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Date: 2026
Abstract: La Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (CICAD) publie son rapport annuel sur l’antisémitisme en Suisse romande. Avec 2 438 incidents recensés en 2025, le phénomène atteint un niveau jamais observé depuis la mise en place du dispositif de monitoring de la CICAD.

Par rapport à 2024, où 1 789 incidents avaient été recensés, cela représente une augmentation de 36 % en un an.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte international marqué par les conséquences de l’attaque terroriste menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et par la guerre à Gaza, qui ont contribué à une forte polarisation du débat public et à une diffusion accrue de discours antisémites.

La CICAD constate également une progression des actes les plus graves et sérieux. Les incidents qualifiés de graves ou sérieux sont passés de 109 cas en 2024 à 127 en 2025, soit une augmentation d’environ 16 %.

Ces actes comprennent notamment des menaces, des agressions verbales ou physiques, des dégradations visant des lieux ou des symboles juifs, ainsi que des contenus particulièrement violents ou appelant à la haine.

En 2025, la CICAD a reçu plus de 3 000 signalements. Après vérification et analyse, 2 438 incidents ont été confirmés, notamment sur la base de la définition opérationnelle de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), organisation intergouvernementale qui réunit aujourd’hui 35 États membres.

Face à cette situation, la CICAD appelle les autorités et la société civile à une mobilisation déterminée contre l’antisémitisme, rappelant que ce phénomène constitue une menace pour la cohésion sociale et les valeurs démocratiques.
Date: 2025
Abstract: Le rapport 2024 sur l’antisémitisme en Suisse romande dresse un constat alarmant : une augmentation de 89,52 % des actes antisémites a été enregistrée, totalisant 1 789 incidents. Ces chiffres révèlent une réalité glaçante : l’antisémitisme n’est plus un phénomène marginal, il gangrène aujourd’hui nos écoles, nos rues et nos plateformes en ligne.

Des actes d’une très grande violence

Parmi les incidents recensés, 42 actes ciblés ont été signalés. Parmi les plus graves :

À Genève, une élève juive de 10 ans a été frappée au visage, tirée par les cheveux et rouée de coups de pieds aux jambes par trois camarades lui criant : “Il n’y a pas de place pour les Juifs dans le monde !” tout en filmant la scène.
À Lausanne, un homme portant une kippa a été agressé dans un supermarché. Poussé et frappé, l’agresseur lui a crié « Les terroristes, c’est vous !


Des menaces verbales ou écrites se sont multipliées :

Une famille juive de Lausanne a trouvé un message menaçant dans leur boîte aux lettres : « Nous ne voulons pas de vous ici, partez avant qu’il ne soit trop tard ».
Le bureau d’un avocat juif, a été forcé. Les cambrioleurs ont laissé des documents éparpillés et ont tagué le mur avec la phrase : « Le monde sera purifié des sionistes ».


Les écoles, nouveaux foyers de haine

Le système éducatif n’est pas épargné. Des saluts nazis se multiplient dans les cours de récréation, des élèves juifs sont victimes d’insultes et de violences, et des enseignants comparent les Juifs aux nazis en classe.

Lors de manifestations et d’occupations universitaires, des slogans appelant à l’éradication du seul Etat juif ont été scandés.

Cette banalisation de la haine met en péril les valeurs fondamentales de respect qui devraient prévaloir au sein des établissements scolaires.



Les réseaux sociaux, catalyseurs de la haine

72,1 % des incidents recensés se sont déroulés en ligne. Des plateformes telles qu’Instagram, X (anciennement Twitter) et Telegram servent de caisse de résonance pour des théories complotistes et des appels à la violence. L’anonymat et la viralité de ces médias sociaux permettent une diffusion massive de contenus antisémites, rendant la lutte contre cette haine plus urgente que jamais.

Appel à l’action : le silence n’est plus une option

Face à cette situation intolérable, la CICAD appelle à une mobilisation immédiate :

Application stricte de la loi : Les auteurs d’actes antisémites doivent être poursuivis et sanctionnés avec la plus grande fermeté.
Renforcement de l’éducation : L’intégration de programmes pédagogiques de – sensibilisation est indispensable pour prévenir la haine dès le plus jeune âge.
Lutte contre la haine en ligne : Une collaboration étroite avec les plateformes numériques est nécessaire pour endiguer la propagation des discours antisémites.
Condamnation unanime : Chaque acte antisémite doit être publiquement et systématiquement dénoncé.
La Suisse ne peut plus fermer les yeux. L’antisémitisme ne doit jamais devenir une norme tolérée. Il en va de la défense de nos valeurs et de notre humanité commune.
Date: 2025
Abstract: — 2025 dokumentierten die RIAS-Meldestellen insgesamt 8725 antisemitische Vorfälle. Damit bewegte sich das Vorfallgeschehen weiter auf dem hohen Niveau von 2024. Rechnerisch ereigneten sich 2025 knapp 24 antisemitische Vorfälle pro Tag.
— Einzelne Entwicklungen des Kriegsgeschehens im Nahen Osten – etwa die Waffenruhe zwischen Israel und der Hamas im Oktober 2025 – hatten kaum Auswirkungen auf die Zahl der antisemitischen Vorfälle.
— Antisemitismus äußerte sich 2025 in 4 Vorfällen extremer Gewalt, 178 Angriffen und 257 Bedrohungen.
— 2025 dokumentierte RIAS insgesamt 1744 Versammlungen mit antisemitischen Vorkommnissen. Das sind rechnerisch knapp 34 pro Woche. 89% dieser Vorfälle konnten der Erscheinungsform des israelbezogenen Antisemitismus zugeordnet werden.
— 68% aller dokumentierten Vorfälle ordnete RIAS 2025 dem israelbezogenen Antisemitismus zu. Damit war dies – wie schon 2024 – mit Abstand die häufigste inhaltliche Erscheinungsform von Antisemitismus.
— Auch die Zahl der Vorfälle von antisemitischem Othering oder Post-Schoa-Antisemitismus ohne thematischen Bezug zu Israel war 2025 deutlich höher als in der Zeit vor dem 7. Oktober 2023.
— Bei den antisemitischen Vorfällen, die RIAS eindeutig einem politisch-weltanschaulichen Hintergrund zuordnen konnte, war antiisraelischer Aktivismus mit fast 23% aller Vorfälle die häufigste Kategorie. Dieser Anteil war etwas geringer als 2024 (26%), während sich der Anteil antisemitischer Vorfälle mit links-antiimperialistischem Hintergrund im Vergleich zum Vorjahr von 4% auf 6% erhöhte.
— 807 antisemitische Vorfälle hatten 2025 einen rechtsextremen Hintergrund, was mit eine Anteil von 9% aller einen neuen Höchststand markiert. 2024 gab es 562 Vorfälle in dieser Kategorie.
— Die Anzahl antisemitischer Vorfälle, die sich unmittelbar gegen Jüdinnen:Juden oder Israelis richteten, ist seit dem 7. Oktober 2023 anhaltend hoch. 2025 gab es 825 solche Vorfälle.
— Die Zahl antisemitischer Vorfälle im Internet war 2025 höher als im Vorjahr. Sie stieg von 1996 auf 2314 Vorfälle. Insgesamt registrierte RIAS im letzten Jahr 27% aller antisemitischen Vorfälle online – im Vergleich zu 23% im Jahr 2024. 43% aller Bedrohungen ereigneten sich Online.
— RIAS dokumentierte 2025 knapp 300 antisemitische Vorfälle, die mit Rassismus verschränkt waren. Dies war die häufigste Form einer Verschränkung mit anderen Ideologien der Ungleichheit im letzten Jahr.