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Date: 2020
Abstract: Az antiszemitizmus elleni küzdelem jelentôs része az antiszemita incidensek elôfordulásának nyomon követése. A Tett
és Védelem Liga egyik célja, hogy a társadalom szélesebb köreiben felhívja a figyelmet az antiszemitizmusra. Ennek elsôdleges eszköze a közéletben elôforduló gyûlölet-bûncselekményekkel kapcsolatos folyamatos és szakmailag megalapozott monitoringtevékenység. Az antiszemita incidensekre és egyéb gyûlöletcselekményekre vonatkozó információk gyûjtése és elemzése hiányában sem a zsidó közösségek, sem az egyének számára nem lehet valós védelmet biztosítani. Az adatgyûjtés eredményét a Tett és Védelem Liga – Magyarországon együttmûködésben a Tett és Védelem Alapítvánnyal – havi rendszerességgel közzéteszi havi jelentések formájában, az egyes országokra/régiókra vonatkozó megállapítások összefoglalóját pedig féléves és éves jelentésben publikálja. A jelentések kétféle cselekménnyel foglalkoznak: antiszemita gyûlölet-bûncselekményekkel és gyûlölet motiválta incidensekkel.
A jelentések mindkét cselekményt összefoglalóan ‘gyûlöletcselekményeknek’ nevezik. Az antiszemita gyûlölet-bûncselekmények és az egyéb típusú gyûlölet-bûncselekmények közötti fô különbség az antiszemita motiváció megléte. Az egyes országok eltérô törvényei és jogszabályi alkalmazásai következtében változó, hogy a büntetôjog szerint
mely antiszemita incidensek számítanak bûncselekménynek. Elôfordulnak olyan gyûlölet motiválta cselekmények is, amelyek ugyan felzaklatják a zsidó közösséget, mégsem tekinthetôek bûncselekménynek, például a szólásszabadság égisze alatt. Az általános áttekintés megszerzése és az idôbeli változások vizsgálata érdekében a Tett és Védelem Liga szerint mindkét típusú cse lekmény dokumentálására szükség van. A minél szélesebb körû monitorozás érdekében a Tett és Védelem Liga többféle forrást alkalmaz. Az események regisztrálásán kívül, az egyes incidensek különbözô
jellemzôit is számba vesszük. A dokumentálás során rögzítjük a cselekmények helyszínére, elkövetôjére (amennyiben ismert), célpontjára és (esetleges) következményeire vonatkozó adatokat, valamint megkülönböztetjük egymástól az eltérô cselekménytípusokat. Ebben a féléves jelentésben a 2020. januártól júniusig terjedô idôszak monitoringtevékenységének eredményeit foglaljuk össze.

2020. év elsô 6 hónapjában a Tett és Védelem Alapítvány összesen 16 antiszemita gyûlöletcselekményt detektált. Ezek
közül 4 esetben rongálást, 11 esetben gyûlöletbeszédet, illetve 1 esetben diszkriminációt azonosítottunk. Támadás és fenyegetés ez év elsô felében nem történt.
Date: 2019
Abstract: Le nombre d’ACTES antisémites (ACTIONS + MENACES) ayant donné lieu à un dépôt de plainte est en hausse de 74% en 2018 comparativement à 2017. Il est passé de 311 à 541 = Plus d’un Acte antisémite commis par jour.

Le nombre d’ACTIONS antisémites (Attentat ou tentative, homicide ou tentative, violence, incendie ou tentative, dégradation ou vandalisme) ayant donné lieu à un dépôt de plainte est en hausse de 89%. Il est passé de 97 à 183 comparativement à 2017.

Parmi les ACTIONS, les Violences physiques antisémites ont augmenté de 170% en 2018, 81 contre 30 en 2017.
= Plus d’une Violence physique antisémite commise par semaine.

En mars 2018, 11 mois après le massacre de Sarah Halimi (zal), une grand-mère juive est sauvagement assassinée chez elle. Mireille Knoll (zal) avait échappé enfant à la rafle du Vel d’Hiv. En 2018, les Français juifs, qui représentent moins de 1% de la population, ont subi 55% des Violences physiques racistes commises en France. Les adultes et les enfants juifs affrontent un quotidien oppressant, agressif et une violence continue.

Le nombre de MENACES antisémites (Propos, geste menaçant ou démonstration injurieuse, tract et courrier, inscription) ayant donné lieu à un dépôt de plainte est en hausse de 67% en 2018 comparativement à 2017. Il est passé de 214 à 358.

Précisons que plusieurs facteurs viennent encore majorer ces chiffres déjà dramatiques. La mesure des Actes antisémites est bien inférieure à la réalité car :

‣ La majeure partie des discours et propagandes antisémites a migré vers Internet ces dernières années. Or, la comptabilisation des Menaces n’inclut que quelques faits relevés sur Internet mais pas la pleine activité antisémite qui s’y propage.
‣ Le curseur de l’antisémitisme en France est allé tellement loin, jusqu’au terrorisme, assassinant même des enfants, des vieilles dames, que les témoins ou victimes de « l’antisémitisme du quotidien » manifestent une sorte de résignation et d’habituation. Ils ne déposent plus plainte pour des faits considérés comme « mineurs » comparativement aux violences physiques antisémites. Or leur gravité et conséquences désastreuses restent entières.
‣ De nombreuses victimes d’Actes antisémites disent ne pas porter plainte par peur de représailles.
‣ De nombreuses victimes d’Actes antisémites sont peu confiantes sur l’aboutissement d’une enquête et sur l’issue d’une procédure pénale.
• L'antisionisme et la haine d'Israël prolifèrent de façon décomplexée voire admise. Ils oeuvrent comme des paravents masquant, voire légitimant l’antisémitisme.
• L’opération Sentinelle, engagée en France dès janvier 2015, avait contribué activement et rapidement à une baisse conséquente en 2016 des actes antisémites, passant de 808 en 2015 à 335 en 2016, soit une baisse de 58%.
Depuis la levée de son dispositif statique, les Actions antisémites n’ont cessé de croître dans des proportions inquiétantes. Ayant démontré leur efficacité, le retour à des mesures de prévention et de protection
dédiées à la communauté juive semble donc urgent et nécessaire.
Date: 2018
Date: 2019
Abstract:
Antisemitisme.be recense, depuis l’année 2001, les actes antisémites commis sur l’ensemble du territoire belge et, chaque année, publie un rapport sur l’antisémitisme en Belgique.Dans ce document, vous découvrirez la liste de tous les incidents recensés, notre méthodologie de travail, ainsi qu’une analyse de l’année écoulée.
Les incidents recensés et analysés dans ce rapport sont ceux qui nous ont été communiqués ou qui ont fait l’objet d’une plainte pour racisme. Les chiffres repris dans cette analyse reflètent bien sûr une tendance et non une photographie exacte dans l’antisémitisme en Belgique.

Tant que les membres de la Communauté juive se sentiront, à juste titre, en insécurité, tant que les institutions juives auront besoin d’être protégées, tant qu’ils ne pourront pas circuler comme tout citoyen belge en toute sécurité lorsqu’il arbore un signe apparent de judaïté (kippa, étoile de David…), l’antisémitisme devra être combattu et les autorités politiques devront y mettre tous les moyens.


Sinds 2001, identificeert Antisemitisme.be antisemitische handelingen in het hele Belgische grondgebied, en publiceert jaarlijks een verslag over antisemitisme in België.

In dit document vind u onze werk methodologie en een analyse van het afgelopen jaar.

Incidenten geïdentificeerd en geanalyseerd in dit verslag zijn ofwel gecommuniceerd of dat het onderwerp van een klacht over racisme zijn geweest. De cijfers in deze analyse, zijn zeker als gevolg van een trend, maar geven niet een nauwkeurig beeld van antisemitisme in België.

Antisemitisme kan niet worden gekwantificeerd in aantallen, maar ook door de ernst van de incidenten, zoals de tragische ervaring die de Joodse gemeenschap zaterdag 24 mei, jl. heeft mee moeten maken.

Zolang de leden van de Joodse gemeenschap zich terecht onveilig voelen, de Joodse instellingen beschermd moeten worden, ze niet in staat zijn om veilig te bewegen net als elke andere Belg wanneer ze enig duidelijk teken van joodse identiteit (Kippa, Ster van David, …) dragen, moet antisemitisme bestreden worden en de politieke autoriteiten moeten alle middelen in deze strijd zetten.
Date: 2020
Date: 2020
Date: 2020
Date: 2020
Abstract: [Edited from press release]

Le bureau français de l’American Jewish Committee (AJC) a publié aujourd’hui sa première « radiographie » de l’antisémitisme en France ; une enquête sur les perceptions des Français et des Français de confession ou de culture juive sur la question de l’antisémitisme.

L’étude a été réalisée par l’institut de sondage IFOP, en partenariat avec la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol). Un échantillon de 505 Français juifs et de 1027 Français a été interrogé selon un questionnaire commun.


« Les statistiques publiées chaque année par le ministère de l’Intérieur, bien qu’essentielles, ne reflètent pas les différentes facettes du problème que représente l’antisémitisme dans notre pays. Les données existantes s’appuient principalement sur les plaintes déposées, mais elles ne tiennent pas compte de la perception du problème et de son impact sur la vie des citoyens français » explique Anne-Sophie Sebban-Bécache, directrice de l’AJC Paris.

Selon l’enquête, la majorité des Français comme des Français d’origine juive considère qu’il y a beaucoup d’antisémitisme en France et que le phénomène est en augmentation.

70% des Juifs français déclarent avoir été victimes d’au moins un incident antisémite au cours de leur vie (84% pour les Français juifs de moins de 25 ans). Un tiers des Français juifs se sentent menacés en raison de leur appartenance religieuse ; le sentiment de menace est beaucoup plus fort chez les Juifs pratiquants et les jeunes Juifs (moins de 35 ans). Les deux principaux lieux où des incidents antisémites se produisent sont la rue (54%) et l’école (55%). Pour 26 % des Français ayant subi une agression physique, cela s’est produit à l’école ou dans un contexte scolaire. Pour échapper à l’antisémitisme, les Français juifs évitent certains territoires (44%) et s’abstiennent d’afficher des symboles exprimant leur judaïsme (37%). Un quart des Français juifs ont déclaré avoir déjà évité de révéler leur appartenance à la communauté juive sur leur lieu de travail.

« Il est très inquiétant de constater que l’antisémitisme a un impact sur la vie et le mode de vie de la majorité des Français juifs. Nous remarquons amèrement que ces derniers n’ont pas de répit face à l’antisémitisme. Cela doit cesser » a déclaré Anne-Sophie Sebban-Bécache.

Un Français sur cinq déclare avoir déjà entendu une personne de son entourage dire du mal des Juifs. 16% des Français disent avoir déjà assisté à une agression verbale antisémite. La grande majorité des Français (73%) et des Français juifs (72%) considèrent que l’antisémitisme concerne la société française toute entière.

« L’antisémitisme fait partie de la vie quotidienne des Français dans leur ensemble. C’est un phénomène qu’ils perçoivent et qui les touche. C’est désormais une préoccupation pour toute la société française, et non plus seulement pour les Français d’origine juive. C’est donc la note finale encourageante et positive de cette enquête : nous ne sommes plus aussi seuls, pour combattre ce fléau, que nous avons pu l’être – ou avons eu le sentiment de l’être – par le passé. Cela doit se refléter dans les actions politiques ; la lutte contre l’antisémitisme doit être une priorité nationale disposant de moyens adéquats pour couvrir l’ensemble du territoire français. » conclut Anne-Sophie Sebban-Bécache.
Date: 2019
Abstract: [Edited from press release]

The AJC Paris study was conducted by IFOP, a leading polling firm, in partnership with Fondapol, a major French think tank. They polled 505 French Jews and 1027 French people between October 14 and November 19, 2019.

As antisemitism in France continues to spiral, Jews and the general population in France agree on the magnitude of the problem, according to the American Jewish Committee (AJC) Paris survey of perceptions of and experiences with antisemitism in France.

But alignment on the antisemitism threat to French society, and the government’s weak responsiveness, does not mitigate the fears of Jews about their safety and future in France.

Nearly three-quarters, 73%, of the French public, and 72% of Jews, consider antisemitism a problem that affects all of French society. 47% of the general public and 67% of the Jewish respondents say the level of antisemitism in France is high, while 27% and 22%, respectively, say it is low.

While 53% of the general public say antisemitism has been increasing, and 18% decreasing, in recent years, 77% of Jews say it has increased and 12% decreased.

The AJC Paris survey found that 70 percent of French Jews say they have been victims of at least one antisemitic incident in their lifetime, 64% have suffered anti-Semitic verbal abuse at least once, and 23% have been targets of physical violence on at least one occasion, with 10 percent saying they were attacked several times.

The continued spiraling of antisemitism in France has led significant percentages of the Jewish population to take protective actions. More than one-third, 37%, refrain from using visible Jewish symbols, 25% avoid revealing their Jewish identity in the workplace, and 52% have considered leaving France.

Overall, 44% of the Jewish sample say the situation for French Jews is worse than a year ago, only 11% say it is better and 42% no better or worse.

The youngest Jews, ages 18-24, are on the “front line” more than older cohorts in confronting antisemitism. 84% of them have suffered at last one antisemitic act, compared with 70% of all respondents; 79 percent had suffered verbal abuse, compared with 64% of all respondents, and 39% faced an act of physical aggression, compared with 23% of the full Jewish sample.

Visibly religious French Jews feel the most vulnerable, with 74% of them saying they had been a victim of at least one act of verbal abuse, compared with 64% of the full Jewish sample.

The main locations where antisemitic incidents occur the most are in the street and school. 55% said they had been insulted or threatened on the street, and 59% said they had suffered physical abuse in the school.

54% were victims of verbal abuse, and 26% had been victims of antisemitic violence in schools.

But equally disturbing is the finding that 46% said they had suffered anti-Semitic verbal abuse in the workplace.

Regarding the responsiveness of elected officials, Jews and the general public agree. Only 47% of Jews and 48% of the general public have confidence in the President of France tackling antisemitism, 46% of Jews and 41% of the public in the French government, and 58% of Jews and 56% of the public in local elected officials

Date: 2019
Author(s): Elam, R Amy
Date: 2015
Author(s): Ullrich, Peter
Date: 2019
Abstract: Mit der im Jahr 2016 von der International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) anerkannten «Arbeitsdefinition Antisemitismus» liegt ein Instrument für die notwendige Erfassung und Bekämpfung von Antisemitismus vor, das weite Verbreitung gefunden hat. In einem Handlungsfeld, das durch hochgradige begriffliche Verunsicherung gekennzeichnet ist, verspricht die Definition als praktische Arbeitsgrundlage begriffliche Orientierung. Tatsächlich stellt die «Arbeitsdefinition» mit ihrer konkreten, ohne Fachterminologie auskommenden Sprache sowie mit anschaulichen Beispielen, die den Begriff Antisemitismus anhand typischer, immer wieder auftretender Phänomene verdeutlichen, inzwischen eine Grundlage für die Arbeit verschiedener Nutzer*innengruppen dar. Zudem erfolgte mit der Aufnahme bis dato nur wenig beleuchteter (israelbezogener) Aspekte von Antisemitismus eine zum Zeitpunkt der Formulierung der Definition (Anfang der 2000er Jahre) notwendige Aktualisierung der Diskussion.

Bei einer näheren Untersuchung offenbaren sich jedoch auch gravierende Mängel. Insbesondere ist die «Arbeitsdefinition» inkonsistent, widersprüchlich und ausgesprochen vage formuliert; mithin erfüllt sie nicht die Anforderungen guten Definierens. Die Kerndefinition des Antisemitismus ist zudem reduktionistisch. Sie hebt einige antisemitische Phänomene und Analyseebenen hervor, spart aber andere, wesentliche, sehr weitgehend aus. Dies gilt insbesondere für ideologische und diskursive Aspekte, beispielsweise den Antisemitismus als verschwörungstheoretisches Weltbild. Ebenso fehlt eine Erwähnung organisationssoziologischer Aspekte der Mobilisierung in Bewegungen und Parteien sowie deren Niederschlag in diskriminierenden institutionellen Regelungen und Praxen. Zudem können manche israelbezogenen Beispiele, die der Kerndefinition hinzugefügt sind, nur mithilfe weiterer Informationen über den Kontext als antisemitisch klassifiziert werden, da das Beschriebene mehrdeutig ist. Es tritt in komplexen, sich überlagernden Konfliktkonstellationen auf, bei denen eine Zuordnung zu einem spezifischen Problemkreis wie Antisemitismus oft nicht einfach möglich ist. Ein Beispiel sind die sogenannten doppelten Standards. Sie sind kein hinreichendes Kriterium, um eine antisemitische Fokussierung auf Israel von einer solchen zu unterscheiden, die mit den Spezifika israelischer Politik und ihrer weltpolitischen Bedeutung zusammenhängen.

In der Folge begünstigt die «Arbeitsdefinition» eine widersprüchliche und fehleranfällige Anwendungs praxis und führt zu Einschätzungen von Vorfällen oder Sachverhalten, die nicht auf klaren Kriterien basieren, sondern eher auf Vorverständnissen derer, die sie anwenden, oder auf unreflektiert übernommenen verbreiteten Deutungen. Die Anwendung der «Arbeitsdefinition» produziert die Fiktion eines kriteriengeleiteten, objektiven Beurteilens. Die Definition stellt prozedurale Legitimität für Entscheidungen zur Verfügung, die faktisch auf der Grundlage anderer, implizit bleibender Kriterien getroffen werden, welche weder in der Definition noch in den Beispielen festgelegt sind.

Die Schwächen der «Arbeitsdefinition» sind das Einfallstor für ihre politische Instrumentalisierung, etwa um gegnerische Positionen im Nahostkonflikt durch den Vorwurf des Antisemitismus moralisch zu diskreditieren. Dies hat relevante grundrechtliche Implikationen. Die zunehmende Implementierung der «Arbeitsdefinition» als quasi-rechtliche Grundlage von Verwaltungshandeln suggeriert Orientierung. Stattdessen ist sie faktisch ein zu Willkür geradezu einladendes Instrument. Dieses kann genutzt werden, um Grundrechte, insbesondere die Meinungsfreiheit, in Bezug auf missliebige israelbezogene Positionen zu beschneiden. Anders als die Bezeichnung «Arbeitsdefinition» suggeriert, findet auch keine Weiterentwicklung der Definition statt, um diese Schwächen zu beheben.

Fazit: Der Versuch, Probleme allgemeiner begrifflicher Klärung und universeller praktischer Einsetzbarkeit mithilfe der «Arbeitsdefinition Antisemitismus» zu lösen, muss insgesamt als gescheitert angesehen werden. Vor allem aufgrund ihrer handwerklichen Schwächen, ihrer defizitären Anwendungspraxis, ihres trotzdem teilweise verbindlichen rechtlichen Status und ihrer politischen Instrumentalisierbarkeit mit problematischen Implikationen für die Meinungsfreiheit kann die Verwendung der «Arbeitsdefinition Antisemitismus» nicht empfohlen werden. Eine mögliche Ausnahme könnten lediglich eng umgrenzte pädagogische Kontexte darstellen.

Wie die Entstehungsgeschichte der «Arbeitsdefinition Antisemitismus» und ihre weite Verbreitung deutlich machen, gibt es – auch angesichts einer weiter bestehenden Bedrohung durch gegenwärtigen Antisemitismus – einen großen Bedarf vonseiten verschiedener Institutionen nach in der Praxis anwendbaren Kriterien zur Identifikation antisemitischer Phänomene. Folglich ist die Entwicklung von klaren und kontextspezifischen Instrumenten für die Praxis dringend zu empfehlen.
Date: 2019
Abstract: 174 actes antisémites recensés en 2018 dont 2 agressions physiques.

Les réseaux sociaux concentrent la grande majorité des actes recensés dans ce rapport soit 64%.
Une tendance observée depuis plusieurs années. Les médias en général concentrent 24% des chiffres.

Principaux vecteurs d’antisémitisme

L’extrême-droite : recrudescence de leurs activités en 2018 et intensification des liens entretenu par ces groupes entre les différents cantons romands, la France et l’Italie.
A l’ère des fake news et des sites de « ré information», un nombre considérable de commentaires antisémites sur internet trouvent leur source dans le complotisme, particulièrement en ce qui concerne les milieux d’extrême-droite, d’extrême-gauche, islamistes ainsi que les mouvements dits de «dissidence ». 21% des actes recensés ont trait à la théorie du complot juif.
Le conflit israélo-palestinien reste une des sources permanentes d’antisémitisme. La nazification d’Israël et l’antisionisme concentrent 29% des actes.
Le négationnisme est toujours une réalité en Suisse. 26% des actes antisémites recensés concernent le négationnisme de la Shoah.
La banalisation de plus en plus fréquente du discours antisémite sous couvert de « blague potache » et dans le discours public.
L’année 2019 n’a pas démarré sous de meilleurs auspices. Le pseudo-humoriste Français Dieudonné M’Bala M’Bala, dans son dernier « spectacle » au Théâtre de Marens en janvier, a franchi une ligne rouge que la CICAD n’entend pas accepter sans agir. Par conséquent, la CICAD a dénoncé pénalement Dieudonné M’Bala M’Bala le 7 février 2019 suite à ses récents propos négationnistes.

Recommandations

La lutte contre le racisme et l’antisémitisme doit se concevoir dans une approche d’éducation, de prévention tout en favorisant une mobilisation des plus actives. La CICAD émet plusieurs recommandations détaillées dans le présent rapport. L’introduction d’une reconnaissance de la qualité de partie pour les organisations afin qu’elles puissent agir face aux contrevenants à la norme pénale contre le racisme (article 261bis CP) est l’une d’entre elles.

Il est indispensable qu’une définition précise de l’antisémitisme soit adoptée en Suisse. La working definition de l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance) sur l’antisémitisme est devenue la référence dans plusieurs états d’Europe.

Chaque acte antisémite est une atteinte à nos libertés et notre conscience collective qui mérite des prises de position publiques claires.

La Suisse n’est pas un « îlot » épargné par la hausse de l’antisémitisme observée en Europe même si ce dernier s’exprime moins violemment que dans d’autres pays.
Date: 2019
Abstract: Der Schweizerische Israelitische Gemeindebund SIG hat im Jahr 2018 42 antisemitische Vorfälle (exklusive Online) registriert. Darunter waren 1 Tätlichkeit, 11 Beschimpfungen und 5 Schmierereien und keine Sachbeschädigungen. Online, also in den sozialen Medien und den Kommentarspalten von Zeitungen, wurden 535 Vorfälle registriert. Überdies kommt noch eine Dunkelziffer an nicht gemeldeten Vorfällen hinzu.

Inhaltlich wurden vier verschiedene Kategorien unterschieden: Antisemitismus allgemein (148 Vorfälle), Schoahleugnung/-banalisierung (37), israelbezogener Antisemitismus (170) und zeitgenössische antisemitische Verschwörungstheorien (222). Gerade antisemitische Verschwörungstheorien haben in der heutigen Zeit
weiterhin enorm Konjunktur. Dabei werden die verschiedensten und absurdesten Theorien verknüpft, diese
weisen letztlich aber alle auf eine angebliche «jüdische Weltverschwörung» hin (vgl. Kapitel 2.1).

Über 90 Prozent der erfassten Online-Vorfälle stammen von den Social-Media-Plattformen Facebook und
Twitter. Diese Tendenz deckt sich auch mit den allgemeinen Feststellungen zu «Hate Speech» auf den
sozialen Medien. Weit weniger antisemitische Beiträge gibt es in den Kommentarspalten auf den Webseiten der
Schweizer Zeitungen. Dies liegt sicherlich auch daran, dass diese Kommentare vor der Veröffentlichung meist
kontrolliert werden (vgl. Kapitel 2.2).

Sogenannte «Trigger», Anlässe oder Ereignisse, die für einen begrenzten Zeitraum eine massiv höhere Anzahl an antisemitischen Vorfällen zur Folge haben, spielen bei der Verteilung der antisemitischen Vorfälle eine zentrale Rolle. Insbesondere im Internet werden viele der antisemitischen Kommentare durch ein bestimmtes Ereignis bzw. die Berichterstattung darüber ausgelöst. International sind dies vor allem Ereignisse im Nahen Osten. In der Schweiz waren besonders die Berichterstattungen über den Prozess gegen den Rechtsextremisten Kevin G., ein Blick-Artikel über muslimischen Antisemitismus, der Angriff eines mit einem Messer bewaffneten Mannes auf eine Gruppe Juden sowie die Diskussion um jüdisch-orthodoxe Feriengäste Auslöser für überdurchschnittlich viele antisemitische Kommentare und Posts (vgl. Kapitel 2.4)


La Fédération suisse des communautés israélites FSCI a recensé un total de 42 incidents antisémites (occurrences en ligne non comprises), dont 1 cas de voie de fait, 11 cas d’insultes et 5 de graffitis, mais pas de déprédations. En ligne, c’est-à-dire dans les médias sociaux et les colonnes de commentaires des journaux en ligne, 535 incidents ont été enregistrés. Ceci sans compter les cas n’ayant fait l’objet ni d’un signalement ni d’un recensement.

Quatre catégories d’incidents différentes ont été déterminées en fonction de leur teneur : antisémitisme général (148 incidents), négation et banalisation de la Shoah (37), antisémitisme en rapport avec Israël (170) et
théories du complot antisémites contemporaines (222). Cette dernière catégorie des théories complotistes antisémites connaît une croissance importante à l’heure actuelle. Les théories les plus diverses et les plus
absurdes se combinent pour, en fin de compte, toutes aboutir à une prétendue « conspiration mondiale juive »
(voir chapitre 2.1).
Plus de 90 pour cent des incidents en ligne ont pour
origine les plateformes de médias sociaux Facebook et
Twitter. Cette tendance est corroborée par ce que l’on
sait d’une manière générale des propos haineux circulant sur les réseaux sociaux. Beaucoup moins nombreuses sont les entrées antisémites que l’on trouve
dans les colonnes de commentaires des sites des
journaux suisses, ce qui s’explique certainement par le
fait qu’elles sont généralement contrôlées avant d’être
publiées (voir chapitre 2.2).
On appelle « déclencheurs » des circonstances ou des
événements ayant pour effet, durant une période limitée, une augmentation massive du nombre d’incidents
antisémites : ils ont un impact considérable sur l’occurrence et le nombre d’incidents antisémites. Sur Internet
en particulier, nombreux sont les commentaires suscités
par un certain événement ou un reportage. Sur le plan
international, ils ont surtout pour cause des événements
au Proche-Orient. En Suisse, les articles de journaux
portant sur le procès intenté à l’extrémiste de droite Kevin G., un article du Blick sur l’antisémitisme musulman
et l’attaque au couteau d’un homme contre un groupe
de vacanciers juifs orthodoxes ont provoqué un nombre
particulièrement élevé de commentaires et de posts antisémites (voir chapitre 2.4).
Date: 2018
Abstract: ON NE PEUT RAISONNABLEMENT PAS PARLER DE BAISSE DE L’ANTISEMITISME

Le nombre d’ACTES antisémites (ACTIONS + MENACES) ayant donné lieu à un dépôt de plainte est passé de 335 en 2016 à 311 en 2017. Soit une baisse de 7%.

‣ Mais ce chiffre est faussement encourageant. Relevons certaines réalités qui doivent être prises en compte dans l’analyse:

Le nombre des ACTIONS antisémites (attentat ou tentative, homicide ou tentative, violence, incendie ou tentative, dégradation ou vandalisme) ayant donné lieu à un dépôt de plainte est passé de 77 en 2016 à 97 en 2017. Soit une hausse de 26%.

Parmi ces violences, notons l’assassinat sauvage de Sarah Halimi (z’l), une femme de 65 ans, à son domicile dans le 11ème arrondissement de Paris.

Le nombre des MENACES antisémites (propos / geste menaçant ou démonstration injurieuse, tract / courrier, inscription) a diminué de 17% en 2017 comparativement à 2016 (214 contre 258).

Précisons que plusieurs facteurs viennent relativiser cette baisse :

✓ La comptabilisation des MENACES n’inclut que quelques faits relevés sur Internet mais pas la pleine activité antisémite sur Internet. Or, la majeure partie des discours et propagandes antisémites a migré vers Internet ces
dernières années.
✓ Le curseur de l’antisémitisme en France est allé tellement loin, jusqu’au terrorisme, assassinant même des enfants, des vieilles dames, que les témoins ou victimes de « l’antisémitisme du quotidien » manifestent une
sorte de résignation et d’habituation. Ils ne déposent plus plainte pour des faits considérés comme « mineurs » comparativement aux violences physiques antisémites. Or ces mêmes actes du quotidien donnaient lieu à
des plaintes il y encore quelques années. Une partie de ces « signaux plus faibles » ne sont plus dénoncés alors que leur gravité et leurs conséquences désastreuses restent entières

De nombreuses victimes d’actes antisémites disent ne pas porter plainte par peur de représailles.
✓ De nombreuses victimes d’actes antisémites sont peu confiantes sur l’aboutissement d’une enquête et sur l’issue d’une procédure pénale.
Le nombre des MENACES antisémites ayant donné lieu à une plainte représente donc un volume très inférieur à la réalité.
En 2017, une augmentation très forte des ACTIONS antisémites (+26%) et une baisse « artificielle » des MENACES (-17%) conduisent à une vraie inquiétude et à la nécessité de plans d’action forts et immédiats en matière d’éducation, de prévention et de sanction.
‣ 1 acte raciste sur 3 commis en France en 2017 est dirigé contre un Juif. Rappelons que les Français juifs représentent moins de 1% de la population et subissent 33% des actes racistes.
‣ L'antisionisme et la haine d'Israël prolifèrent de façon décomplexée, voire admise. Ils oeuvrent comme des paravents masquant, voire légitimant l’antisémitisme. Comment mesurer et étudier un phénomène pour le combattre si on lui permet de se dissimuler ? Comment cautionner un délit par un autre délit ?
Date: 2017
Date: 2019
Abstract: В конце прошлого, 2018го и начале этого 2019 года были опубликованы очередные доклады израильских, российских и украинских организаций, вовлеченных в процесс мониторинга появлений антисемитизма и ксенофобии на просторах бывшего СССР, и прежде всего – в России и Украине. Факты и выводы этих документов стали богатым информационным поводом и предметом оживленной дискуссии представителей политических кругов этих стран и различных фракций постсоветских еврейских элит. Основные разногласия связаны с темой классификации тех или иных событий в качестве антисемитских проявлений. Точкой соприкосновения сторонников разных подходов является стремление уделять особое внимание не только прямым физическими преступлениями или вандализма на почве ненависти к евреям, но и таким сюжетам как подстрекательство, попытки диффамации евреев и Израиля, отрицание Катастрофы, и антисемитизм, замаскированный под «антисионизм».


В конце прошлого, 2018-го и начале этого 2019 года вниманию общественности были представлены очередные доклады организаций, вовлеченных в процесс мониторинга появлений антисемитизма и ксенофобии на просторах бывшего СССР, и прежде всего – в России и Украине. Где тема отношения властей и общества к евреям стала заметным элементом психологической, дипломатической и информационной активности, сопровождающей уже более чем четырехлетний тяжелый конфликт между двумя странами. Не случайно, что факты и выводы документов, представленных в нынешней – как и прошлогодней серии докладов, стали богатым информационным поводом и предметом оживленной дискуссии представителей политических кругов этих стран и различных фракций постсоветских еврейских элит