communities (SIG) and the Foundation against
Racism and Anti-Semitism (GRA) show in their Anti-Semitism report for 2016 what happens
when attitudes become actions.

In 2016, the year under report, serious incidents were recorded from the spectrum of the extreme
Right: In October 2016, in Toggenburg, a concert was held featuring some notorious neo-Nazi
bands. According to media reports, around 5000 people attended the event.

A number of the bands appearing included songs with anti-Semitic content in their repertoire;
photos of the event show concertgoers giving the Hitler salute. A serious event likewise came to
light in October 2016: In one of their songs, members of a neo-Nazi band made death threats
against the SIG President and members of the SIG management. They also warned of bomb
attacks on Jewish institutions in Zurich.

In July the SIG received an E-mail containing blackmail threats. Jews were held responsible for
all the world’s misfortunes. The unknown sender demanded a large amount of money from the
SIG. If the SIG failed to pay up, the blackmailer threatened that “Jewish people in Switzerland will
bear the consequences”. Two incidents of physical violence occurred in Zurich: At a football
ground two Jewish youngsters asked other footballers if they could join in. The answer was:
“You’re Jews. There’s nothing here for Jews. S**t Jews”. The two Jewish youngsters were then
spat on. As they left they were followed by jeers of “Heil Hitler”. Again in Zurich, in April a Jewish
boy was the victim of massive anti-Semitic invective in the street and was spat on as he rode his
bicycle past three young people.

As the focus of his contribution the historian Daniel Rickenbacher, under the title “When hatred of
Jews creates unity”, looks at the cross-front phenomenon in Switzerland. Cross-fronts is the term
coined to describe associations which are formed between groups who are at opposite ends of
the political spectrum. Rickenbacher shows that in Switzerland informal interaction exists
between groupings on the Left, the Right, and Islamists. According to Rickenbacher, the
embedding of anti-Semitism in a range of different political spectra provides the basis for groups
to find common ground who would otherwise be assumed to be in complete opposition.
Date: 2010
Abstract: Le tableau récapitulatif des actes antisémites recensés pour l’année 2009 en Suisse romande fait état d’une augmentation de 59% par rapport à l’année passée. A titre de comparaison, l’année 2009 atteint, avec un total de 153 actes recensés, un « record » par rapport aux cinq années précédemment examinées.

L’utilisation de plus en plus fréquente, à des fins de propagande antisémite, des diverses plateformes interactives mises à disposition du public par les médias est inquiétante. Force est de constater, en effet, que nombre de ces outils (blogs, commentaires de lecteurs en ligne,…) sont utilisés par certains afin de déverser leur haine des Juifs de manière anonyme. Cette libération de la parole antisémite est, pour le moins, alarmante.

De plus, l’actualité liée au conflit en cours au Proche-Orient est également l’occasion, pour certains, de diffuser des messages à caractère antisémite – voire de justifier des actes antisémites – sous couvert de critiquer la politique d’Israël.

La question de l’antisionisme et de la critique d’Israël est, en effet, de plus en plus au cœur de l’actualité. Il est bien entendu qu’Israël, comme n’importe quel Etat, peut être critiqué lorsqu’il commet des erreurs et qu’il ne saurait exister d’exception en ce qui le concerne. Mais comment s’assurer que des critiques qui visent l’Etat d’Israël soient inspirées par des sentiments que n’influence aucun soupçon d’antisémitisme ?

Ce phénomène, qualifié de « nouvel antisémitisme » ou d’antisémitisme « dans une nouvelle enveloppe » consiste en une critique d’Israël qui ne se concentre pas sur ce qu’Israël fait, mais sur ce qu’il est – un Etat juif. Les stéréotypes généralement associés aux Juifs par la propagande antisémite sont ainsi attribués à l’Etat d’Israël (soif de domination, contrôle des médias et de la finance,…) ; certains vont même jusqu’à faire le parallèle entre les Palestiniens et la figure du Christ, ressuscitant ainsi le mythe du peuple juif « déicide ».

Le fait de définir des critères moraux plus élevés pour Israël que pour d’autres Etats, et par conséquent, de critiquer Israël plus sévèrement que d’autres Etats, relève également de ce phénomène.

D’autre part, l’antisionisme, en tant qu’opposition de principe à l’existence de l’Etat d’Israël, ne saurait être toléré. En effet, contrairement à ce que certains prétendent, l’antisionisme n’est pas une position politique acceptable ; il s’agit de la remise en question pure et simple du droit du peuple juif à disposer d’un Etat.
Plus spécifiquement, le Centre européen de surveillance du racisme et de la xénophobie (European Monitoring Center on Racism and Xenophobia, EUMC) a établi une définition de travail de l’antisémitisme, dont une partie est consacrée à cette question particulière :
« […] Des exemples de la manière dont l’antisémitisme se manifeste en rapport avec l’Etat d’Israël […] pourraient inclure:

- Le fait de nier au peuple juif son droit à l’auto-détermination.
- Le fait d’appliquer un double standard en réclamant [d’Israël] un comportement qui n’est exigé ou attendu d’aucune autre nation démocratique.
- Le fait d’utiliser les symboles et images associées à l’antisémitisme classique (p.ex., l’affirmation que les Juifs ont tué Jésus ou les accusations de meurtre rituel) pour caractériser Israël ou les Israéliens.
- Le fait de dresser des comparaisons entre la politique israélienne et celle des nazis.
- Le fait de tenir les Juifs pour collectivement responsables des actions de l’Etat d’Israël. […] »

Enfin, la liberté d’expression est un attribut fondamental de la démocratie et le respect de son principe est indispensable à l’existence d’une société ouverte, pluraliste et respectueuse. C’est pourquoi, nous nepouvons accepter qu’un principe aussi fondamental que la liberté d’expression soit utilisé comme instrument de propagande haineuse.
Nous espérons que la flambée d’actes antisémites constatée en 2009 ne trouve pas écho en 2010 et soulignons dans ce cadre, la nécessité d’une prise de conscience générale face à une situation, pour le moins, alarmante. Nous sommes cependant inquiets en constatant l’émergence de débats sur les pratiques et la liberté religieuses, contraires à l’esprit de tolérance et de respect qui prévaut dans notre pays.
Date: 2012
Abstract: Le nombre d’actes antisémites recensés en Suisse romande en 2011 révèle une augmentation de 28% par rapport à l’année 2010. Au total, 130 actes antisémites, dont 119 préoccupants, 6 considérés comme sérieux et 5 comme étant des actes graves, ont été enregistrés (contre 104 l’année précédente). Au-delà de la hausse de ces chiffres, c’est davantage la nature de ces actes qui inquiètent la CICAD, car il s’agit principalement d’agressions physiques (dont l’une à l’arme blanche) ou encore de menaces de mort et d’insultes ciblées. 2011 est en effet l’année qui enregistre le plus grand nombre d’actes graves depuis le début du recensement en 2003.

Les appels au passage à l’acte et autres mots propageant la haine raciale aboutissent à un recours à la violence qui tend à se banaliser et à se multiplier, comme ce fut le cas lors de certaines affaires. Il s'agit d'actes d'une nature nouvelle auxquels sont confrontés les juifs, parfois à titre individuel.


Cette hausse d’actes antisémites fait également suite à l’utilisation croissante des nouveaux moyens de communication. En effet, des internautes sont de plus en plus nombreux à créer leur blog et à commenter des articles, souvent de manière anonyme pour déverser leur haine antisémite. En utilisant le prétexte de la liberté d’expression, des activistes entendent imposer un «droit à la discrimination», à la «diffamation» et à «l’injure raciste». Cette libération de la parole antisémite est pour le moins alarmante.


Cette situation bénéficie d’un climat particulier où se mêlent allègrement la banalisation des propos racistes, les invitations à s'en prendre aux juifs (toujours répétées dans certains milieux intégristes à l'étranger et jamais dénoncées ici ou ailleurs), l’inculture face aux questions de discrimination, la méconnaissance des faits historiques et une accoutumance à la violence des paroles et des actes. Un phénomène qui transcende les générations.


De plus, la crise économique mondiale, ressentie très fortement en Europe, sert de base idéologique à des groupes «conspirationnistes» pour tenter de justifier les thèses les plus antisémites, remettant au goût du jour les vieux poncifs datant du Moyen-âge sur les juifs et l’argent ou les théories du complot illustrées par «Les Protocoles des Sages de Sion».


Par ailleurs, l’instrumentalisation du conflit israélo-palestinien reste plus que jamais un facteur pour désigner les juifs, et depuis peu, le judaïsme comme la quintessence du Mal. Les juifs sont même accusés d’avoir inventé la Shoah et de l’instrumentaliser afin de créer à dessein un sentiment de culpabilité au sein de la population non juive. Qu’il s’agisse d’associations qui mêlent amalgames et propagandes, de groupes reprenant les thèses nationales socialistes ou de leaders religieux… ces activistes déploient leur énergie pour faire front commun : l’alliance des extrémistes.
Date: 2013
Abstract: Pour la neuvième année consécutive, la CICAD publie son rapport qui recense, en Suisse romande, les actes antisémites.
Le nombre total d’actes antisémites en 2012 est de 87, ce qui représente une baisse de 33% par rapport à l’année 2011 (130 actes).
Les efforts déployés par la CICAD pour dénoncer systématiquement tout acte antisémite portent leurs fruits, notamment les commentaires anonymes postés sur internet : le nombre de commentaires antisémites postés sur les sites de médias romands recensés est en nette diminution.
Cette baisse fait suite à une série de mesures prises par les rédactions concernées, que la CICAD salue, même si elles n’ont pas permis de régler totalement le problème. La question des commentaires haineux nécessite toutefois un engagement à long terme de la part des hébergeurs concernés.
Autres sources de préoccupation :
- l’émergence de groupuscules d’extrême-droite utilisant des références explicites au fascisme ou au nazisme et qui tendent à se développer depuis quelques années déjà ;
- la résurgence de thèses antisémites provenant des milieux catholiques intégristes, condamnés à plusieurs reprises par l’Eglise catholique romaine ;
- l’antisémitisme sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter, notamment);
- l’actualité proche-orientale, et notamment le conflit israélo-palestinien, qui est toujours l’occasion pour certains de laisser libre cours à leurs préjugés antisémites.
Le Rapport revient en détail, dans sa partie analytique, sur ces différents foyers d’antisémitisme.

Ce rapport annuel est également l’occasion pour la CICAD de faire part de ses recommandations aux journalistes, aux élus, ainsi qu’aux responsables de l’enseignement et de l’éducation pour une lutte efficace contre le racisme et l’antisémitisme.
Date: 2014
Abstract: Le nombre total d’actes antisémites enregistrés en 2013 par la CICAD en Suisse romande est de 151, ce qui représente une augmentation de près de 75% par rapport à l’année 2012 (87 actes).

Un très grand nombre de ces actes concerne les commentaires postés sur internet, notamment sur les sites de grands médias romands. Force est ainsi de constater que les mesures prises par les différentes rédactions concernées – que nous saluions en 2012 – ne sont pas suffisantes pour endiguer la vague de commentaires antisémites auxquels nous devons faire face chaque année.
La fin du système d’anonymat sur la toile, ainsi que la modération des commentaires avant et non après leur publication, restent pour la CICAD l’alternative la plus souhaitable.
L’analyse de la situation pour l’année 2013 met en exergue quatre pôles principaux d’antisémitisme :
Les groupuscules d’extrême-droite. Qu’il s’agisse du Parti Nationaliste Suisse de Philippe Brennenstuhl, du groupe Genève Non Conforme ou de la branche suisse du mouvement d’Alain Soral, Egalité & Réconciliation, tous ont un ennemi commun bien identifié : les Juifs.
Les thèses antisémites développées dans les milieux catholiques intégristes suisses. Le site Eschaton, dont Julien Günzinger est l’administrateur et qui se présente comme un « blog de promotion de la doctrine sociale catholique et de résistance au mondialisme », regorge d’articles hostiles au judaïsme et à « l’oligarchie talmudo-maçonnique ».
L’antisémitisme toujours plus présent sur les réseaux sociaux (Facebook, YouTube et Twitter, notamment) est également un développement alarmant. Bien que non comptabilisés, la CICAD livre dans son Rapport une analyse de ces supports. Des dénonciations au Parquet ont d’ailleurs été initiées par la CICAD pour certaines de ces publications.
L’actualité proche-orientale – et notamment le conflit israélo-palestinien – est toujours l’occasion, pour certains, de laisser libre cours à leurs préjugés antisémites, prétextant une simple critique de la politique israélienne.

La fin de l’année 2013, de même que les premiers mois de 2014, auront été marqués par « la nébuleuse Dieudonné », qui contribue à cette libération de la parole antisémite. Le Rapport revient sur ce phénomène, qui n’épargne malheureusement pas la Suisse romande. L’occasion pour la CICAD de rappeler que l’antisémitisme n’est pas une opinion, mais bien un délit ; se réclamer de la liberté d’expression pour propager des thèses antisémites ou négationnistes ne saurait donc être toléré.
Date: 2015
Abstract: En 2014, la CICAD a recensé 270 actes, contre 151 en 2013, une augmentation de 79% par rapport à l’année précédente.
Jamais la CICAD n’avait enregistré autant d’incidents depuis la première publication de son Rapport en 2003. Particulièrement troublant, l’explosion du nombre d’actes en janvier et lors de la deuxième moitié de 2014 et, en particulier, des actes préoccupants et indicateurs.
Ce déchainement, notamment, des propos antisémites disséminés sur internet, s’explique, comme le soulève l’analyse présentée dans notre rapport, par l’actualité. Lors de l’opération Bordure Protectrice de l’été 2014, les propos les plus virulents ont trouvé un écho dans nombre de plateformes médias. De plus, la présence durant plusieurs semaines d’une femme munie d’un drapeau palestinien venue manifester devant la synagogue Beth Yaakov, une première à Genève, montre que l’hostilité à l’égard de la communauté juive a franchi une ligne rouge cet été. Des situations qui illustrent comment antisémitisme et antisionisme sont les 2 faces d’une même médaille.
L’inquiétude règne au sein de la communauté juive en ce début d’année. Les événements encouragent à la vigilance. Ainsi, en février 2015, deux actes inquiétants visant des institutions juives sont à relever: un homme se trouvant devant une école juive a interpellé un responsable de cette école en le menaçant : «Vous allez tous mourir ! On va faire sauter votre école ». Et plus récemment, un pétard a été lancé par un groupe sur une synagogue de Genève.
De plus, le rapport de la « task-force de lutte contre les voyageurs djihadistes », diffusé le 26 février 2015, souligne: « on ne peut exclure qu'un attentat soit commis en Suisse à l'instar de ce qui s'est passé à Paris ou à Copenhague ».
Translated Title: Antisemitism Report 2015
Date: 2016
Abstract: In 2015, SIG and GRA registered 14 anti-Semitic incidents in German-speaking Switzerland.
This is significantly less than in 2014: in that year 66 incidents were registered. As in previous
years, in 2015 the actual quantity of anti-Semitic hatred on the internet was not recorded;
however there was a noticeable tendency towards less anti-Semitic hatred than in the previous
year.
As in 2014, two anti-Semitically motivated physical attacks were registered in the reporting year.
On one occasion, Jewish adolescents were physically attacked in Zurich by adolescents of the
same age - in the second case, it was neo-Nazis who also attacked a Jew in Zurich.
However, this drop in the number of registered incidents should not be taken as a sign of any
corresponding reduction in the level of anti-Semitic sentiment.
The study "Living Together in Switzerland", conducted on behalf of the centre for anti-racism and
published early in 2015, reveals that the spread of anti-Semitic sentiment across the broad
spectrum of society is, at around 10% of the Swiss population, relatively stable. This sentiment
often remains hidden and emerges in surges, sparked off by 'trigger events' such as conflict
between Israel and Palestinians. This was particularly apparent in 2014. While the Israeli military
deployment in Gaza was a response to rocket attacks on Israel, the number of anti-Semitic
incidents accelerated, only to drop quickly again afterwards. A further point to make is that
criticism of Israel's policies is not regarded explicitly as a form of "anti-Semitic incident", whereas
statements such as "all Jews should be gassed" are.
In 2015, there was no military escalation with Israeli involvement such as in 2014 and also no
other trigger events. This could well be the main reason for the lower number of registered
incidents. As in previous years, the actual number of incidents is most probably higher, because
many incidents go unreported.
In autumn 2015, there were numerous knife attacks by Palestinians on Jewish Israelis in Israel.
This also led to anti-Semitic comments in Switzerland, for example on Facebook, which glorified
the perpetrators as heroes. However, there was no heightened activity, as in 2014 during the
Gaza War, when Facebook hatred-mongers whipped each other up and tried to outdo each
other.
In 2014, SIG and GRA brought 25 criminal charges against individuals making hate statements
about Jews on Facebook. In the cases were it was possible to unmask the perpetrators, they
were found to have breached the anti-racism penal code. However, many cases against
unidentifiable Facebook hatred-mongers had to be abandoned. Also, other institutions and
private individuals brought dozens of other charges. SIG and GRA do not know the outcomes of
these proceedings.
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It cannot be ruled out that these charges and media reports about them in 2014 led to fewer and
less drastic hate statements against Jews on Swiss Facebook pages in 2015 than in previous
years. In summer 2015, hate statements on the net became a broad subject of media attention in
connection with the refugee crisis. This debate, too, could have led to the sensitization of many
people. Today, it may well be true that more people than in the past are aware that racist and
anti-Semitic hatred in the internet can be a criminal offence.
The fact that 2015 also saw not only written and verbal attacks but also physical assaults on
Jews shows that anti-Semitic sentiment can still lead to physical violence on occasion.
Such as, in summer 2015, more than 20 neo-Nazis turned up in Zurich-Wiedikon and attacked an
orthodox Jew. They insulted him, spat at him, and jostled him. This may well have had a more
serious outcome, but for the energetic interventions of passers-by and the police. Another
incident took place at a football pitch in Zurich. Young footballers from a Jewish football
association were insulted anti-Semitically, jostled and finally beaten by other young people. The
perpetrators only left their victims in peace when passers-by got involved. The perpetrators then
fled the scene unidentified.
Date: 2012
Abstract: Die Meldestelle des Schweizerischen Israelitischen Gemeindebundes SIG
erfasst und registriert antisemitische Vorfälle in der Deutschschweiz. Erfasst
werden öffentlich bekannte Vorfälle wie auch Vorfälle, die dem SIG gemeldet
werden. Seit Anfang 2011 beobachtet der SIG zudem verschiedene Schweizer
Internetseiten. Die GRA Stiftung gegen Rassismus und Antisemitismus erfasst
öffentlich bekannte und gemeldete Vorfälle in der ganzen Schweiz und veröffentlicht
diese in einer jährlich erscheinenden Chronologie.17 Der vorliegende
Bericht vereinigt alle vom SIG und der GRA registrierten antisemitischen
Vorfälle aus der deutschsprachigen Schweiz. Die Vorfälle aus der Westschweiz
sind im Antisemitismusbericht der CICAD (Coordination intercommunautaire
contre l’antisémitisme et la diffamation) zusammengefasst.18
Im Berichtsjahr 2011 erfassten SIG und GRA insgesamt 112 antisemitische Vorfälle
in der deutschsprachigen Schweiz. Die massive Steigerung gegenüber dem
Vorjahr (34 erfasste Vorfälle) erklärt sich dadurch, dass der SIG Anfang 2011
damit begonnen hat, aktiv nach antisemitischen Äusserungen im Internet zu
suchen. Bei 76 der 112 Vorfälle handelte es sich um Fälle von Antisemitismus im
Internet. Die Zahl der antisemitischen Vorfälle, die sich nicht im Internet ereignet
haben, ist mit 36 leicht höher als im Vorjahr (29 Vorfälle). Aus dieser quantitativen
Steigerung lässt sich jedoch nicht auf eine bedeutend stärkere Verbreitung
von Antisemitismus in der deutschsprachigen Schweiz schliessen.
Author(s): Kosmin, Barry A.
Date: 2016
Abstract: Launched by the American Jewish Joint Distribution Committee’s International Centre for Community Development (JDC-ICCD), and conducted by a research team at Trinity College (Hartford, Connecticut, USA) between June and August 2015, the Third Survey of European Jewish Leaders and Opinion Formers presents the results of an online survey administered to 314 respondents in 29 countries. The survey was conducted online in five languages: English, French, Spanish, German and Hungarian. The Survey of European Jewish Leaders and Opinion Formers is conducted every three or four years using the same format, in order to identify trends and their evolution. Findings of the 2015 edition were assessed and evaluated based on the results of previous surveys (2008 and 2011). The survey posed Jewish leaders and opinion formers a range of questions about major challenges and issues that
concern European Jewish communities in 2015, and about their expectations of how communities will evolve over the next 5-10 years. The 45 questions (see Appendix) dealt
with topics that relate to internal community structures and their functions, as well as the external environment affecting communities. The questionnaire also included six open-ended questions in a choice of five languages. These answers form the basis of the qualitative analysis of the report. The questions were organized under the following headings:• Vision & Change (6 questions)
• Decision-Making & Control (1 question)
• Lay Leadership (1 question)
• Professional Leadership (2 questions)
• Status Issues & Intermarriage (5 questions)
• Organizational Frameworks (2 questions)
• Community Causes (2 questions)
• Jewish Education (1 question)
• Funding (3 questions)
• Communal Tensions (3 questions)
• Anti-Semitism/Security (5 questions)
• Europe (1 question)
• Israel (1 question)
• Future (2 questions)
• Personal Profile (9 questions)
Date: 2015
Abstract: Viele Jüdinnen und Juden lieben nichtjüdische Partner_innen, leben und haben Kinder mit ihnen. Die Vorstellung von ‚Juden‘ und ‚Nichtjuden‘ als klar unterscheidbaren Gruppen ist überholt. ‚Gemischte‘ Familien und Partnerschaften sind stattdessen Teil der zeitgenössischen Lebensrealität im deutschsprachigen Raum und darüber hinaus.

Der nicht unumstrittene Begriff des Hybriden, ursprünglich aus Botanik und Biologie entlehnt und im 19. Jahrhundert in die Rassenlehre übernommen, wo er negativ besetzt wurde, findet seit einigen Jahren in diversen Bereichen der Geistes-, Kultur- und Sozialwissenschaften wieder Verwendung. Dort richtet sich das Interesse auf Begegnungen, Vermischungen, Übergänge, Übersetzungen und Neuschöpfungen. Daraus entstehen Fragen nach Inklusion und Exklusion, welche Formen ‚Vermischungen‘ oder ‚Hybridisierungen‘ in konkreten Kontexten annehmen und in welchen kulturellen Praktiken und Identitätskonstruktionen sich diese äußern. Solche Fragen stellen sich auch für zeitgenössische jüdische Lebensentwürfe: Versteht man Identitäten als reflexive Prozesse des Selbstverstehens, des Entwickelns von sich immer in Veränderung befindlichen Selbstbildern und als eine Beziehung, zeigt sich, wie bedeutsam der Kontakt mit anderen und das Erfahren von Fremdwahrnehmung durch andere ist. Widersprüchliche Definitionen von Jüdischsein führen hier zu Herausforderungen für gemischte Familien. Die Komplexität resultiert u.a. aus den verschiedenen Ebenen zeitgenössischer jüdischer Identität, wie der kulturellen, der religiösen und nach der Shoah der historischen Ebene der Familien- und Verfolgungsgeschichte.

Der Band Hybride jüdische Identitäten versammelt die Vorträge der gleichnamigen internationalen Tagung, die im November 2012 am Erziehungswissenschaftlichen Institut der Universität Zürich stattgefunden hat. Die Autor_innen bringen nicht nur Perspektiven unterschiedlicher wissenschaftlicher Disziplinen, wie der Psychologie, der Soziologie, der Kultur- und Literaturwissenschaft sowie der Psychoanalyse zusammen, sondern untersuchen auch unterschiedliche nationale Zusammenhänge und Spezifika. Der Sammelband bündelt damit erstmalig Forschungen zu gemischt jüdisch-nichtjüdischen Familien und deren Selbstverständnissen und Erfahrungen.

Inhalt:

Lea Wohl von Haselberg: Einleitung 7
Micha Brumlik: Matrilinearität im Judentum. Ein religionshistorischer Essay19
Elisabeth Beck-Gernsheim: Juden, Nichtjuden und die dazwischen. Im Dschungel der Orientierungsversuche 35
Christina von Braun: Virtuelle Genealogien 49
Christa Wohl: Patrilineare in Deutschland: Jüdisch oder nicht? Eine psychologische Untersuchung 65
Birgitta Scherhans: Jüdisch-christliche ‚Mischehen‘ in Deutschland nach 1945 83
Madeleine Dreyfus: ‚Mischehe‘ und Übertritt. Elemente jüdischer Identitätskonstruktionen am Beispiel der deutschen Schweiz 103
Catherine Grandsard: Approximate Answers to Baffling Problems. Issues of Identity in Mixed Jewish-Christian Families in France 121
Adrian Wójcik/Michał Bilewicz: Beyond Ethnicity. The Role of the Mixed-Origin Family for Jewish Identity: A Polish Case Study 133
Pearl Beck: The Relationship between Intermarriage and Jewish Identity in the United States. An Examination of Overall Trends and Specific Research Findings 147
Joela Jacobs: Die Frage nach dem Bindestrich. Deutsch-jüdische Identitäten und Literatur 169