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Date: 2011
Abstract: Au carrefour des études de genre, de la sociologie des religions, et de la sociologie politique, cette recherche explore la dimension locale des conflits religieux sur le genre à partir du cas du judaïsme français des années 2000 et la fabrique organisationnelle du genre et de l'identité juive dans les synagogues non orthodoxes en France, qui se caractérisent notamment par l'ouverture du rituel aux femmes. L'approche ethnographique permet d'analyser les dispositifs de socialisation (comme l'organisation de l'espace, du rituel, de la prise de parole, de la formation religieuse, de la mobilisation pour le développement de la synagogue) qui contribuent à la production locale du genre. En particulier, cette thèse montre comment la perception de la division sexuée du travail dans l'organisation, l'appropriation des débats religieux sur le genre, la légitimité de mobilisations locales pour la participation des femmes au rituel, dépendent de la position de chaque organisation dans les concurrences religieuses. Dans une configuration où la place des femmes dans l'espace religieux est utilisée comme marqueur symbolique entre courants religieux en concurrence pour la définition de l'identité juive (configuration que l'on propose d'appeler plus généralement politisation religieuse du genre) la participation répétée au rituel et aux activités de la synagogue engendre un intérêt pratique pour le genre, qui se traduit notamment par une fierté égalitaire masculine et par une injonction féminine à la justification. Si les travaux sur genre et religion ont surtout abordé les contextes religieux conservateurs, cette recherche explore la normativité des contextes religieux égalitaires
Author(s): Nizard, Sophie
Date: 2012
Abstract: À partir des processus d’adoption par des parents juifs, Sophie Nizard révèle comment se disent l’histoire, la mémoire, la transmission, le rapport entre l’identité religieuse et familiale d’une part et le biologique ou l’hérédité d’autre part.
L’adoption est au croisement des problématiques de la transmission familiale, de la mémoire, et de la religion. Que devient dans ce contexte la transmission matrilinéaire de la judéité ? Par quelles voies les parents adoptants introduisent des enfants non biologiques dans les canaux de la filiation et de la transmission mémorielle ou religieuse du judaïsme ? À partir de cas d’adoption dans des familles juives pratiquantes et non pratiquantes, en France et en Israël, l’auteur met en évidence les enjeux et les complexités autour de ce qu’est être ou devenir juif aujourd’hui, , rend compte du parcours de l’adoption et des questions qu’elle soulève aux divers acteurs : institutions religieuses, organismes d’adoption, travailleurs sociaux, enfants adoptés et parents adoptifs. Elle livre une analyse fine et sensible de la parenté en monde juif, décrit les différences des contextes juridique et légal des deux pays. Cette comparaison permet de comprendre comment dans deux contextes extrêmement différents du point de vue des rapports entre le politique et le religieux, travaille la définition de l’appartenance : qu’est-ce qu’être français, qu’est-ce qu’être israélien, qu’est-ce qu’être juif dans les deux configurations ?

SOMMAIRE
Introduction : Entre parenté et judaïsme - L’adoption un objet partagé
Chapitre I. Filiation dans les textes et positions halakhiques contemporaines
L’impératif de la procréation et les récits de filiation dans les textes de la tradition juive, dans les mythes et les contes populaires
Faire famille : transmission, continuité et ruptures
Chapitre II. L’enquête : Entre la France et Israël
L’adoption, un éléphant dans le salon ?
Les terrains de la recherche
Les acteurs et les procédures de l’adoption en France et à l’international
L’adoption en Israël – Les enjeux politico-religieux
La situation israélienne
Chapitre III. Les étapes d’un « parcours du combattant »
Du désir de procréation à la décision d’adopter
Obtenir l’agrément
Adopter en France : ethnicité, reconnaissance et « look différentiel »
L’adoption internationale
Chapitre IV – La rencontre
L’accélération du temps – l’accélération du récit
L’enfant imaginé, l’enfant photographié, l’enfant rencontré, l’enfant adopté
L’origine de l’enfant, ce que l’on sait de lui, ce que l’on ne veut pas savoir, ce que l’on raconte
La rencontre : un destin ?
Le temps du retour
Devenir parents
Chapitre V. Nommer, inscrire, convertir
Nommer c’est inscrire
La judéité des enfants adoptés : une identité de fait
Convertir
Chapitre VI - Entre hérédité et identification – Le récit des « origines »
Des représentations paradoxales de la filiation : liens du sang / liens du cœur
Le poids de l’hérédité
L’arbre généalogique : une mise en image de la famille dans le temps
La construction des identités individuelles et familiales
Trois récits singuliers : la parole des adoptés et la recherche des origines
Camille : une mère qui se met à la place de ses mères
Sabrina : un entre-deux identitaire
Anna : la construction d’une nouvelle identité familiale
Une mise en perspective
Conclusion – Transmettre
Bibliographie
Date: 2017
Abstract: Le nombre d’actes antisémites ayant donné lieu à un dépôt de plainte est passé de 808 en 2015 à 335 en 2016. Soit une baisse de 58%.

Le déploiement du plan de protection statique par l’opération Sentinelle à travers la France a, selon toute vraisemblance, contribué activement et dans des délais courts à cette baisse. Les effets à moyen et long termes des plans gouvernementaux luttant contre le racisme et l’antisémitisme sont très attendus pour continuer à réduire le nombre d’actes racistes et antisémites encore trop nombreux.

Relevons derrière ces chiffres encourageants certaines réalités qui doivent être intégrées à
l’analyse :

-L’ultra violence et le terrorisme, qui ciblent les Juifs en France, éclipsent souvent l’antisémitisme « du quotidien ». De très nombreuses victimes d’agressions verbales ou de violences légères antisémites ne déposent plus plainte. Elles cèdent à une
habituation ou à une banalisation. Le curseur de l’antisémitisme est allé si loin dans la terreur que les « signaux plus faibles » ne sont plus dénoncés ; alors que leur gravité et conséquences désastreuses restent entières.

-1 acte raciste sur 3 commis en France en 2016 est dirigé contre un Juif alors que les Juifs représentent moins de 1% de la population.

-Depuis de nombreuses années, il existe un glissement fort des propagandes et discours antisémites des anciens supports vers Internet. Or, à ce jour, le recensement exhaustif des incitations à la haine ou à la violence antisémites sur le Net n’existe pas.

-L'antisionisme et la haine d'Israël grandissants œuvrent comme des paravents masquant, décomplexant, voire légitimant l’antisémitisme. Comment mesurer et étudier un phénomène pour le combattre si on lui permet de se dissimuler ? Comment
cautionner un délit par un autre délit ?
Date: 2017
Abstract: Quelle est la fréquence des actes antisémites violents dans l’Europe d’aujourd’hui et quelles sont les tendances observables ? Dans quelle mesure les membres de la communauté juive sont-ils exposés dans les différents pays ? Qui sont les auteurs de ces crimes ?
Il est évidemment impératif de pouvoir répondre à ces questions aussi précisément que possible si l’on veut combattre efficacement l’antisémitisme, et en particulier l’antisémitisme violent.
Le travail présenté dans cette note tente d’établir une première comparaison des niveaux de violence antisémite dans différents pays en combinant les données relatives aux incidents fondées sur les rapports de police avec les résultats d’une enquête sur l’antisémitisme réalisée en 2012 par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA). Un échantillon de sept pays (Allemagne, Danemark, France, Royaume-Uni, Norvège, Suède et Russie) permet d’esquisser des analyses mais c’est surtout sur la base des données de quatre pays du panel (France, Royaume-Uni, Allemagne et Suède) que l’étude comparative a été rendue possible. C’est en France que l’exposition des Juifs à la violence antisémite semble la plus forte.
Concernant les auteurs d’actes antisémites violents, les données disponibles montrent, en Europe de l’Ouest, la prédominance de personnes de culture musulmane, alors qu’en Russie le profil qui prévaut est celui de militants d’extrême droite.
Les résultats présentés ici constituent une première contribution à une évaluation rigoureuse de l’antisémitisme violent dans les pays européens. Ce travail appelle à la construction d’indicateurs communs. La définition d’une mesure précise de l’antisémitisme est l’outil indispensable d’une lutte efficace contre ce redoutable préjugé, capable d’engendrer des comportements violents, y compris meurtriers.
Date: 2016
Abstract: ה-SPCJ) שירות להגנת הקהילה היהודית) מפרסם דו"ח סטטיסטי על האנטישמיות בצרפת בשנת
2015
איסוף המידע בנושא המעשים האנטישמיים בצרפת מתבצע על-ידי ה-SPCJ בשיתוף פעולה הדוק עם
משרד הפנים הצרפתי
האנטישמיות בצרפת בשנת 2015 הייתה גבוהה באופן קיצוני, אלימה ביותרו ,נבעה ממקורות
צרפתיים פנימיים:
ב-2015 בוצעו בצרפת 808 מעשים אנטישמייםמ .ספר זה כולל אך ורק את המעשים שבעקבותיהם •
הוגשה בפועל תלונה למשטרה. מדובר במספר גבוה ביותר.
בשנת 2015 נלקחו 29 בני ערובה (גברים, נשים, ילדים ותינוקות) בסופרמרקט "היפר כשר". האירוע •
התרחש ב-9 בינואר 2015 .במהלך האירוע הוצאו להורג 4 בני אדם.
לראשונה הגיעה האנטישמיות בצרפת לרמה גבוהה באופן קיצוני, ללא כל קשר לסכסוך מזוין • כזה
או אחר במזרח התיכון.
בשנת 2015 שוב ספגו היהודים, המהווים פחות מ-%1 מאוכלוסיית צרפת, %40 מן המעשים •
הגזעניים שבוצעו בצרפת בכלל, ו-%49 מן התקיפות האלימות על רקע גזעני.
בשנת 2015 קיבלה משטרת צרפת בממוצע 2 דיווחים על מעשים אנטישמיים מדי יום. •
בשנת 2015 נרשם מספר גדול של עדויות מפי כאלה שנפלו קורבן למעשים אנטישמיים אולם בחרו •
שלא להגיש תלונה במשטרה על העלבונות האנטישמיים שהוטחו בהם, על האיומים שספגו או על
התקיפות ה"קלות" שבוצע נגדם, וזאת חרף העובדה שחודשים ספורים קודם לכן הוצאו יהודים
להורג רק בשל היותם יהודים.
עולה בהתמדה מספרם של יהודי צרפת הבוחרים להגר למדינות אחרות או המתכננים לעשות זאת. •
חלק ניכר מיהודי צרפת שוב אינו מצליח להבין איזה מקום תופסים היהודים באומה הצרפתית,
וחש שבנוסף לאי-הביטחון הפיזי שבו הם שרויים, המדינה כבר איננה מבינה אותם
Date: 2016
Abstract: Le SPCJ publie les statistiques et analyses de l’antisémitisme en France en 2015
Le recensement des actes antisémites commis sur le territoire français
réalisé par le SPCJ se fait en étroite coopération avec le Ministère de l’Intérieur.
L’antisémitisme en France en 2015 est extrêmement élevé, hyper-violent et endogène :
‣ 808 actes antisémites commis en France en 2015 ayant donné lieu à un dépôt de plainte.
Un nombre extrêmement élevé.
‣ En 2015, 29 personnes (hommes, femmes, enfants, bébés) sont prises en otage dans un
supermarché cacher le 9 janvier 2015. 4 personnes y sont exécutées.
‣ Pour la première fois, l’antisémitisme en France atteint un niveau extrêmement élevé
indépendamment de tout conflit armé au Proche Orient.
‣ En 2015, une fois de plus, les Juifs, qui représentent moins de 1% de la population totale,
sont la cible à eux seuls de 40% des actes racistes commis en France et de 49% des
violences racistes aux personnes.
‣ En France, en 2015, en moyenne, 2 actes antisémites sont recensés par la police chaque
jour.
‣ En 2015, de très nombreux témoignages de victimes d’actes antisémites évoquent leur
réticence à déposer plainte pour des insultes antisémites, des menaces ou des violences
légères alors que certains, quelques mois plus tôt, se sont fait exécuter, car Juifs.
‣ Le nombre de Juifs qui quittent ou envisagent de quitter la France pour rejoindre d’autres
pays ne fait qu’augmenter. Une grande partie des Juifs en France ne comprend plus sa
place dans la Nation, se sent incomprise au-delà même de son insécurité physique.
Date: 2013
Abstract: 2012 : Une année de violences sans précédent contre les Juifs de France
• La Communauté juive a été la cible de 2 attentats en moins de 6 mois.
4 personnes - dont 3 enfants - ont été tuées et 2 personnes ont été blessées.
• 614 actes antisémites ont été recensés en 2012 contre 389 en 2011, soit
une augmentation de 58%
• Les agressions physiques et verbales (violences + propos, gestes
menaçants et démonstrations injurieuses) ont augmenté de 84% par
rapport à 2011 (315 en 2012 contre 171 en 2011)
• Les agressions physiques (violences) ont augmenté de 69% en 2012
comparativement à 2011 (96 en 2012 contre 57 en 2011)
• Un quart des agressions physiques est commis au moyen d’une arme
Les 2 principaux pics d’augmentation des actes antisémites ne sont pas liés au
contexte international
• Loin de susciter une prise de conscience, les attentats de Toulouse et de
Sarcelles ont été suivis d’une augmentation très marquée des actes
antisémites
• Après l’attentat de Toulouse, de nombreux actes antisémites ont été
commis en faisant référence à un soutien ou à une identification à Merah
et à son action
55% des violences racistes en France en 2012 sont dirigées contre des Juifs*
• Selon les services du Ministère de l’Intérieur, 175 faits de violence physique
à caractère raciste ont été enregistrés : 96 faits à caractère antisémite, 70
faits à caractère raciste et xénophobe et 9 faits à caractère antimusulman.
• L’augmentation des actes antisémites en France en 2012 est plus de 8 fois
supérieure à l’augmentation des autres actes racistes et xénophobes : 58%
contre 6.8%
* Ce chiffre est à mettre en perspective avec la réalité démographique estimée de la communauté juive en France
Où ont lieu les agressions antisémites contre les personnes ?
• La majorité des agressions antisémites ont lieu sur la voie publique
• Certaines villes et certains quartiers sont le théâtre d’agressions
antisémites chroniques
Date: 2014
Abstract: Le SPCJ publie les statistiques et analyses de l’antisémitisme en France en
2013.
Le recensement des actes antisémites commis sur le territoire français
réalisé par le SPCJ se fait en étroite coopération avec le Ministère de
l’Intérieur.
‣ La diminution attendue du nombre d’actes antisémites après l’année
2012 – année hors norme en matière d’antisémitisme – n’a pas eu lieu
dans les proportions légitimement escomptées.
‣ Le niveau élevé de menaces antisémites crée un climat hostile où la
parole haineuse anti-juive se libère et favorise à court ou moyen terme
les passages à l’acte.
On peut aisément se figurer combien ce climat va au-delà du présent
recensement chiffré. En effet, le nombre de sites internet, blogs, forum,
mails de nature antisémite se développe de façon exponentielle sur la
toile et ces nouvelles manifestations médiatiques d'antisémitisme ne
sont toujours pas, à ce jour, comptabilisées.
‣ Depuis l’an 2000, soit depuis 14 années consécutives, le nombre d’actes
antisémites en France est très élevé.
Depuis l’année 2000, le nombre d’actes antisémites recensés est en
moyenne 7 fois plus élevé que le nombre d’actes antisémites des années
90. Sur la période, 6 personnes ont été assassinées parce que juives dont
trois enfants en bas âge.
L’antisémitisme en France ne peut plus être considéré comme un
phénomène conjoncturel lié aux évènements et conflits du ProcheOrient
; il s’agit d’un mal structurel qui n’étant pas combattu comme
tel n’a pu être enrayé à ce jour.
‣ Racisme et antisémitisme : « 40% pour moins de 1% »
40% des violences racistes commises en France en 2013 sont dirigées
contre des Juifs. Or, les Juifs en France représentent un peu moins de
1% de la population. Cela signifie que moins de 1% des citoyens du
pays a concentré 40% des violences physiques racistes commis en
France.
‣ Cette année encore les villes de Paris, Marseille, Lyon, Toulouse,
Sarcelles, Strasbourg et Nice sont les villes les plus touchées par le
nombre d’actes antisémites recensés en France.
La rétrospective des faits et tendances antisémites de ces 14 dernières
années démontre que la violence antisémite s’est installée, ancrée dans la
société. Mais élément aggravant, pour les Juifs de France c’est leur
sentiment d’isolement dans le combat contre l’antisémitisme. Or les
valeurs attaquées par ce fléau ne sont-elles pas celles de tout une Nation ?
La lutte contre l’antisémitisme se joue dans les terrains judiciaires et c’est
tout naturel puisqu’il s’agit d’abord de délits. Mais cela ne peut suffire
lorsqu’on lutte pour guérir la société d’un mal.
Il est indispensable de mettre en place un plan interministériel concret,
doté de moyens importants, notamment pour la création et le soutien de
programmes de prévention et d’éducation.
Nous appelons de nos voeux une mobilisation individuelle et collective, de
chacun, chaque jour, face à chaque acte dont il est témoin, face à toute
dérive qu’il constate autour de lui.
Si l’antisémitisme est le problème de tous, il appartient à chacun de le
combattre.
Date: 2016
Date: 2010
Date: 2008
Abstract: Depuis sa création, l’école juive n’a cessé d’évoluer. En multipliant ses structures, en augmentant
ses effectifs, en professionnalisant ses équipes d’encadrement, elle a su répondre aux
besoins communautaires de l’après guerre puis de la vague d’immigration des juifs d’Afrique
du Nord.
Aujourd’hui, un nouveau défi s’impose. L’école pour tous, s’adresse-t-elle vraiment
à chacun?
Tous les élèves n’ont pas les mêmes acquis socioculturels, ni les mêmes rythmes d’apprentissage,
pour certains les bases sont fragiles, le vocabulaire est succinct, d’autres ont des
difficultés de socialisation. La liste est longue et la gestion de l’hétérogénéité est complexe.
Cela fait une trentaine d’années que le retard scolaire est une des préoccupations
majeures des professionnels de l’éducation. Qu’en est-il dans l’école juive ?
Au cours de leur scolarité, à peu prés tous les élèves sont à un moment ou un autre en
difficulté d’apprentissage. Quelles sont les définitions et les réponses institutionnelles à
la difficulté, à l’échec scolaire et au handicap ?
Parallèlement à la communauté éducative nationale, la communauté juive a construit des structures
d’accueils et d’aides aux enfants et aux familles. Différents acteurs interviennent auprès
des enfants en difficulté : des éducateurs, des psychologues, des bénévoles. Il s’agit pour nous
maintenant de clarifier la mission de chacun pour renforcer leur complémentarité.
Où se situe l’école dans le vaste champ de l’éducation spécialisée, à quel moment
l’enseignant a-t-il la responsabilité d’une prise en charge de l’élève en difficulté et où
se situe les limites de cette intervention ?
Author(s): Zisere, Bella
Date: 2010
Abstract: La chute du régime communiste et l'indépendance de la Lettonie ont déclenché de nombreux changements politiques à l'intérieur de ce pays, qui ont concerné dans un large mesure la communauté juive. Cette période a en effet été marquée par une émigration massive de Juifs, en particulier en Israël et aux Etats-Unis, ainsi que par l'émergence d'une vie communautaire, interdite à l'époque soviétique, principalement grâce au soutien d'associations juives internationales comme Joint et l'Agence juive. La désoviétisation de la Lettonie a également contribué à un réexamen de son histoire, y compris de ses aspects les plus difficiles, comme le génocide juif, au cours duquel près de 90% de la communauté locale a été exterminée. Par conséquent, pour l'ensemble des Juifs lettons, le contexte a été radicalement transformé : ils sont passés du statut de Juifs soviétiques, victimes du régime, séparés du reste de la société et auxquels on refusait le droit de se souvenir - toute allusion au génocide juif étant interdite en URSS - et même de quitter les frontières du pays, à celui de citoyens bénéficiant d'une place assurée dans la société, avec un passé douloureux reconnu, voire mis en avant, par les institutions politiques. En Lettonie, la mise en place de la politique commémorative s'impose dans le cadre de la démocratisation et de l'intégration européenne, mais est compliquée par le croisement entre la mémoire traumatique des Lettons chrétiens, liée aux répressions soviétiques en 1940, et celle de Juifs lettons, refusant la mise en parallèle entre les Soviétiques et les Nazis. Les immigrés postsoviétiques, quant à eux, se retrouvent confrontés à leur société d'accueil, ce qui leur impose de s'adapter encore plus rapidement aux mêmes transformations sociales.
Date: 2008
Date: 1997
Abstract: Ce travail s'inscrit au croisement des sciences economiques et des sciences sociales. Il part d'un constat economique, celui de l'extraordinaire croissance, dans les annees 70 a 80, d'un marche, qui vingt ans auparavant n'etait qu'embryonnaire : le marche des produits cacher. Il presente les enjeux d'une telle vigueur : enjeux religieux, symboliques et identitaires d'une part, enjeux economiques et de pouvoir d'autre part. L'etude des pratiques alimentaires juives en modernite, en tant que "fait social total", permet de saisir l'organisation materielle d'une consommation symbolique. L'alimentation, parce que symboliquement centrale en tant que pratique sociale, est un angle d'approche ideal pour une sociologie religieuse du judaisme. Les observations conduite dans le domaine de la cacheront informent sur les juifs de france en dehors de ce seul domaine, mais aussi sur la place de l'alimentation dans toute societe humaine. Cette these s'articule sur deux axes : d'une part croire-pratiques-identites et d'autre part economie-institutions-pouvoir. Les consommateurs, effectifs ou potentiels, dans leur pratiques et leurs representations, etablissent un certain rapport aux textes prescriptifs, face a cela, les acteurs economiques et institutionnels, agissent selon des normes de la tradition, mais aussi selon des logiques propres, logiques de survie financiere et de pouvoir. Ces imbrications se mettent en place pour produire une configuration particuliere nommee economie du croire. Ce concept rend compte de la facon dont deux rationalites, l'une religieuse, l'autre economique, se font face, tantot s'affrontant, tantot se renforcant l'une l'autre. Si l'ethique juive prone un equilibre ideal entre les interets economiques et la necessite d'une solidarite collective, assuree par la centralite accordee au don, qu'en est-il dans les faits ? n'y a-t-il pas une tentation du veau d'or, c'est a dire une inversion entre les fins et les moyens, entre l'ethique et la technique, entre l'objet et le sens ?
Author(s): Rozenberg, Danielle
Date: 2006
Abstract: Après plusieurs siècles d'oubli consécutifs à l'expulsion des juifs d'Espagne, ce pays a redécouvert, voici quelque cent cinquante ans, la diaspora judéo-espagnole et le lien historique avec les descendants des exilés de 1492. Rencontres et évitements ; nostalgie envers une culture survivant hors des frontières et visées néo-coloniales en Méditerranée ; solidarité affichée à l'égard des " Espagnols sans patrie " ; mais refus de rapatriements aux heures sombres des pogroms et de la Shoah ; d'innombrables ambiguïtés ponctuent les étapes du rapprochement hispano- juif, jusqu'au sauvetage des juifs par Franco durant la Seconde Guerre mondiale. La " question juive ", s'est nourrie en Espagne d'affrontements parlementaires à propos de la liberté religieuse, des échos de l'affaire Dreyfus ou encore de l'édition des Protocoles des sages de Sion. Paradoxe : la marginalisation des Chuetas de Majorque, la persistance d'un antijudaïsme populaire, la création, en 1941, d'un Fichier juif se sont conjuguées avec l'exaltation de Sefarad. Aujourd'hui se dessinent de nouveaux enjeux politiques et mémoriels : statut de la judaïcité espagnole issue d'immigrations récentes, réappropriations du legs médiéval, dialogue avec les différentes instances du judaïsme mondial. En focalisant l'éclairage à la fois sur la longue durée et ses principaux temps forts, cet ouvrage entend restituer dans toute sa complexité la lente normalisation des relations hispano-juives contemporaines