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Date: 2020
Abstract: [Edited from press release] Le bureau français de l’American Jewish Committee (AJC) a publié aujourd’hui sa première « radiographie » de l’antisémitisme en France ; une enquête sur les perceptions des Français et des Français de confession ou de culture juive sur la question de l’antisémitisme. L’étude a été réalisée par l’institut de sondage IFOP, en partenariat avec la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol). Un échantillon de 505 Français juifs et de 1027 Français a été interrogé selon un questionnaire commun. « Les statistiques publiées chaque année par le ministère de l’Intérieur, bien qu’essentielles, ne reflètent pas les différentes facettes du problème que représente l’antisémitisme dans notre pays. Les données existantes s’appuient principalement sur les plaintes déposées, mais elles ne tiennent pas compte de la perception du problème et de son impact sur la vie des citoyens français » explique Anne-Sophie Sebban-Bécache, directrice de l’AJC Paris. Selon l’enquête, la majorité des Français comme des Français d’origine juive considère qu’il y a beaucoup d’antisémitisme en France et que le phénomène est en augmentation. 70% des Juifs français déclarent avoir été victimes d’au moins un incident antisémite au cours de leur vie (84% pour les Français juifs de moins de 25 ans). Un tiers des Français juifs se sentent menacés en raison de leur appartenance religieuse ; le sentiment de menace est beaucoup plus fort chez les Juifs pratiquants et les jeunes Juifs (moins de 35 ans). Les deux principaux lieux où des incidents antisémites se produisent sont la rue (54%) et l’école (55%). Pour 26 % des Français ayant subi une agression physique, cela s’est produit à l’école ou dans un contexte scolaire. Pour échapper à l’antisémitisme, les Français juifs évitent certains territoires (44%) et s’abstiennent d’afficher des symboles exprimant leur judaïsme (37%). Un quart des Français juifs ont déclaré avoir déjà évité de révéler leur appartenance à la communauté juive sur leur lieu de travail. « Il est très inquiétant de constater que l’antisémitisme a un impact sur la vie et le mode de vie de la majorité des Français juifs. Nous remarquons amèrement que ces derniers n’ont pas de répit face à l’antisémitisme. Cela doit cesser » a déclaré Anne-Sophie Sebban-Bécache. Un Français sur cinq déclare avoir déjà entendu une personne de son entourage dire du mal des Juifs. 16% des Français disent avoir déjà assisté à une agression verbale antisémite. La grande majorité des Français (73%) et des Français juifs (72%) considèrent que l’antisémitisme concerne la société française toute entière. « L’antisémitisme fait partie de la vie quotidienne des Français dans leur ensemble. C’est un phénomène qu’ils perçoivent et qui les touche. C’est désormais une préoccupation pour toute la société française, et non plus seulement pour les Français d’origine juive. C’est donc la note finale encourageante et positive de cette enquête : nous ne sommes plus aussi seuls, pour combattre ce fléau, que nous avons pu l’être – ou avons eu le sentiment de l’être – par le passé. Cela doit se refléter dans les actions politiques ; la lutte contre l’antisémitisme doit être une priorité nationale disposant de moyens adéquats pour couvrir l’ensemble du territoire français. » conclut Anne-Sophie Sebban-Bécache.
Date: 2019
Abstract: [Edited from press release]

The AJC Paris study was conducted by IFOP, a leading polling firm, in partnership with Fondapol, a major French think tank. They polled 505 French Jews and 1027 French people between October 14 and November 19, 2019.

As antisemitism in France continues to spiral, Jews and the general population in France agree on the magnitude of the problem, according to the American Jewish Committee (AJC) Paris survey of perceptions of and experiences with antisemitism in France.

But alignment on the antisemitism threat to French society, and the government’s weak responsiveness, does not mitigate the fears of Jews about their safety and future in France.

Nearly three-quarters, 73%, of the French public, and 72% of Jews, consider antisemitism a problem that affects all of French society. 47% of the general public and 67% of the Jewish respondents say the level of antisemitism in France is high, while 27% and 22%, respectively, say it is low.

While 53% of the general public say antisemitism has been increasing, and 18% decreasing, in recent years, 77% of Jews say it has increased and 12% decreased.

The AJC Paris survey found that 70 percent of French Jews say they have been victims of at least one antisemitic incident in their lifetime, 64% have suffered anti-Semitic verbal abuse at least once, and 23% have been targets of physical violence on at least one occasion, with 10 percent saying they were attacked several times.

The continued spiraling of antisemitism in France has led significant percentages of the Jewish population to take protective actions. More than one-third, 37%, refrain from using visible Jewish symbols, 25% avoid revealing their Jewish identity in the workplace, and 52% have considered leaving France.

Overall, 44% of the Jewish sample say the situation for French Jews is worse than a year ago, only 11% say it is better and 42% no better or worse.

The youngest Jews, ages 18-24, are on the “front line” more than older cohorts in confronting antisemitism. 84% of them have suffered at last one antisemitic act, compared with 70% of all respondents; 79 percent had suffered verbal abuse, compared with 64% of all respondents, and 39% faced an act of physical aggression, compared with 23% of the full Jewish sample.

Visibly religious French Jews feel the most vulnerable, with 74% of them saying they had been a victim of at least one act of verbal abuse, compared with 64% of the full Jewish sample.

The main locations where antisemitic incidents occur the most are in the street and school. 55% said they had been insulted or threatened on the street, and 59% said they had suffered physical abuse in the school.

54% were victims of verbal abuse, and 26% had been victims of antisemitic violence in schools.

But equally disturbing is the finding that 46% said they had suffered anti-Semitic verbal abuse in the workplace.

Regarding the responsiveness of elected officials, Jews and the general public agree. Only 47% of Jews and 48% of the general public have confidence in the President of France tackling antisemitism, 46% of Jews and 41% of the public in the French government, and 58% of Jews and 56% of the public in local elected officials

Date: 2017
Abstract: Quelle est la fréquence des actes antisémites violents dans l’Europe d’aujourd’hui et quelles sont les tendances observables ? Dans quelle mesure les membres de la communauté juive sont-ils exposés dans les différents pays ? Qui sont les auteurs de ces crimes ?
Il est évidemment impératif de pouvoir répondre à ces questions aussi précisément que possible si l’on veut combattre efficacement l’antisémitisme, et en particulier l’antisémitisme violent.
Le travail présenté dans cette note tente d’établir une première comparaison des niveaux de violence antisémite dans différents pays en combinant les données relatives aux incidents fondées sur les rapports de police avec les résultats d’une enquête sur l’antisémitisme réalisée en 2012 par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA). Un échantillon de sept pays (Allemagne, Danemark, France, Royaume-Uni, Norvège, Suède et Russie) permet d’esquisser des analyses mais c’est surtout sur la base des données de quatre pays du panel (France, Royaume-Uni, Allemagne et Suède) que l’étude comparative a été rendue possible. C’est en France que l’exposition des Juifs à la violence antisémite semble la plus forte.
Concernant les auteurs d’actes antisémites violents, les données disponibles montrent, en Europe de l’Ouest, la prédominance de personnes de culture musulmane, alors qu’en Russie le profil qui prévaut est celui de militants d’extrême droite.
Les résultats présentés ici constituent une première contribution à une évaluation rigoureuse de l’antisémitisme violent dans les pays européens. Ce travail appelle à la construction d’indicateurs communs. La définition d’une mesure précise de l’antisémitisme est l’outil indispensable d’une lutte efficace contre ce redoutable préjugé, capable d’engendrer des comportements violents, y compris meurtriers.